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Archives pour novembre 2009

Spectres …

Samedi soir je suis partie pour la première fois rejoindre T, chez lui, dans sa ville. Et j’en reviens toujours pas d’être tant aimée et d’aimer autant. J’ai eu tant de doutes au départ, sans doute parce que je ne voulais pas revivre la même chose qu’avec mon ex compagnon (R) et que j’avais peur de me perdre dans cette nouvelle relation.
Se sentir belle dans ses bras et finir par se voir belle dans ses yeux …Et le voir lui aussi différemment au fur et à mesure de la découverte.  Je lui fais confiance et nous envisageons sérieusement de vivre ensemble tant le temps nous parait long entre les week-ends !
Mais un nouveau spectre vient me hanter : celui de la maternité … J’ai toujours désiré avoir des enfants, mais mon ex n’en voulait pas. Alors je ne m’étais jamais rééllement interessée de savoir si je pouvais avoir des enfants « normaux ». Or il semble que mon handicap soit finalement génétique (contrairement à ce que l’on m’avait assuré par le passé) mais que ça ne soit pas à tous les coups. Alors s’engage pour moi une sorte de loterie. Pourra, pourra pas … Cette question m’interroge vraiment. Ne pas avoir d’enfants parce qu’ils risquent d’être handicapés est une façon de renier ce que je suis. En même temps je ne peux infliger cela à mon enfant… De même dans ce cas comment dire à son amoureux qu’on ne peut lui donner d’enfant alors qu’il en souhaite. On a beau dire que l’amour est fort, je ne suis pas certaine qu’il gagne ce combat là… Mais il me faut attendre le résultat. D’abord une consultation auprès d’un rhumato pour confirmer si c’est génétique ou pas, puis sans doute des tests sur le génome… J’appréhende déjà.

Autre spectre qui m’a hantée ce week-end : celui de mon ex. Son médecin m’a hélée dans la rue alors que je  m’apprétais à partir rejoindre T. Il m’a alors informée que (je cite) « votre ex est en train de faire une récidive du cancer, je vous dis ça comme ça mais … » Mais quoi ? Qu’y puis-je ? Pourquoi me dire cela ? Veut-il que je retourne le soigner ? Que je le prenne en pitié ? Non, je ne suis pas égoïste. Mais il n’a rien fait pour se soigner, continuant à boire malgrè l’interdiction des médecins, malgrè mes demandes d’arrêter pour lui et moi … Il a choisi ! Alors pourquoi je me sens coupable ? Pourquoi je me sens égoïste parce que je pense à mon bonheur tout neuf avec T ?  Pourquoi le destin me joue-t-il ce tour ? Je sais bien que c’est à lui en premier lieu que le destin joue ce mauvais tour. Mais j’aurais pu l’ignorer encore quelques temps… Je hais ce médecin qui ne respecte même pas le secret médical et qui, ignorant quel mal j’ai eu à rompre cette relation malsaine pour nous deux, me replonge dans les affres du doute et de la culpabilité …

Tromperie sur la marchandise ?

Comme vous l’aurez sans doute compris, en ce moment je vis un bonheur absolu depuis que je me laisse aller à aimer T. Et oui, c’est idiot à dire mais il  faut que je me laisser aller, cesser de vouloir tout contrôler et surtout cesser d’imaginer le pire et m’en protéger à l’avance…
Et pourtant une part de moi ne peut s’en empêcher. J’imagine qu’il finira par me voir comme je suis (ou plutôt comme je me vois), et que dès lors, il ne pourra plus m’aimer. Il y a aussi mon handicap qui me chagrine. Bien sur il le voit, le sait mais en a-t-il bien conscience ? Et cela m’angoisse de plus en plus. Plus je m’attache à lui, plus j’ai peur qu’il ne soit pas capable d’assumer cela. Je fais tout ce que je peux seule, mais il est des choses qu’il m’est difficile de faire et il n’y a pas encore été confronté… Cela me donne l’impression de le tromper sur la marchandise !
Je sais qu’il me faudrait sans doute analyser tout cela avec mon psy, mais lundi je nageais encore dans le bonheur, sans arrière pensée. Naïvement je disais à mon psy que je n’avais rien à lui dire puisque tout allait bien… Là il m’a répondu que même ça, ça se disait et effectivement ce bonheur m’a amenée à évoquer d’autres choses… Mais depuis hier je prends conscience que ma cheville déconne vraiment et qu’il ne sera peut-être pas possible d’y remédier. Cela signifie perte de mobilité et d’autonomie, et je ne veux pas être un poids pour personne, encore moins pour l’homme que j’aime. Rien que d’évoquer cela, j’en ai les larmes aux yeux… Mais je saurais bien les cacher, les ravaler et me montrer forte comme toujours.
Merci à tous ceux qui me lisent.

