Archives pour juin 2010

Labyrinthe

 imagelab300x200.jpg Samedi je suis allée m’égarer dans un labyrinthe »géant »  : « le plus grand labyrinthe végétal permanent du monde ». J’étais avec T. et je dois bien avouer qu’au bout d’à peine 15 minutes je me posais des questions sur ce nouveau défi. Ben oui aller dans ce genre d’attraction en sachant que je vais devoir marcher au minimun une heure et demie, quand on sait mes problèmes de cheville…
Finalement j’y suis parvenue. Des jeux nous aident dans la progression, et finalement nous ne nous sommes quasiment pas trompés ! Ensuite il y avait des jeux d’adresse, et franchement j’ai été nulle, sauf pour deux d’entre eux, ceux là même où T était mauvais !  Nous nous sommes biens amusés mais j’étais vannée en rentrant (1 heure et demie de marche plus une heure de jeux…).
Souvent je fais ce genre de choses pour me faire plaisir mais aussi pour me prouver que je peux le faire. Mais cette fois je me suis rendue compte qu’une autre raison me poussait : montre
r à T. que je ne suis pas aussi impotente que ça, que je peux m’amuser aussi en pratiquant des activités physiques.
Tant de fois j’ai été « l’excuse  » des autres pour ne pas faire ce qu’ils ne voulaient pas… (on va pas aller là, papillon ne pourra pas…) que je veux aussi prouver qu’ils ont tort de décider pour moi et de me prendre pour excuse…

 

labyrinthemontgueretarticle2.jpg

 

travail…sur soi !

Je me sentais angoissée depuis jeudi, date à laquelle j’ai décidé de postuler pour l’autre emploi. Alors ça m’est venu naturellement en séance hier. Evoquer cette angoisse et les raisons objectives puis les raisons plus subjectives. Eh oui j’ai commencé par ce problème puis j’ai terminé ma séance en évoquant la mort de mes parents et surtout sur ce que je crois que ma grand’mère pense de tout cela… C’est curieux en une demie heure de passer du travail au surpoids pour en finir avec ça…
Et cela m’a soulagé, un peu. Aujourd’hui je ressens surtout de la gène à aller travailler avec ma collègue. Je sais qu’elle va remettre ça sur le tapis… On a aussi évoqué sa façon de me destabiliser… Je le sais, je la connais, mais j’en souffre quand même !

Ah ! comme j’aimerai être déjà au 1er août..!

candidature…

Je viens d’écrire une lettre de motivation pour un autre emploi. Il s’agit d’un emploi administratif dans la commune dans laquelle je vis et c’est ma principale motivation (en plus d’être à temps complet). Et comme toujours la perspective de changer m’angoisse.
Au départ j’avais bien vu l’annonce, mais comme ils recrutent à un grade inférieur je n’avais pas donné suite. Puis une amie m’a appelé à ce sujet et m’a conseillé de tenter quand même, puisque le poste n’est pas réellement créé, ils pourraient éventuellement le créer pour moi ! Alors je tente mais j’ai encore mauvaise conscience. Cette fois je l’ai tout de suite annoncé à ma chef/collègue, car je déteste être dans le secret. Elle a tout de suite trouvé des arguments pour m’en dissuader et du coup j’en ai très mal dormi… Pourtant cela fait quelques temps qu’elle laisse planer le doute quant à mon poste au sein de cette collectivité. L’école du village risquant de fermer (tout au moins une classe) le travail de mairie va s’en ressentir et les élus ne trouveront peut-être plus justifié d’employer deux personnes (enfin, une et demi) au secrétariat. Ils risquent donc de supprimer mon poste et je risque alors de me retrouver au chômage (disponibilité sans solde) ! Qui a dit que dans la fonction publique on avait la sécurité de l’emploi… Alors tout concours à me faire tenter ailleurs…

Ah! Si seulement ça pouvait marcher cette fois ! Mais je doute.

espoir … déçu.

Eh oui tout est dans le titre ! Finalement je ne suis pas enceinte.
Je suis un peu triste, mais ça va quand même. Après tout ça ne fait pas si longtemps que j’ai arrêté la pillule.
Une fois de plus T a été plus mesuré que moi. Je lui avais fait part de ce retard samedi dans l’après midi et il m’avait répondu de ne pas m’emballer, que si ce n’était pas cela je serais déçue… Il avait raison.
J’ai pu dire tout cela en séance hier. En plus j’ai eu la mauvaise idée de me peser, chose que je n’avais pas faite depuis longtemps, et là j’ai pu constater les dégâts. C’est bizarre de l’avoir fait hier, un peu comme si je me punissais. Enfin c’est ainsi que je l’analysais  mais  je me suis aussi rendue compte hier soir que c’est aussi l’illusion de pouvoir au moins contrôler cela qui m’a poussée à le faire… Enfin c’est encore un peu embrouillé dans mon esprit.
Alors que je n’avais pas envie d’aller à cette séance, j’ai commencé par le lui dire puis de fil en aiguille j’ai beaucoup parlé, exprimé des choses remontant à l’enfance, d’autres  blessures, d’autres déceptions. Bizarrement je n’en suis pas spécialement ressortie soulagée comme d’habitude, mais plutôt en colère. Une colère froide, silencieuse mais bien là… et pour une fois, pas tournée contre moi.

