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Archives pour décembre 2009

Le sari vert – Ananda DEVI

Un vieux médecin à l’agonie , le docteur Bissam, revient chez sa fille pour mourir en paix. Sa petite fille aussi est là, mais pas de paix pour cet homme dont la vie n’a été que haine pour les femmes en général et pour la sienne en particulier.
Sa fille et sa petite fille n’ont qu’un but: lui faire avouer son crime, c’est à dire avoir tué sa femme à force de brutalité, d’humiliation, de haine et de violence.
On entre dans la tête de cet homme ivre de violence et de haine pour les femmes, dont furent victimes sa femme mais aussi sa fille, humiliée, bafouée, rabaissée et dont la vie a été piétinée, méprisée par le « docktor dieu ».
Ananda Devi parvient à décrire cette violence « ordinaire » dont les femmes sont encore trop souvent victimes. On entre dans la tête et la folie de cet homme bien sous tout rapports et qui s’avère être un despote dans sa famille.
C’est parfois éprouvant à lire et on y reste pas indifférent et comme bien souvent lorsque je lis de tels romans, je me demande comment on peut à ce point créer un tel personnage, terrifiant parce qu’on se dit que cela existe, malheureusement.

Angoisses du matin …chagrin !

Le titre peut faire sourire, mais c’est vrai que j’angoisse en ce moment et j’arrive pas trop à rationaliser.

Réveil tous les jours bien avant l’heure, et même plusieurs fois dans la nuit et ce matin, le bouquet : réveil à 4h30 soit 4h30 de sommeil, moi qui ai besoin de mes 8 heures je ne vais pas être très fraîche pour la Saint Sylvestre !

Des tas de choses m’angoissent, toutes liées à mon handicap et à mon compagnon. Encore un exemple hier soir, alors que je peinais à me relever du canapé :
Lui: « 
 tu as mal au dos ma chérie ? »
Moi : « oui » … sauf qu’en réalité non, c’est juste que je peine toujours à m’en relever, surtout le soir quand je fatigue… Alors pourquoi mentir bêtement ? Parce que j’ai peur qu’il se rende enfin compte …
Pareil pour les trottoirs… je crois qu’il s’imagine qu’une fois opérée de la cheville je vais courir comme un lièvre, alors qu’au mieux je pourrais marcher plus longtemps sans avoir mal, mais que ces P… de marches me poseront toujours problème ! Comment aborder cela avec lui ? Je ne sais pas. Pas trop envie de gacher tout cela avec mes angoisses et surtout peur viscérale qu’il prenne les jambes à son cou et ne revienne plus jamais !


Le pire est que ma vie avec lui risque d’être une suite d’angoisse :est-ce que je pourrai être enceinte ? Vais-je supporter physiquement la maternité ? Vais-je être capable de m’occuper d’un bébé ? Vais-je pouvois courir après lui quand cela sera nécessaire ? Ne va-t-il pas avoir honte de moi à l’école ..?

Je commence à saisir la tranquilité (voire le confort) d’esprit que m’apportait la vie avec mon ex qui me connaissait si bien (physiquement) et qui ne souhaitait aucun changement dans notre vie …  Mais j’angoissais aussi avec lui, et pour d’autres raisons.

Démons

Deux notes le même jour … que se passe-t-il ?

Je n’avais pas envie de mettre ce qui suit dans la note précédante, qui était plutôt positive… Alors que me reprennent mes vieux démons !
Ceux ci s’appellent Dévalorisation et Haine de soi et je ne sais comment les faire taire. Depuis que je connais T, je vais plutôt mieux de ce coté là. Il me dit assez souvent à quel ponit il m’aime, à quel point il me trouve belle, à quel point je lui plais. Et je dois dire que ses paroles ont été comme une douce berceuse… mes angoisses perdant leur force. Mais depuis hier cela me reprend. Un seul regard dans un mirroir suffit à me faire douter, à me détester. Détester ce corps gros et difforme … Si je pouvais n’être qu’un visage ! Et pourtant ce corps vit et me procure du plaisir, mais je voudrais vivre sans avoir à le voir ! Le fossé entre l’image que j’ai de moi et la réalité que je perçois étant trop profond. Cela m’a profondément angoissée hier, alors que j’étais dans les bras de T. Et il ne pouvait rien pour moi et j’ai senti son désarroi de ne pouvoir m’aider …

J’en ai pas fini avec ma psychanalyse … J’en ai pas fini avec moi même.


Est-ce que j’atteindrai un jour la sérénité ?

impressions diverses.