Parce que c’est… lui ?

C’est tellement beau, j’adore cette chanson…Je me lève et je me couche avec elle…

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Si tu crois un jour qu’je t’laisserai tomber
Pour un détail pour une futilité
N’aie pas peur je saurais bien
Faire la différence
Si tu crains un jour qu’je t’laisserai fâner
La fin de l’été, un mauvais cap à passer
N’aie pas peur personne d’autre n’pourrait
Si facilement te remplacer
Oh non pas toi
Vraiment pas toi
Parce que c’est toi le seul à qui je peux dire
Qu’avec toi je n’ai plus peur de vieillir

Parce que c’est toi

Rien que pour ça
Parce que j’avoue j’suis pas non plus tentée
D’rester seule dans un monde insensé

Si tu crois un jour q’tout est à refaire
Qu’il faut changer; on était si bien naguère
N’aie pas peur je n’veux pas tout compliquer
Pourquoi s’fatiguer

Et commence pas à te cacher pour moi
Oh non, je te connais trop bien pour ça
Je connais par coeur ton visage
Tes désirs, ces endroits de ton corps
Qui m’disent encore

Parce que nous c’est fort

Parce que c’est toi j’oserais tout affronter
Et c’est toi à qui j’pourrais pardonner
Parce que c’est toi
Rien que pour ça

Parce que c’est toi j’voudrais un jour un enfant
Et non pas parce que c’est le moment

Parce que c’est toi
Je veux te voir dedans

J’verrais dans ses yeux tous ces petits défauts
Parce que parfait n’est plus mon créneau
Parce que c’est toi
Parce que c’est toi le seul à qui j’peux dire
Qu’avec toi je n’ai plus peur de vieillir
Parce que c’est toi
Rien que pour ça
Parce que j’avoue j’suis pas non plus tentée
D’rester seule dans un monde insensé
Parce que c’est toi

Axelle RED

P.. d’angoisse !

C’est terrible !
Encore une fois due à mes « parents » qui abusent une fois de plus de mon incapacité à leur dire non. Mais là je stresse, j’angoisse comme il y a longtemps que ça ne m’était pas arrivé ! Et j’ai beau l’évoquer en séance, cela n’arrange rien ! Je suis toujours incapable de leur dire non.
Dernière épisode : j’achète un appareil photo à mon oncle et lui demande de l’envoyer chez mes parents pour éviter qu’il soit « remis » à ma curieuse de voisine, en mon absence (eh oui, je bosse à la Poste, mais pas dans le bon bureau). Et là ma Chère (grand’) mère m’appelle au plus mauvais moment de la journée, celui où je dois faire les comptes rapidement, pour me demander l’autorisation d’ouvrir MA lettre ! Son compagnon crevant d’envie de voir ce nouvel appareil photo ! Et moi je suis incapable de lui dire NON ! Il attendra que je l’ouvre moi même !
Mais cette fois c’est fini, je ne leur demanderai plus rien, comme ça ils arrêteront de faire comme si j’étais encore une gamine.
En attendant je stresse, j’angoisse. Heureusement que je suis au boulot, cela se serait encore terminé par une crise hyperphagique, là j’ai rien sous la main, mais l’angoisse perdure…