espoir

Je suis toute fébrile aujourd’hui car je me demande si … je ne suis pas enceinte !
Lorsque le chirurgien  m’avait proposé de bloquer la cheville et que mon kiné m’avait conseillé d’attendre avant de subir ce genre d’intervention, j’ai revu mes priorités. Bien sur je souffre parfois, mais j’ai quand même des moments plus tranquilles alors il n’y a pas véritablement d’urgence.
J’envisageais donc d’être opérée avant puis de faire un enfant ensuite, mais cette douche froide et le fait d’approcher les 40 ans (date fatidique s’il en est pour une femme) m’a fait revoir ces priorités différemment. D’autant qu’en en discutant avec T, il avait répondu à ma peur de ne pas pouvoir assumer les enfants en cas d’opération par l’assurance qu’on trouverait bien une solution (belle maman, sa soeur et ma grand’mère…). Alors j’ai arrêté la pillule il y a un peu plus de deux mois. Et là j’ai du retard !Bon un seul jour quoique… mon cycle est normalement de 27 jours, j’ai été jusqu’à 29 une fois, mais jamais jusqu’à 31 jours ! Pourtant toute la semaine j’ai cru que ça allait venir- mal aux seins, mal au ventre, légère déprime lundi- mais en regardant sur le net je constate qu’il peut aussi s’agir des premiers signes d’une grossesse. Plus l’envie d’uriner plus fréquente, ça me réveille même au petit matin, alors qu’avant je pouvais passer la nuit sans me réveiller… par contre pas de nausées (à part mardi matin, mais probablement parce que j’avais trop mangé la veille…).

Ah là là ! Quand je pense que la perspective d’avoir un enfant m’angoissait… Maintenant c’est la perspective de ne pas en avoir !
Ce qui est certain c’est que c’est T qui me donne confiance, confiance en lui, confiance en moi, confiance en la vie. Si ce n’est pas pour cette fois je serais déçue, mais je sais qu’on y arrivera, on s’aime tellement !

 » parce que c’est toi j’voudrais un jour un enfant, et non pas parce que c’est le moment » … Axelle RED

Travail !

Ma lettre et notre explication a porté ses fruits ce week-end. Thierry m’a porté attention entre les parties et j’ai su aussi lui laisser un peu de liberté pour qu’il ne sente pas prisonnier. Du coup j’ai passé un excellent week-end, et s’il n’avait pas perdu je crois qu’il en serait de même pour lui…

Par contre je me suis angoissée une partie du week-end à cause du boulot.
Une nouvelle version d’un logiciel devait arriver lundi. N’ayant reçu aucune convocation pour une formation à ce sujet, je me suis dit que ça devait pas trop changer. Puis en partant samedi, je lis le journal et j’y apprends qu’une collègue ferme son agence parce qu’elle est en formation lundi… Alors je me suis torturé l’esprit une partie du week-end en me demandant si la convoc n’était pas arrivée en mon absence et que ma collègue ne m’en aurait pas informée… ou pire, que ce courrier reçu et non ouvert il y a quelques selmaines était en fait non pas une pub mais bel et bien cette convoc.
Finalement, après une nuit à m’angoisser, je suis arrivée ce matin à l’agence et j’ai pu constater qu’il s’agissait bien d’une pub et qu’aucune de mes collègues n’avait reçu ni nouvelle version ni  formation…
Je dormirai mieux ce soir…

Lettre

Finalement je lui ai écrit une lettre. Il est parfois plus facile de s’exprimer ainsi. J’ai eu ainsi le temps de bien analyser mon ressenti et de le lui exprimer avec calme et tact, sans faire de reproches, juste en disant ma peine.
J’avoue que j’étais un peu nerveuse pour rentrer au soir. Mais il m’attendait et s’est excusé, tout en me demandant pourquoi je ne le lui avait pas dit avant. Oui, pourquoi ? Parce que j’ai souvent la sensation d’exagérer, même si en y regardant objectivement il semble que non. Et j’ai peur aussi de l’étouffer avec mon amour débordant… alors parfois j’évite de trop l’exprimer, même si j’en souffre.
Pour sa part il m’a expliqué qu’il avait des habitudes de célibataire et qu’il oubliait parfois qu’il n’est plus seul.
Cette explication entre nous est une grande avancée pour moi qui ai l’habitude de tout garder en moi et souffrir en silence. Il semble que cette psychanalyse ait pour l’instant les effets d’une psychothérapie, mais pourquoi pas ? en attendant l’analyse !

agacement.

