Archives pour avril 2010

opération, suite.

J’ai rencontré un autre chirurgien hier. Et cela s’est mieux passé avec elle. Elle envisage une opération qui vise à stabiliser mon pied et non pas à bloquer l’articulation, ce qui serait bien moins handicapant et ce qui me rendrait une certaine mobilité. Elle doit en parler avec le professeur dont elle dépend, mais semble bien plus à l’écoute et sensible au fait de ne pas m’handicaper davantage.
Elle a bien pris le temps de lire les différents compte rendus post opératoires que j’avais amené. Bien pris le temps aussi de m’osculter, de bouger le pied dans tous les sens pour se rendre compte de la mobilité et de la douleur, choses que n’avait pas fait l’autre chirurgien… J’ai donc de nouveau espoir.
De plus, alors que j’évoquais mon surpoids, elle m’a expliqué que mon handicap n’y était pas étranger, ayant tous les facteurs pour grossir contre moi. Cela peut paraître idiot, mais cela m’a fait du bien de l’entendre de la bouche d’un médecin, la plupart ayant tendance à penser et dire que j’en suis seule responsable…

Sinon j’ai eu des nouvelles de mon ex. Après 6 mois sans aucun contact, un an et demi après mon départ, le voilà qui m’appelle en pleurs en me demandant de revenir ! J’étais dans le taxi en partance pour le CHU, alors je n’ai pas vraiment répondu et lui ai dit que je le rappellerai. Mais je n’y arrive pas. Cela me fait tant de peine, et je sens que je vais encore culpabiliser… Mais il me faut prendre mon courage à deux mains et lui dire que je refais ma vie, ainsi il fera peut-être le deuil de nous deux…

 

Poids lourd… à porter !

Hier j’avais séance.
Comme souvent je ne savais pas quoi dire et pourtant j’en avais gros sur le coeur. Alors j’ai commencé comme d’habitude par ce qui me touche le moins pour finir par ce qui me pèse le plus ! Et c’est bien de cela dont il s’agissait !
Depuis quelsques temps je ne me supporte plus. Je ne supporte plus de voir cette silhouette difforme par le handicap mais aussi et surtout par le surpoids.
J’ai aussi conscience que si ma cheville m’handicape parfois, c’est surtout le surpoids qui me pèse. Je peine à monter les pentes, à « courrir » (enfin, dans mon cas, à aller un peu plus vite) et je sais qu’avec 10 voire 20 kg de moins l’opération ne serait peut-être plus aussi nécessaire ou moins urgente. Mais je ne sais plus maigrir. Je me suis inscrite à un programme d’amaigrissement mais je suis incapable de me priver à nouveau ! Et la méthode que je suivais me permet juste de ne pas prendre. Si seulement je pouvais revenir à mon poids d’il y a 5 ans (63 kg) et maintenir ce poids en faisant comme je le fais aujourd’hui ! Mais je n’y parviens pas ! Et la spirale du régime me reprend (contrôle alimentaire, mauvaise conscience, pesée journalière, cafard…).
Hier j’évoquais cela en séance, j’en avais les larmes aux yeux, je pleurais même devrais-je dire, car les larmes ont coulé cette fois. Je montrais ma faiblesse, alors que j’avais terminé la séance précédante sur ce constat: dans ma famille on ne montre pas ses faiblesses !
J’évoquais aussi la charge morale que représente parfois ma grand mère…

Enfin tout ce qui pèse sur moi… tout ce poids que je supporte…belle conclusion de séance !

opération..?

Hier j’ai eu de nouveau RDV avec le chirurgien, au sujet de ma cheville, mon scanner étant enfin arrivé à destination !
Et là la douche froide… je suis opérable, mais les bénéfices de l’opération ne compenseront peut-être pas la perte de mobilité du pied… Il envisage de bloquer le pied à 45 °, j’aurai  donc des difficultés pour monter des pentes, conduire… Chez des personnes valides, ce blocage se compense en trouvant des parades, le corps fini par trouver le moyen de… Mais en ce qui me concerne, j’ai déjà dû trouver des tas de compensations qui seront remises en cause par ce nouvel état et pas sur que je sois en mesure de compenser cette perte là. Je risque donc d’être plus handicapée après qu’avant, le seul point positif étant que je ne devrais plus avoir mal (enfin moins…).