Mutisme bavard…

Je lui en ai finalement parlé hier, parce que je veux jouer vraiment le jeu du tout dire comme ça vient. Il y a peu de règles en psychanalyse alors autant respecter celles qui existent.
Je suis quand même surprise par certains de ses « commentaires ». Je croyais les psy muets comme des carpes, ne faisant que souligner certains propos par des « hum » des « ah oui ? » des « vous croyez ? », or là il ne se gène pas pour me dire de ne rien précipiter, qu’on ne connait pas les gens en si peu de temps… Et je sais qu’il a raison et que c’est ce que j’ai tendance à faire ! Il me rappelle en cela mon psychothérapeute, ou un père qui donnerait des conseils à sa fille, sauf que le mien n’était bon qu’à m’interdire de… C’est peut-être sur cela que va se faire le transfert. Pas de transfert amoureux (pour l’instant), y a-t-il transfert d’ailleurs ? Je m’interroge de plus en plus sur ma thérapie. Je ne ressens pas le même besoin impérial de le voir, que je ressentais avec mon psy Dr… Pourtant la confiance est bien là, alors je ne sais pas trop. Est-ce que  ma relation avec T. n’interfère pas un peu avec le lien psychanalytique ? Peut-être devrais-je en discuter avec lui, après tout on peut parler de tout en séance…

amour parfait…

Je continue ma relation avec T. finalement, parce que cela me fait du bien, et à lui aussi. Je crois que je tombe dans le panneau de l’amour.
Il a les qualités que j’appréciais chez mon ex, plus quelques unes qui lui faisaient défaut comme la tendresse, l’amour et toutes ses formes d’expression. Je plane littéralement à quinze mille et je n’ose penser au crash quand je vais atterrir. Faut-il que j’atterisse d’ailleurs ?
Si je respecte la règle du tout dire demain en séance, je ne vois pas comment je pourrais parler d’autre chose que de ça. Pourtant j’ai le sentiment de « gacher » chaque fois cet état de béatitude parce que que cela me ramène à ma réalité. Or j’ai besoin de rêver, d’espérer, de vivre et de continuer à être bien… Alors je ne sais si je vais être honnête demain, ou si je lui parlerai de tout autre chose pour conserver cela.

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L’imparfait amour..?

Ce point d’interrogation résume à lui seul le doute dans lequel je suis plongée.
J’ai passé un excellent Week-end dans les bras de T. Je me sentais bien, aimée, un peu comme une enfant. C’est d’ailleurs ce qui me gène et ce dont j’ai parlé en séance. Retrouver dans l’autre ce qui m’a fait défaut étant petite … Drôle de perspective de vie et d’amour.
Et puis j’ai pris conscience  que j’aimais vivre seule, mais que je ne supporte pas la solitude, encore un paradoxe.
Quand je suis avec T je suis bien, mais quand il part… je suis bien aussi ! Et j’ai peur de rechambouler ma vie. Me ré-engager envers quelqu’un et ainsi me perdre de nouveau.
Mon psy souligne mes contradictions, me faisant encore plus douter.
Mes rèves sont restés au vestiaire, preuve qu’il avait raison : il n’y avait pas d’urgence. Enfin, peut-être que le fait d’en discuter jeudi ou vendredi m’aurait permis d’y voir plus clair avant de continuer cette relation que je sens de plus en plus vouée à l’échec.

Les Chauffaux - Creuse

T.

Après mure réflexion, longue hésitation, j’ai finalement décidé de profiter de la vie et là ma vie c’est T.
Je crois qu’il est exactement ce dont j’ai besoin aujourd’hui : tendre, attentionné. Il m’offre des fleurs, me trouve jolie, m’appelle « mon coeur », aime mes fossettes, aime m’entendre chanter, aime ma gaité et mon amour de la vie, il me regarde même dormir (!) Bon, ça, ça me fait un peu flipper, j’ai pas l’habitude moi, d’être un objet d’adoration !  emoticone Mais après 17 ans passés auprès d’un homme incapable du moindre geste de tendresse envers moi, là je suis comblée et je me sens bien avec lui.
Après tout pourquoi ne pas jouir de ce que la vie me donne sans forcément penser à après demain ? Et pourquoi culpabiliser à l’avance de ce qu’il me donne en cas d’une éventuelle séparation ? Pourquoi aussi ais-je l’impression de ne rien lui donner, alors que je lui donne tendresse, douceur, patience et compréhension ? Et pourquoi penser que je lui serai éternellement redevable ? Même pensée qui m’a inféodée à mon ex compagnon… et qu’il me faudra creuser.
En agissant ainsi j’ignore ce que m’a dit mon inconscient. Mais comment savoir si celui-ci est un allié ou un ennemi… Il m’a déjà joué tant de tours. L’analyse m’aidera sans doute à y voir plus clair, mais il faudra du temps et en attendant j’ai envie de vivre sans me poser trop de questions.