Retour de vacances où je n’ai pas eu une minute seule, mis à part ce vendredi de congé forcé…

Et pourtant j’en ai à dire…

Tout d’abord j’ai enfin pu joindre mon  amie d’enfance et lui parler de T. Et là elle m’a « pourri » mon amour tout neuf ! Célibataire endurcie, handicapée elle aussi, elle a projeté ses doutes et ses angoisses sur mon histoire. Sur le coup je lui en ai presque voulu, même si je sais qu’au fond, elle ne cherche qu’à me mettre en garde. En même temps je n’ai plus 15 ans et je n’ai plus besoin qu’on me couve ainsi. Mais ses interrogations m’ont fait prendre conscience d’une chose : aujourd’hui je suis plus forte parce que je sais que si ça ne marche pas avec T, j’ai les ressources nécessaires pour rompre et vivre seule, même si c’est très dur pour moi. Je sais que je peux m’en sortir physiquement, et que j’ai des amis et de la famille pour faire face.
Par contre, elle a souligné une certaine contradiction chez moi dans ce refus d’avoir un enfant s’il devait être handicapé… en effet, outre le fait que cela revient à renier ce que je suis et mon « droit » à vivre, je n’ai aucune preuve que même sans ce risque je ne mettrai pas au monde un enfant porteur d’une autre maladie ou d’un autre handicap, pas forcément de mon fait d’ailleurs …
Alors j’en ai « discuté » avec mon psy lundi or c’est un sujet qu’il connaît bien. Il a fait des conférences sur le sujet de l’enfance handicapée et de la place de ces enfants dans la société. J’ai été agréablement surprise. Et il m’a expliqué que le handicap est d’abord perçu par les autres et pas par l’enfant lui même, son handicap étant pour lui « sa » norme. Et que c’est l’amour de ses parents, l’envie de lui donner naissance qui lui donne alors les armes pour combattre le regard des autres… Cela me parle vraiment car je me reconnais bien dans ces termes. Cela dit, avoir un enfant handicapé « par hasard » n’a pas la même portée que de l’avoir sciemment, sachant le risque qu’il encourt et les difficulés qu’il va  rencontrer…

Puis mercredi visite chez le rhumathologue, au sujet de ma cheville et de la transmission éventuelle de mon handicap. Par grand chose n’en est ressorti sauf qu’il est quasiment certain que ma forme de handicap ne se transmet pas ! Il reste néanmoins prudent et conseille le test génétique mais cela me redonne grand espoir..!

 

Neige…

Je suis, comme beaucoup de personnes en Creuse, coincée chez moi par la neige. Jour de « vacance » forcé, jour où je me retrouve seule et un peu « désoeuvrée ».
Depuis quelques temps ma vie file comme un bas … Entre mes week-ends bien remplis Clin doeil, mes deux travails, mes séances de kiné et de psy, la chorale, mes amies… et le ménage. Finalement j’ai peu de temps à moi pour me poser, révasser.
Alors cela me fait tout drôle d’être ainsi seule avec moi même, et je retombe dans mes travers : j’appelle toutes les personnes que je connais afin de passer un moment et ne pas être seule. Ce qui m’angoisse le plus, c’est que je me rends compte de la place qu’a pris T dans ma vie, dans mon coeur et dans ma tête. Tant que cela durera et qu’on s’aimera, pourquoi pas, au contraire. Mais comme à mon habitude je ne peux m’empêcher de penser au pire (s’il me quittait, s’il mourrait …). Je réalise qu’une fois de plus je suis incapable de vivre seule, rien que pour moi. Je ne vis que pour l’Autre. Si cet Autre est exceptionnel comme semble l’être T, tant mieux. Mais si je retombais sur quelqu’un comme R, je me perdrais  encore…
Tant de travail sur moi même reste encore à faire …

Anniversaire

Dimanche cela faisait un an que je suis partie de mon domicile. Après dix sept ans de vie « commune » avec quelqu’un avec qui je n’avais rien en commun. Dur constat, que je fais chaque jour de ma vie, et que je faisais déjà depuis des années, ce qui ne m’a pas empêchée de continuer malgré tout à m’entêter. Dix sept ans de mutisme et d’incompréhension, sa longue descente dans l’enfer de l’alcool et mon long apprentissage de la mort. Ne plus vivre, apprendre chaque jour à se détacher de cette vie qui ne m’apportait rien, alors que je pensais tout tenter pour avoir moi aussi ma petite parcelle de bonheur.
Le bonheur que je vis actuellement a pour effet insidieux de mettre en relief  cette distance qu’il y avait entre lui et moi. Distance que j’ai tenté de combler en me fondant en lui, en m’oubliant. Pourquoi ? Je n’en sais toujours rien. L’amour ? Sans doute au début mais il a si vite laissé place à autre chose.

