Pêle mêle !

Beaucoup de pensées me hantent en ce moment. Pensées sur mon passé, sur mon présent et de drôles de sensations, sentiments voient le jour.
Je ne sais si c’est la psychanalyse qui remue tout cela. Jusqu’à maintenant j’y allais plutôt en dilettante, ne repensant pas forcément à ce qui avait été dit en séance, et en ne « préparant » rien. Tout le contraire de ce qui se passait pendant ma  psychothérapie. Là je ne pensais qu’à cela, à la séance que je venais de vivre, appelant de nouvelles réflexions, certaines découvertes. Je décomptais les jours qui me séparaient de la prochaine, le transfert aidant sans doute aussi beaucoup.
Là il n’y a pas vraiment de transfert. Il est en congés la semaine prochaine et cela me soulage… presque. Presque parce que j’ai l’impression que certaines choses voient le  jour, des pensées négatives enfouies qui remontent à la surface, et que j’ai encore du mal à verbaliser. Parfois je prend fugacement conscience de certaines choses puis je les oublie aussitôt. Sans doute un refoulement, cela étant trop dérangeant pour moi.

T. vit chez moi depuis vendredi. Je n’arrive pas encore à dire chez nous, mais cela viendra sans doute au fil des jours. C’est une nouvelle vie qui se met en place.  Il est gentil, attentionné et pourtant j’en veux encore plus ! Là il rentre au petit matin après son travail et  attend que je sois réveillée pour aller dormir, pour ne pas me réveiller. Moi j’aimerai autant qu’il vienne dormir avec moi tout de suite, au risque de me réveiller. Alors je  me lève plus tôt pour lui, pour qu’il attende moins longtemps et parceque j’aimerai passer un peu plus de temps avec lui le matin. Mais il  me plante là,  part se coucher tout de suite et du coup je suis déçue. On ne se voit finalement que deux heures le soir alors que j’aimerais le voir plus, ne serait-ce qu’un peu le matin lorsque je déjeune et que je me prépare. On pourrait parler un peu puis il partirait dormir quand j’irai travailler…
Je me rends bien compte de mon égoïsme, c’est pourquoi je ne lui demanderai jamais de faire ainsi. S’il le fait un jour de lui même tant mieux, mais je ne veux pas le lui  demander. Cela rejoint les réflexions que je me faisais lors de ma dernière séance, comprenant qu’il me fallait vivre seule. Non pas en célibataire, mais sans attendre trop des gens, sans dépendre d’eux pour mon équilibre intérieur. Car chaque fois je vais droit dans le mur.
Je voudrais prendre des notes là dessus, sur ces réflexions qui me viennent et en parler en séance, mais je crois que cela va à l’encontre de la psychanalyse qui ne demande pas de préparer quelque chose. Le problème c’est qu’en séance ça ne vient pas, j’y repense après, preuve sans doute d’une certaine résistance de ma part.

Je me suis également rendue compte hier que j’avais tendance à saboter mon travail. J’ai longtemps mis cela sur le compte de mon inattention. Les petites erreurs qui s’accumulent, juste assez pour ne pas être parfaite, mais quand même pas trop graves. Là un dossier est revenu, j’avais fait une erreur grossière, genre 2550 € – 500 € = 2000 € ! Alors rien de grave, mais ma chef a dit qu’elle aurait dû vérifier avant d’envoyer le dossier, alors que franchement il n’y a avait pas de quoi fouetter un chat. N’importe qui aurait pu rendre ce dossier sans erreur. Le pire c’est que j’avais pris cela comme un test, alors je m’étais appliquée. Je ne peux donc invoquer ma distraction… Peut-être est-ce encore un acte manqué, mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi j’ai ce besoin de tout saboter…

7 commentaires à “Pêle mêle !”


  1. 0 Cauderane 10 fév 2010 à 13:47

    Bonjour Papillon,
    Quelques réflexions en pêle-mêle aussi :
    Si tu ressens l’envie de prendre des notes entre tes séances, pourquoi ne pas le faire ? Rien ne l’interdit.
    De même une séance peut se préparer mentalement : on se dit « tiens, il me faudra dire ça ou parler de telle chose » mais finalement … cela arrive que cela ne se dise pas. Ou alors pas comme on l’aurait voulu parce que la différence avec ce qui peut se préparer avant la séance, c’est la présence de l’analyste.
    Tu parles de transfert que tu ne ressens pas, il n’est pas de même nature qu’avec ton ancien psy mais il doit bien exister pour que tu lui confies ton intime à ce nouveau psy. Le transfert, ce n’est pas que de l’attachement, il peut revêtir toute autre forme …
    A bientôt Papillon, le printemps n’est pas loin …
    Cauderane

  2. 1 z... 11 fév 2010 à 11:28

    Donc lui attend que tu te réveilles pour aller se coucher.
    Et toi tu te réveilles plus tôt que d’habitude pour ne pas qu’il attende trop.

    Mais ne serait-il pas préférable que tu te lèves à l’heure normale mais que lui se glisse dans le lit quand il arrive. Ainsi vous passeriez un peu de temps ensemble dans le lit, avant lui de s’endormir et toi de te réveiller.

    Je crois qu’il ne faut pas garder ces petites frustrations pour soi même mais en parler à l’autre.

