oulàlà…

Que de temps passé depuis mon dernier article… Presque trois ans !

Beaucoup de choses ont changé, d’autres pas vraiment et c’est curieux de relire tout cela. Je ne peux pas parler d’évolution mais juste que les choses, la vie, suivent leur cours…

J’ai arrêté ma psychanalyse il y a bien longtemps. Plus d’un an, peut-être deux et je dois dire que bien souvent ça me manque. Besoin parfois de parler de moi sans craindre d’être jugée ou tout au moins d’avoir une oreille attentive. Je n’ai plus vraiment d’amie à qui me confier. La dernière fois que j’ai tenté de le faire mon amie m’a dit « tu ne devrais pas reprendre l’analyse toi ? ». J’ai besoin de parler mais aussi de me défouler, de râler un bon coup contre tout ça et je n’ai pas de répondant même avec T qui finalement ne parle pas beaucoup. J’ai parfois l’impression de le gonfler avec mes coups de gueule contre les injustices diverses que je vois autour de moi. Alors maintenant je me tais.

Point de vue du poids c’est catastrophique ! Je frôle (voire dépasse) les 100 kg. Relire les articles sur la RA me fait doucement sourire mais je n’y arrive plus, je n’y crois plus. Je n’arrive plus à me motiver, j’ai pourtant fait trois régimes (dont Dukan) mais je perds si peu et je reprends tellement que ç’en est devenu désespérant. Là j’ai passé le WE à chercher un énième régime miracle mais je n’y crois plus et je désespère…

Sinon Raphaël va bien. Il est toujours mon petit amour et se débrouille pour beaucoup de choses. Je pense que physiquement le plus dur est passé, reste l’éducation maintenant mais c’est un autre problème. Je crois que les gens s’imaginent que je ne fais rien, qu’il n’y a que T qui s’occupe de lui parce qu’il est vrai que quand nous sortons dans la famille ou chez des amis c’est T qui le prend en charge. Ils oublient un peu vite que T travaillant en 3X8 il me faut m’occuper de mon fils quand il n’est pas là,  soit souvent les matins et parfois les soirs.  Je sais que la vision que les gens ont de moi ne devrait pas me toucher, mais je me dis que si je mourais aujourd’hui, mon fils aurait une bien mauvaise image de moi…

Voilà pour cette rentrée… J’essaierai de revenir plus souvent si toutefois j’ai encore des lecteurs.

coucou

Voilà bien logtemps que je n’ai pas écrit ici, si ce n’est pour répondre aux messages reçus depuis mon dernier mot.
C’est que je n’ai plus beaucoup de temps à consacrer à cela.
J’ai repris le travail en juin dernier, et mon agence postale a été déplacée à la Mairie. Cela me permet de faire du travail de mairie lorsque je n’ai pas de client à la poste, mais du coup, je n’ai plus ces longs moments de libres où je pouvais écrire ici et lire les autres blogs et forum…

Mon bébé va bien, il est toujours aussi adorable, et ça a été un crève coeur de le laisser en juin, même si j’avais confiance en sa nounou. J’arrive toujours à m’en occuper et son poids ne me pose pas encore problème. C’est curieux car s’il est dans la moyenne haute en ce qui concerne sa taille, il reste dans la moyenne pour le poids, comme s’il me laissait le temps de m’adapter (et de me muscler !). Il y a bien sur des choses que je ne peux pas faire avec lui (jouer avec lui par terre ou dans un parc, le soulever très haut comme il aime…), mais son père s’en occupe très bien et la nounou assure la partie éveil. Moi je suis là pour les câlins, les chansons, et les biberons ! lol ! Il est tout sourire, bien éveillé et donc je ne pense pas qu’il souffre de mon handicap.

T et moi nous nous aimons toujours autant et l’arrivée du petit est comme le ciment qui lie cet amour… Nous allons bientôt nous marier ! Moins de deux ans après notre rencontre ! Je n’aurais jamais pensé vivre un tel rêve, moi qui me laissais vivre auprès d’un homme qui ne vivait que dans le passé, son passé, et m’aimait si mal…

Comme quoi, il ne faut pas désespérer !

Carnet rose !