Grand Week-end pour moi. Celui où j’ai pu enfin m’ouvrir à T. lui exprimer mes angoisses face à mon handicap, celui de ce drôle d’anniversaire et celui où je lui ai présenté ma grand mère. Je redoutais un peu cette présentation, qui finalement s’est  bien passée.

Drôle de vie en tout cas. Je suis quasiment certaine que je n’aurais pas tant apprécié T, si je n’avais vécu avec mon ex avant de le rencontrer. Et il ne m’aurait peut-être pas aimée s’il m’avait connue avant, car il a lui aussi ses failles, ses déchirures, et je ne l’en aime que bien plus encore … Et surtout il me réapprend que l’on peut vivre tout simplement…que JE peux vivre.

Un film …

Hier soir j’ai regardé en partie le film qui passait sur Arté: Les Particules élémentaires, librement inspiré du roman de Michel Houellebecq. Je n’ai pu le voir en entier, mon amie m’ayant appelé au milieu du film puis mon chéri à la fin. Mais ce que j’en ai vu a beaucoup raisonné en moi. J’ai ressenti comme une gifle notamment dans la scène où cette femme infirme se suicide en se jetant du 10 ème étage.
Toute la problèmatique qui m’occupe l’esprit aujourd’hui s’y trouvait rassemblée. Une femme aimée mais malade qui ne peut avoir d’enfant, une autre qui finit infirme, après avoir rencontré l’amour, amour qui tarde tant à se décider pour continuer avec elle malgrè son infirmité, qu’elle préfère se suicider. C’était d’une grande violence pour moi. Je sais qu’il me faudrait parler de cela en séance, cela m’a trop choquée, mais je ne sais si j’en aurais le courage.

Je pense que j’essaierai de lire le livre, je ne sais trop qu’ en penser, le film ne lui est -semble-t-il- pas fidèle, et les critiques sont partagées …

Ventre

Je viens de lire un article sympa sur le ventre  ici .

C’est curieux, mon ex compagnon disait m’aimer, et pourtant il n’aimait pas les gros, il les méprisait même. Or ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas mince, je suis plutôt bien ronde, limite obèse (oh le vilain mot !). Alors quand je lui en faisais la remarque il me disait que moi c’était pas pareil. Au début j’interprétais cela comme la preuve de son amour, puis peu à peu mon regard a changé. Je me demandais s’il ne me méprisait pas et je finissais par me mépriser aussi.


Mon nouveau compagnon est rond aussi, mais je m’en fiche, c’est pas pour son physique que je l’aime, quoique… Et il dit aimer mon petit bedon ! Cela me fait bizarre, moi qui ai toujours cherché à l’éliminer, le faire disparaître… Je crois que lui m’aime vraiment comme je suis (et comme il est, ;-) pour Victoire) et cela me fait du bien d’être moi sans chercher à être mieux, si ce n’est pour ma santé …

Merci mon amour.

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Soulagement !

J’ai finalement appelé mon ex ce midi. Parce que j’ai vécu 17 ans avec lui et que je ne peux être insensible à ce qui lui arrive. Je ne l’aime plus, mais j’éprouve malgrè tout encore de l’affection.
Et là j’ai appris qu’il ne s’agissait probablement pas d’un cancer mais d’une infection dans la bouche, suites probables du traitement subi il y a 13 ans maintenant (si j’étais méchante je dirais que non, l’alcool ne désinfecte pas tout !) Mais son médecin ne voulant trop se mouiller l’avait dirigé vers l’hôpital.

Cet échange fut conforme à  son habitude. Il se plaignait d’être seul (il s’en plaignait déjà alors que je vivais encore avec lui !) abandonné et de souffrir… et que ni son fils ni moi ne l’appelons …
J’ai retrouvé là son égocentrisme et me suis rappelé pourquoi (entre autre) j’étais partie. Pas une seule question me concernant, ni ma famille, alors que je lui demande souvent des nouvelles de la sienne… De plus vu l’heure (12h30) il paraisssait déjà passablement alcoolisé …

Tout ceci m’aura au moins permis de parler de certaines choses avec mon psy comme de cette peur de la mort et  du lien qui me lie encore à lui. Et j’aime autant en parler avec un professionnel plutôt  qu’avec ma mère ou T. Pas certaine qu’ils comprennent cet attachement. Je me croyais détachée grâce à ce  travail fait en psychothérapie. Mais on n’efface pas 17 ans de sa vie, et heureusement je crois.  



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