Encore un week-end mitigé où je me suis posé des tas de questions, où la machine à penser s’est emballée et où j’ai fini par m’agacer.
Premièrement des nouvelles du chirurgien du CHR qui veut finalement aussi me bloquer l’articulation. J’ai évidemment fondu en larmes, mais mon chéri a tout fait pour me remonter le moral, m’assurant notamment qu’il m’aimera toujours, même plus handicapée que maintenant. C’était gentil et louable, mais quand il sera confronté à la réalité, il risque de déchanter. Je me suis finalement reprise et j’envisage d’autres possibilités dont notamment celle de contacter l’hôpital référant pour mon handicap. Peut-être ont-ils des chirurgiens un peu plus habitués à ma pathologie et ses conséquences…
Sinon j’ai accompagné T. à son concours dimanche. Cela a débuté à 8h et fini à 22 h ! Ils ont perdu en demi finale, d’où l’amplitude horaire ! Les parties durent entre 1h45 et 2h30 selon les concours. Ici il s’agissait de 1h45. J’ai aimé le regarder jouer, je l’encourageais, le soutenais. Mais j’ai fini par ête déçue une fois de plus parce qu’entre les parties il ne s’occupait presque pas de moi (et m’igore quasiment pendantles parties, concentration oblige). Par deux fois il a oublié de me demander si je voulais boire quelque chose avec eux (ils offrent le coup aux perdants) alors que j’étais avec lui, c’est sa mère (avec qui il jouait) qui lui en a fait la remarque. Et aussi à chaque pose il sort fumer, téléphone à ses amis ou discute avec d’autres boulistes du jeu bien évidemment, alors je suis là pour rien. Parfois je me dis qu’il s’occuperait plus de moi si je n’étais pas là… Je ne sais plus trop quoi faire, ne pas l’accompagner me rend triste mais y aller aussi lorsqu’il m’oublie…
Je sais qu’il me faudrait lui parler de tout cela, mais quand je suis enfin seule avec lui je n’y arrive pas… Un peu comme si sa présence me faisais tout lui pardonner jusqu’à la prochaine fois !

maturité ?

Depuis quelques jours je me trouve un peu plus « raisonnable » !
Je me suis agacée le week-end dernier parce que T. s’était réinscrit à un autre concours dimanche matin, après avoir perdu en quart de finale samedi, alors qu’il faisait un temps excécrable et que je m’ennuyais ! Je lui en voulais et avais décidé de ne plus venir avec lui !
Puis nous en avons reparlé. Il m’a expliqué qu’il était dans son sport en « 2ème division » comme pour le foot.  Et j’ai donc compris qu’il est un vrai sportif, et non pas seulement un sportif occasionnel. Je dois donc réagir en femme de sportif et non plus en enfant gâtée ! En plus je me rend compte que j’aime partir avec lui, et même le regarder jouer ! Ce qui m’ennuie le plus c’est de devoir rester avec les autres femmes de joueurs, même si elles sont très sympas et qu’on s’entend super bien. La seule chose qui me plait est d’être avec lui et de le voir jouer. Mais quand il pleut sans discontinuer, c’est pas facile. Et souvent je me sens coincée là avec les autres femmes parce que je n’ose pas lire ou jouer (à la DS) ou partir en les plantant là. J’aimerai aussi pouvoir un peu visiter les villes où nous  nous rendons. Je ne connais finalement de Périgueux, Vichy, Cognac et Poitiers que les terrains de sport-boule. Je vais donc essayer de le convaincre de  prendre  ma voiture afin que je sois autonome (je ne peux conduire la sienne, la mienne a un aménagement pour moi) et ainsi je partirais en balade.
J’ai l’impression aussi d’être un peu moins « accrochée » à lui. J’étais en stage ces deux derniers jours et j’ai dormi à l’hôtel parce que le lieu de stage était un peu trop éloigné. Et bien je n’ai pas ressenti ce manque que je  ressens d’habitude. Bien sur j’aurais préféré être avec lui, mais je n’en souffrais pas !
Et j’envisage même de reprendre certaines activités, même si on doit se voir moins, sans éprouver d’angoisse !

Chouette ! je deviens plus mature !



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