Voilà près de trois mois que je n’ai rien écrit ici.  Un peu de flemme ou parfois manque de courage et voilà le temps qui file…

J’ai finalement cessé le travail le 25 janvier soit moins d’un mois avant la date officielle de mon congé maternité. J’avais d’un coté l’impression de pouvoir continuer un peu et de l’ autre la sensation de trop tirer sur la corde. Mes séances psy m’ont bien aidée sur ce point. Accepter l’idée de n’être pas parfaite et surtout accepter que les autres s’en rendent comptent, car je ne me suis jamais leurrée là dessus, mais je le cachais bien. Accepter aussi  l’idée de prendre soin de soi ! Eh oui ! Comment prendre soin d’un autre si on ne prend pas soin de soi avant, surtout en étant enceinte..?

Le temps a passé entre les divers rendez vous psy, kiné, gynéco, préparation à l’accouchement, examens divers… Pas vraiment de tout repos ! Jusqu’au 1er mars je croyais accoucher « normalement » par voie basse comme ils disent. Tout le permettait, mon état de santé, la santé du bébé et même mon bassin. Mais l’équipe médicale ne se sentait pas à l’aise avec mon « cas ». Le problème principal étant qu’il est nécessaire de monter et descendre à plusieures reprises des tables de « travail » afin de faciliter la descente du bébé puis la dilatation du col. Or j’éprouvais des difficultées à monter et descendre. N’ayant pas de table adaptée  on m’a donc proposé la césarienne. Cette proposition fut ressentie comme une obligation, autant par moi que par mon compagnon qui m’accompagnait ce jour là.
Je leur en ai beaucoup voulu. Manque d’explications (à la veille de l’accouchement je ne savais toujours pas comment cela allait se passer) remise en question de l’accouchement que j’avais imaginé, manque de considérations sur les répercussions sur mon autonomie d’une telle opération…
J’ai finalement accouché le 16 mars. Accouchement programmé. T n’a pu y assister, il attendait au service maternité. Le bébé ayant du liquide amniotique dans les poumons il fut conduit en pédiatrie après m’avoir été brièvement présenté (encore une conséquence de la césarienne, le bébé ne subissant pas les contractions de l’utérus, il n’arrive pas à expulser ce liquide).  Il ne m’a été rendu que tard dans la journée et parce que T a réclammé à plusieures reprises. Je souhaitais l’allaiter, il me fallait donc le mettre au sein le plus tôt possible. On m’avait pourtant dit que s’il était conduit en pédiatrie je pourrais l’y rejoindre… Encore un mensonge de plus et un manque de considérations…

Aujourd’hui je me remets peu à peu de l’opération.
Raphaël est un ange et selon tout le monde il est très beau ! Il est « normal » et c’est d’ailleurs la première chose que j’ai demandé en m’éveillant… preuve que cela me travaillait !
T est toujours aux petits soins pour moi. Il me fait bien plus confiance que moi ! Il adore son fils et s’en occupe très bien. Moi je prend peu à peu mes marques. Je cherche des compensations pour m’en occuper au mieux, et mise à part le bain que je ne souhaite pas lui faire prendre seule, j’y parviens plutôt bien.
Aujourd’hui reste à convaincre les infirmière de la PMI et les assistantes sociales du Conseil Général que je peux m’en occuper comme toutes les mères… Et oui, ils m’ont connue enceinte de 7 mois puis opérée par césarienne et donc dans les deux cas affaiblie et moins autonome. Ils doutent donc de mes capacités. Je n’avais pas besoin de ça pour douter. Heureusement que ma famille et mon chéri sont là pour m’épauler et me rassurer…

A part tous ces tracas mon bébé est adorable, et fait déjà quasiment ses nuits. Il tète bien, mieux que d’autres bébés nés en même temps que lui…
Lui et son père sont le soleil de ma vie.

Des nouvelles …

Peu de nouvelles ces derniers temps, prise par le tourbillon de ma vie, le travail et une panne de PC chez moi!

 

Il s’est pourtant passé plein de choses dans ma vie.
Tout d’abord ça y est, nous sommes enfin chez nous ! Nous avons signé le 29 novembre et avons déménagé moins de 15 jours plus tard ! Les cartons, le déménagement ont été un peu fatigants pour moi, mais j’ai fait ce que j’ai pu et T, contrairement à mon ex, comprend très bien que mon état plus mon handicap n’aident pas ! Là nous campons encore un peu. Il y a de petits travaux d’aménagement à faire alors on n’a pas encore monté tous les meubles ni déballé tous les cartons. C’est un hasard mais c’est très symbolique pour moi, nous avons déménagé pile deux ans après mon départ de chez mon ex. Que de changements en deux ans ! Avoir quitté cet homme et cette situation qui me rendaient malheureuse. Cela ne s’étant pas fait sans peur. Peur de finir ma vie seule, peur de ne pas parvenir à me débrouiller seule sans son aide… Finalement je me suis prouvé que je pouvais y arriver, seule ou avec l’aide de ma famille et de mes ami(e)s. C’est important aussi de prendre conscience qu’on peut compter sur les autres et ne pas s’imaginer devoir faire face toujours seul et le reconnaître c’est aussi perdre cette fausse idée de toute puissance.
Autre changement important : ma rencontre avec T. On est si proche l’un de l’autre. On a la même envie de s’aimer et de se le montrer. On a les mêmes goûts et les mêmes attentes ! Tout le contraire d’avec mon ex. Comment ai-je pu vivre ainsi ? Mais voilà mon chéri qui rentre, la suite bientôt…