Je ne sais pas trop quelle  décision prendre. J’ai mal, mais c’est occasionnel et encore supportable, et au moins je peux encore me balader dans la campagne Creusoise (qui est assez pentue), danser et conduire. Après je ne sais pas. D’un autre coté je sais qu’il me faudra y passer un jour ou l’autre et je me dis que cela sera plus difficile plus tard, surtout si T et moi avons des enfants, la convalescence et la rééducation devant prendre environ 6 mois…

Hier j’en pleurais. Aujourd’hui j’arrive à me contenir, en évitant d’y penser.
Deux choses me minent dans cette histoire, c’est de constater d’une part que mon handicap s’aggrave et qu’on ne peut rien pour empêcher cela, et d’autre part je ne peux m’empêcher de penser à T qui n’imaginait sans doute pas s’engager dans la vie avec une personne aussi handicapée. Je sais que quand on aime, on aime la personne telle qu’elle est. Mais je me dis qu’il mérite mieux que moi et cette vie que je risque de lui offrir…

Emménagement.

Aujourd’hui T. termine son déménagement chez moi, enfin chez nous ! Pour l’instant il n’avait apporté que quelques vêtements et quelques petits meubles transportables en voiture. Là c’est le grand chambardement. Et je dois avouer que je le vis un peu ainsi ! Je suis bien entendu heureuse qu’il s’installe définitivement chez « moi-nous », et en même temps j’ai un peu peur de me perdre encore dans tout cela.
Cela me rappelle inexorablement mon installation chez mon ex. Comme je vivais encore chez mes grands parents je n’avais quasiment rien à apporter et de toute façon en y réflechissant bien, il ne me laissait pas vraiment de place. C’est ainsi que j’ai abandonné certaines choses chez ma grand’mère, choses que j’ai définitivement perdues lorsqu’elle a déménagé à son tour pour le Portugal. J’ai  longtemps vécu dans son intérieur y apportant peu de moi. Puis nous avons acheté une maison. Là j’ai quand même réusssi à mettre ma marque… dans la cuisine !  Dans le reste de la maison il n’y avait quasiment rien de moi. Aucun meuble à part le bureau, peu de bibelots… Je me suis rendue compte du peu de place qu’il voulait m’accorder le jour où ayant eu un joli cadeau de départ d’un de mes remplacements, il avait refusé de le mettre dans le salon, prétextant le manque de place, alors que quelques temps plus tard il en trouvait pour un objet pris chez sa mère (eh oui, « pris » pour ne pas dire subtilisé, puisqu’il a profité qu’elle était hospitalisée suite un AVC pour lui prendre cet objet qu’il convoitait depuis des années).
Quand je suis partie et me suis installée seule, j’ai éprouvé un certain plaisir à choisir mes meubles et ma décoration. Je choisissais avec soin, sans précipitation, attendant le coup de coeur. Ainsi je pense avoir un intérieur qui me correspond, qui correspond à la fois à mes goûts et à ce que je suis.
Ayant vécu ce que j’ai vécu j’accepte l’installation de T. Pourtant j’ai du mal à tout accepter. Il est difficile de s’intaller dans l’intérieur d’un autre, tout comme il est difficile de faire cohabiter deux intérieurs différents. L’idéal étant sans doute de tout acheter ensemble !
Pour la petite histoire je ne sais pas à quoi ressemblent ses meubles, puisqu’il n’a jamais voulu m’inviter chez lui, prétextant les marches à monter pour y acceder. Je découvre peu à peu, au fil de ce qu’il ramène. Là ce soir je risque de ne plus me sentir chez moi pendant quelques temps…le temps peut-être de me sentir chez nous !



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