  3. 2 papillon23 12 fév 2010 à 14:18

    Bonjour Caudérane,
    oui, rien ne m’empèche de prendre des notes. Je vais reprendre ce cahier sur lequel j’avais commencé d’écrire, ce blog n’étant pas propice à cela.
    Pour ce qui est du transfert, je ne sais pas. J’ai confiance en lui, ce qui n’est déjà pas si mal…
    bises et merci de ton passage

  4. 3 papillon23 12 fév 2010 à 14:22

    Bonjour Z
    Je suis d’accord avec toi, il vaudrait mieux faire ainsi. Je lui ai d’ailleurs souvent dit de venir dormir tout de suite, sans préciser toutefois que je me levais plus tôt pour lui, mais il ne veut pas.
    Je lui parle quand même assez bien pour éviter les frustrations et les malentendus mais il est parfois têtu et je préfère ne pas insister.
    Merci de ton passage.

  5. 4 Melyna 12 fév 2010 à 20:54

    Coucou Papillon ….que je suis nulle! J’ai mis le lien de ton blog dans mes favoris et je viens ici régulièrement sauf que je viens juste de comprendre pourquoi je n’avais rien à lire , croyant que tu n’écrivais plus : la page ne se réactualise pas …alors moi, j’étais encore à tes news de décembre ! Quelle cruche, je te jure !

    Pas mal de nouveauté dans ta vie à ce que je lis. Je me disais comme Z… qu’il valait sans doute mieux exprimer tes désirs à T qui ne pouvait pas les deviner mais si tu l’as fait, sans doute faut-il un temps d’adaptation aux « petites manies » de chacun : il y a vraiment très peu de temps que vous cohabitez!
    Et puis concernant ce qu’on ne dit pas en séance : pas d’inquiètude, souvent « ça » revient à un autre moment sous une autre forme et comme le dit Cauderane , parfois on prévoit de parler de certaines choses et puis le moment venu on part sur autre chose, ce qui n’est pas plus mal je pense car c’est une forme de contôle il me semble que d’anticiper les sances . Pour ma part , au tout début, j’écrivais (déversais plutôt)tout ce qui se passait comme un journal intime puis je n’ai plus écrit quand j’ai senti que ça allait mieux ; aujourd’hui, je regrette presque de ne pas avoir gardé trace des différnetes pistes explorées comme si cela me permettrait de mieux mesurer le chemin parcouru que j’ai tendance à minimiser… alors j’ai repris mon stylo et je note brièvement quelques pistes élaborées pendant la séance pour y revenir plus tard ou pas d’ailleurs.
    En lisant ton « pb » au boulot, je n’ai pu m’empêcher de faire un lien avec la séance non payée …

    Je t’embrasse
    M.

  6. 5 eve 15 fév 2010 à 11:41

    que d’actes manqués nous faisons! dois je comprendre que les 50 euros de différence au boulot (prix de ta consultation?)occupaient tout ton esprit? la remarque de ce Monsieur malgré ton sourire t’a beaucoup dérangée, tu t’es sentie « accusée à tort » chose insupportable pour nous fragiles balances…..je me retrouve vraiment dans tes ressentis bien que nos vies soient fort différentes, et ton exemple me fait encore plus hésiter à contacter la thérapeute conseillée par ma toubib…….et si finalement j’avais aussi bon compte de laisser faire les choses, ne pas remuer le passé, refouler les indésirables etc,etc…..?
    gros bisous ma belle, ève………

  7. 6 papillon23 16 fév 2010 à 11:57

    Bonjour Melyna, Bonjour Eve
    Pour ce qui concerne T. j’essaye quand même d’exprimer mes envies, mes doutes, mes angoisses. Je me suis trop tue (du verbe taire quoique cela purrait rejoindre le sens de tuer) avec mon ex, et je ne veux pas revivre ça. Mais en même temps j’ai parfois l’impression d’en vouloir trop, d’être trop exigente et aussi d’angoisser trop. Je ne voudrai pas le faire fuir ! lol !
    Pour ce qui est de mon travail et de mon acte manqué avec le psy, je ne crois pas qu’il y ait un rapport, la somme n’est pas la même.
    Mais au travail je ne cesse d’accumuler les petites erreurs qui renforcent mon impression de ne pas être à la hauteur. Cela n’est jamais très grave, mais cela me fait passer pour quelqu’un de distrait voire de ‘j’m'enfoutiste » alors que c’est loin d’être le cas. La moindre erreur me donne mauvaise conscience et me fait douter de moi. Là j’ai une opportunité de repostuler pour un autre emploi et je doute terriblement de mes capacités.
    Ma chère ève,
    Je ne me suis pas sentie accusée à tort, cela me faisait même plutôt rire, pourquoi ? je ne sais pas. Cela n’était pas un rire de gène. Il semble que notre rapport à l’argent soit aussi important en psychanalyse, alors sans doute quelque chose à gratter là… Par contre ce que tu dis me donne plutôt l’impression qu’il te serait au contraire bénéfique de consulter. C’est certain qu’on trouve notre compte dans notre symptôme (ou notre souffrance, appelle ça comme tu veux) mais cela vaut , j’espère, la peine de tenter de s’en défaire pour aller mieux ! Alors n’hésites pas, vas-y !

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