Les petits mouchoirs

Je suis allée voir ce film dimanche dernier avec mon chéri et une amie. Nous l’avons diversement apprécié, T.  y étant peu sensible alors que mon amie et moi  avons versé quelques larmes…
J’ai aimé ce film qui alterne les moments drôles et les moments tristes, même si je ne me suis pas retrouvée dans ces personnages.

L’histoire :

Une bande d’ami se retrouve tous les ans au cap Feret pour quelques jours de vacances. Mais Ludo a un grave accident et se retrouve à l’hôpital entre la vie et la mort. Ses amis décident de partir quand même.

On suit alors les vacances de ces amis, entre fêtes, sorties, farces et surtout entre les mensonges, le paraître, et l’égoïsme qui soutend leur relation.

Seul Jean- Louis, leur ami ostréiculteur qu’ils retrouvent sur place, semble lucide sur ce qu’ils sont et leur manière d’être.


Mais leur réalité va tragiquement les rattrapper.

Film sur l’amitié, l’amour mais aussi et surtout sur la face cachée de chacun, le masque que l’on présente à l’autre et qui pervertit la relation… 

 

choix du prénom

Lundi j’ai évoqué en séance le choix du prénom de notre bébé. Au départ j’évoquais surtout le fait que nous avons décidé, T et moi, de ne pas le révéler, T pour la surprise et moi pour éviter les commentaires. Et le psy m’a alors dit que si cela restait secret en dehors du cabinet, cela s’exprimait en séance. Le choix d’un prénom n’est que rarement anodin, surtout à notre époque où l’on peut choisir librement.
En réalité j’avais établi une (longue) liste des prénoms qui me plaisaient et l’avais donné à T pour qu’il me donne son avis. Bien sur si aucun des prénoms ne lui avait plu on en aurait cherché un autre. Son choix s’est arrêté sur un prénom. Je l’avais sélectionné consciemment pour sa sonorité. Mais inconsciemment il semble que je l’ai choisi parce qu’un de mes petits cousins le porte. Il s’agit d’un bébé d’un peu plus d’un an, que j’ai rencontré cet été lorsque nous sommes allés dans ma famille. Et c’est vrai que cet enfant m’avait plu. Un joli petit garçon, tout bouclé, souriant, en pleine santé et marchant déjà à 14 mois… C’était donc cette image qui m’avait séduite. De plus en cherchant sur le net, j’ai découvert que ce prénom signifie « Dieu guérit »… Bon, là on ne peut pas parler d’inconscient puisque je ne connaissais même pas cette signification, mais c’est quand même beau, non ?