Ps: Encore plein de rêves cette nuit. Un peu cauchemardesques quand même, où il était question de serpents, de peau qui brûle, d’enfermement, d’enfants dévorés vivants…

Clair de femme – Romain Gary

4165gnwaydlsl500aa240.jpgDifficile de raconter ce grand roman. Clair de femme est le roman d’un amour désespéré.  C’est la rencontre de Michel et de Lydia tous deux ivres de malheur, de désespoir.
La femme de Michel se meurt en cette nuit et elle l’a prié de trouver une femme qui puisse être le réceptacle, « la cathédrale » de leur amour. Et il « tombe » littéralement sur Lydia, femme meutrie par la mort de sa petite fille et qui se sent coupable de ne plus aimer son mari, responsable de cette mort et incapable désormais de communiquer avec son entourage.
Ces deux êtres vont tenter de chasser leur démons en faisant l’amour, puis en errant à travers Paris, rencontrant des êtres tout aussi désespérés qu’eux : le Senor Galba, dresseur de chiens et de singes attaché à la vie à la mort à son caniche, Sonia belle-mère de Lydia qui se réalise dans le malheur, et Alain l’époux devenu aphasique …

Ce roman marque parce qu’il est un hymne à l’amour, mais aussi pour la poésie qui s’en dégage à chaque page, à chaque paragraphe, à chaque phrase.

Un extrait : Clair de Femme – Romain Gary

Autre extrait:
« Je crois que j’ai un coté canaille : j’ai encore envie d’être heureux. Evidemment, il y a l’épuisement, les nerfs qui craquent et… vous. Je ne sais pas ce que c’est la féminité. Peut-être est-ce seulement une façon d’être un homme. Mais un homme libre de femme, une femme libre d’homme soufflent dans leur moitié de vie jusqu’à ce que ça s’enfle et prenne toute la place. Le malheur fait bien sa propagande : indépendance, indépendance. Hommes, femmes, pays, nous avons été à ce point infectés d’indépendance que nous ne sommes même pas devenus indépendants : nous sommes devenus infects. Des histoires d’infirmes, de mutilés  qui se rattrapent : ils érigent l’infirmité et la mutilation en règle de vie. Bravo. Qu’on leur donne l’Ordre du mérite pour services rendus à la respiration artificielle. Nous avons  remporté déjà de tels triomphes contre la nature que l’on peut très bien décréter que l’asphyxie est la seule manière de respirer. La seule valeur humaine de l’indépendance est une valeur d’échange. Quand on garde l’indépendance pour soi tout seul, on pourrit  à la vitesse des années-solitude »

Bonne lecture…

Rêves et musique !

Cela faisait des semaines que je rêvais sans pouvoir me souvenir de quoi au réveil. Et là ça y est,  je me souviens ! C’est peut-être idiot mais cela me met en joie, cela me soulage. En fait cela fait deux jours que je rêve. Pour ceux d’hier, je comprends plutôt bien la symbolique, mais pas pour celui d’aujourd’hui.
De plus cela fait quelques jours que je m’interroge sur une relation entamée depuis peu. Dois-je continuer ou non avec lui. Déjà se poser la question après si peu de temps qu’on se connait peut interroger… Mais je ne savais pas trop quoi en penser. Comme souvent mon coeur balance et ne sait prendre de décision. Objectivement pas grand chose à lui reprocher, et pourtant quelque chose me gêne. Et ce matin une petite chanson dans la tête au réveil me donne la réponse que je cherche : « L’homme de la situation » sauf que les paroles qui me viennent sont : « Je le savais je le sentais
Que tu n’étais pas l’homme de la situation ». Peut-on être plus clair que cela ?
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Finalement j’ai osé appeler mon analyste. C’était son répondeur mais je lui ai laissé un message. Moi qui ai beaucoup de mal à demander de l’aide, et qui ai toujours l’impression de déranger et de ne pas être assez « importante » pour importuner les autres … Il serait sans doute bien que je parle aussi de cela… un de ces jours.

Edit :
Je suis dégoûtée. Il ne peut me recevoir aujourd’hui et cela peut bien attendre lundi … Je ressens une telle déception, cela me porte un coup au coeur. Je me demande si …

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