Montagnes russes

En ce moment je passe vraiment d’un extrème à l’autre, sans raison apparente, et ça me fatigue.
Enfin sans raison … Il y a bien toujours les mêmes choses que je ressasse, que je rumine.
Hier j’étais heureuse, en allant puis en sortant de séance. C’était une belle journée où je me sentais bien, belle et sure de moi. Cela n’est pas si fréquent pour moi . Sentiment de plénitude, de bonheur que j’essaye de garder jalousement en moi pour m’en repaître les jours maigres.
Mais cela ne marche pas ainsi. Le souvenir du bonheur ne suffit pas à faire fuir le sentiment de tristesse, alors que celui-ci peut parfois venir gâcher un beau moment.

Je sais que, comme je le faisais avec mon ex compagnon, mon humeur dépend des autres. De ces signes que j’attends d’eux, sans qu’ils le sachent forcément, ça serait trop simple, de ce qu’ils me disent, me donnent en parole et en actes, mais aussi de ce que je parviens à leur dire, à partager avec eux. Et pourquoi ? Je n’en sais rien. Mon bonheur et ma tristesse sont le jouet de la simple attitude des autres, voire de l’interprétation que j’en fais. Je ne peux même pas dire de leur bon vouloir, ils ne le savent même pas !

Mon psy Dr pensait que les autres avaient beaucoup d’importance pour moi d’autant plus qu’ils avaient remplacé quelqu’un de cher (en l’occurence mes parents) et que je ne pouvais me passer d’eux sous peine de m’étouffer « un peu » ajoutat-il un jour, comme pour minimiser ses paroles. Peut-être. Mais qui remplacent ces personnes que je connais à peine et dont j’ai si vite tant besoin ? N’est-ce pas un peu simple et facile de rapporter toujours cela à la perte de mes parents dont je ne connais que les photos jaunies de mes albums d’enfant ? Je ne sais vraiment pas, mais cela me fatigue vraiment. J’aimerai tant pouvoir être heureuse sans le devoir aux autres, juste en passant de bons moments seule à faire ce que j’aime. Suis-je condamnée à être dans l’attente de cet Autre qui ignore tout de moi, de mes besoins, de mes manques, et heureusement d’ailleurs, le pauvre se sauverait sans doute devant la tache à accomplir…

J’espère sincèrement que mon analyse m’aidera à cela. Mais parfois j’en doute.

2 commentaires à “Montagnes russes”


  1. 0 eve 13 oct 2009 à 21:43

    que de questions nous nous posons ma belle, que de réponses hypothétiques et sujettes à interprétation, pffffffff, comme tu dis, ça nous fatigue! ça me fatigue moi aussi car je suis un peu comme ça en ce moment, je sais que la saison y est pour beaucoup mais bon, y’en a marre!! et ma collègue de bureau est dans le même cas ainsi que mon amie qui vient souvent et m’appelle tous les jours, dur à porter à la longue (deux balances elles aussi, du 4 toutes les deux, est ce un signe?) bref,en tout cas merci de ton passage sur auf, ce soir changement de programme donc je n’ai pas les petits mais mon homme descend demain les garder chez eux! je vais encore me faire un sang d’encre :-(
    et me sentir frustrée car je ne les revois que le 25…….
    au fait tu ne parles pas de ton we, n’avais tu pas un rdv????
    gros bisous ma belle……ève

  2. 1 papillon23 13 oct 2009 à 23:26

    Cela va mieux ce soir. Je sors de la chorale. Rien de tel que L’hymne Européen et L’hymne à l’amour pour me remonter le moral. J’adore les chanter, cela me transporte, me rend heureuse. Pourquoi ais-je tant de mal à me décider à y aller alors que quand j’y suis, j’adore et j’en ressors vraiment heureuse ?

    Mon rdv s’est bien passé. Même si je pense à lui bien plus qu’il ne pense à moi. Je t’en parle en mp si tu veux.

    Merci Eve d’être passée.
    Bises.

Laisser un commentaire



ortorexico-boulimicus |
Love it,or leave it alOne |
le crocophilou |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | poèmes
| Hystoria...histoire de...
| Moi...Mes amis...Mes emmerd...