maladie…

La semaine dernière j’étais malade alors je n’ai pas écrit d’article. Rien de grave, juste des étourdissements et des vomissements dûs, semble-t-il, à la forte demande en oxygène du bébé. Samedi soir j’ai fait un plus gros malaise qui a vraiment fait peur à T. Mais les médecins trouvent cela normal et me conseillent, quand la crise arrive, de m’allonger les pieds surèlevés… Soit ! Mais ici à l’agence postale je ne peux m’allonger, hormis sur le sol et dans ce cas j’ai beaucoup de mal à me relever. Sans compter que samedi je n’ai même pas eu le temps de me lever de ma chaise, je suis tombée dans les pommes alors que je pivotais pour me relever.
J’étais donc en arrêt maladie la semaine dernière et ma collègue et chef l’a très mal pris. Petite réflexion quand je l’appelle mardi pour la prévenir de mon absence : « moi aussi je suis malade. J’ai une gastro et pourtant je suis là… » Je pensais revenir mercredi mais le docteur m’arrête pour le reste de la semaine, alors quand je l’appelle mercredi pour la prévenir  » ben tant pis, puisqu’il n’y a que moi pour assurer » ! J’avoue que j’ai très mal pris ces remarques. Je trouve cela tellement injuste. La plupart du temps je calcule pour faire mes stages ou pour prendre mes congés pour que le service en pâtisse le moins possible et là pour une fois que je suis malade…
La cerise sur le gâteau a été pour mon retour mardi. J’avais posé mon vendredi et mon samedi pour faire le pont. Le maire n’avait pas encore signé mon autorisation parce qu’il était souffrant la semaine précédant mon arrêt. Lundi j’étais encore fatiguée et flageolante mais je me disais « que deux jours à travailler puis repos » … et bien non ! Oh ! il ne l’a pas refusé, mais m’a demandé de venir travailler… Je ne vois pas la différence, si ce n’est qu’il n’a pas l’honneur de m’avoir refusé mes congés officiellement. Le pire c’est que je suis certaine que cela vient de ma chef, car je l’ai vu à l’oeuvre avec bien d’autres employés… Alors je ressasse… Cette nuit je me suis réveillée à 3h30 du matin et je n’ai réussi à me rendormir qu’après 6h, sachant que je me lève à 7h…! Et je ne pensais qu’à cela. Ma chef elle est en vacances ! Je sais que tout cela est mauvais pour le bébé, mais je ne parviens pas à me sortir ce sentiment d’injustice de la tête. Je retourne cela sans cesse dans ma tête… Sans doute matière à analyser en séance lundi…

Sinon il y a quand même de bonnes choses : je le sens enfin bouger ! Pas beaucoup mais un peu quand même, surtout le soir et la nuit quand je suis allongée.
Et lundi la gynéco était contente car je n’ai pas pris beaucoup de poids depuis le début de ma grossesse. Moi je compte quand même 4 kg en 4 mois et demi, elle n’en compte que deux depuis la fin août (date de ma première consultation)… Enfin, il semble que je me maintienne…et ce en tentant de pratiquer la régulation alimentaire (manger quand j’ai faim, ce dont j’ai envie, et cesser dès que la faim disparaît…). Je me sens motivée, pour moi et pour le bébé…

Lâcher Prise…

Je ne savais pas trop ce que pouvait signifier cette expression jusqu’à lundi.
En ce moment je vais en séance à reculons voire à contre-coeur ! Lundi j’ai traîné, suis arrivée en retard et dans l’ascenseur je me trompai en appuyant sur le zéro (étage où j’étais déjà) au lieu d’appuyer sur le 1 (étage de mon analyste! ) et je ne comprenais même pas pourquoi l’ascenseur ne fonctionnait pas !
Alors j’en ai parlé en séance et j’ai fait le rapprochement avec ce sentiment que tout m’échappe en ce moment, et de ma façon de me laisser vivre en quelque sorte. J’ai évoqué aussi cet oubli ou plutôt cette négligence concernant ma demande de prêt. Alors que je suis secrétaire de mairie et donc aguerrie à la lecture des courriers et à la suite qu’il faut leur donner, j’ai survolé le courrier de l’assurance qui me demandait de renvoyer ma réponse avant le 21 octobre ! Je voyait bien qu’il était marqué « bon pour accord le… » mais T me disant que le banquier avait le même et qu’il était donc sans doute inutile de le renvoyer, je n’ai pas cherché plus loin ! Cela aurait pu avoir de graves conséquences. Heureusement nous avons eu une lettre de rappel et je me suis empressée de l’envoyer. Tout cela pour dire que je me repose sur lui, lui fait une entière confiance et je ne me reconnais plus dans cette façon de laisser le contrôle … L’anecdote de l’ascenseur tend aussi vers cela, le sentiment d’être un peu perdue, de ne pas savoir où j’en suis…de perdre le contrôle, la maîtrise. Mais après tout pourquoi pas, si cela reste dans la limite du raisonnable.


Finalement nous venons d’avoir la réponse ce matin même pour le prêt : c’est ok ! Heureusement car là aussi, faisant confiance à mon banquier et suivant l’optimisme de T, j’avais déjà envoyé ma lettre de résiliation de bail…

handicap…

Lundi en séance j’ai une fois de plus évoqué le handicap et la vision que les « valides » semblent avoir abstraitement de nous et de ce problème. Abstraitement parce que tant qu’on n’y est pas confronté pour soi même ou un proche, on peut difficilement s’en faire une idée.
Ces questions m’avaient déjà taraudée auparavant, et ma grossesse « à risque » réactive cela.
J’en discutais il y a peu  avec une amie handicapée elle aussi, et elle me disait qu’elle ne connaissait aucune personne handicapée qui aurait préféré ne pas naître. Moi non plus. Bien sur il y a parfois des moments de découragement, de désespoir aussi face à l’injustice ou à la solitude. L’idée d’en finir m’a parfois traversée, mais jamais le regret d’être née. Et finalement s’insinue en moi l’idée que le handicap gène plus les proches et la société en général, que la personne handicapée. Il y a d’abord la déception de ne pas avoir l’enfant parfait et qui satisfera nos rêves. Il y a ensuite la charge que représente le handicap, charge aggravée par l’inaccessibilité des lieux de vie (école, travail, transport…), le surcoût que cela représente et l’investissement affectif que cela suppose.
Quand on donne naissance à un enfant on souhaite pour lui le meilleur, une vie « normale » : études et travail pour l’autonomie, mariage puis enfants à son tour… Une vie remplie de joie, de découvertes, d’activités et d’amour…
Ne peut-on avoir cela lorsque l’on est handicapé ? Cela dépend bien sur du handicap. Mais qui peut préjuger de ce que sera la vie d’autrui. J’ai connu des handicapés qui avaient été condamnés à la naissance par les médecins à une vie sans autonomie et sans amour. Finalement ils ont pu suivre des études, avoir un travail et mener une vie quasiment normale !

J’avais entendu parler de ces parents qui avaient attaqué un hôpital parce que leur enfant, lourdement handicapé à la naissance et mort quasiment de suite, avait été ranimé … Ils avaient obtenu réparation et j’avais trouvé cela normal. Une loi pour éviter ce genre de dérive avait été promulguée. Mais d’autres parents avaient trouvé la parade pour être indemnisés de la naissance de leur enfant trisomique non diagnostiqué par la médecine, en attaquant par rapport au préjudice que subissaient les frères et soeurs ! Et cela remue des tas de questions éthiques. Verra-t-on dans l’avenir des enfants attaquer leur parents parce qu’ils sont quand même nés ou parce qu’ils leur ont donné un frère ou une soeur handicapé. Est-ce considéré comme une faute, un délit, de donner naissance à une personne handicapée ? Beaucoup d’implications découlent de ces tentatives de gagner de l’argent en profitant autant que possible d’une situation telle que celle-là…

Cette grossesse me fait vraiment m’interroger sur tout cela. Pourtant elle se passe bien et la dernière écho, passée lundi elle aussi, montre un bébé en pleine santé non atteint, pour l’instant, par mon handicap…

De tout…

Voilà, ça y est ! On a signé la demande de prêt pour la maison ! Deux semaines de retard  par rapport à ce que je pensais… On parle toujours de la lenteur administrative, mais c’est long aussi dans les banques… En fait cela a été retardé un peu à cause de moi, et surtout à cause des assurances ! Eh oui, ils n’aiment pas les gros et posent des questions complémentaires avec certificat médical à la clé ! Résultat : surcôte pour moi ! Enfin, elle est modérée et finalement la mensualité, assurance comprise, reste abordable. C’est la première fois que je suis concrêtement désavantagée par rapport à mon poids. J’en ai plus l’habitude concernant le handicap, mais là c’est clairement le risque « déces » qui est surcoté et non pas le risque « invalidité »… Je suis ainsi victime des statistiques et des probabilités. Je connais pourtant des « maigres » victimes d’AVC et des gros vivants bien et longtemps, mais c’est ainsi.

Sinon pour le reste tout va bien. Je suis moins indisposée par la grossesse…
Cette semaine j’ai rêvé que j’avais accouché … d’une petite fille ! Alors que cela serait plutôt un garçon… Elle était parfaite et avait les yeux noirs de son papa !  J’étais heureuse dans ce rêve et je me suis sentie désemparée lorsque je me suis éveillée ! J’avais l’impression de l’abandonner, de la perdre !
Le futur papa est de plus en plus prévenant et câlin. Il semble impatient et content d’être bientôt papa et s’amuse de voir mon ventre s’arrondir. En le voyant si tendre, je ne peux m’empêcher de penser à mon ex qui méprisait tant les femmes enceintes. Comment ai-je pu vivre avec cet homme si différent de moi, de mes rêves, de mes aspirations ? Je n’ai pas encore trouvé la réponse et je ne sais si je la trouverais un jour. De toute façon, cela n’a plus autant d’importance pour moi.

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