Archives pour la catégorie Etats d’âme



Lettre

Finalement je lui ai écrit une lettre. Il est parfois plus facile de s’exprimer ainsi. J’ai eu ainsi le temps de bien analyser mon ressenti et de le lui exprimer avec calme et tact, sans faire de reproches, juste en disant ma peine.
J’avoue que j’étais un peu nerveuse pour rentrer au soir. Mais il m’attendait et s’est excusé, tout en me demandant pourquoi je ne le lui avait pas dit avant. Oui, pourquoi ? Parce que j’ai souvent la sensation d’exagérer, même si en y regardant objectivement il semble que non. Et j’ai peur aussi de l’étouffer avec mon amour débordant… alors parfois j’évite de trop l’exprimer, même si j’en souffre.
Pour sa part il m’a expliqué qu’il avait des habitudes de célibataire et qu’il oubliait parfois qu’il n’est plus seul.
Cette explication entre nous est une grande avancée pour moi qui ai l’habitude de tout garder en moi et souffrir en silence. Il semble que cette psychanalyse ait pour l’instant les effets d’une psychothérapie, mais pourquoi pas ? en attendant l’analyse !

agacement.

Encore un week-end mitigé où je me suis posé des tas de questions, où la machine à penser s’est emballée et où j’ai fini par m’agacer.
Premièrement des nouvelles du chirurgien du CHR qui veut finalement aussi me bloquer l’articulation. J’ai évidemment fondu en larmes, mais mon chéri a tout fait pour me remonter le moral, m’assurant notamment qu’il m’aimera toujours, même plus handicapée que maintenant. C’était gentil et louable, mais quand il sera confronté à la réalité, il risque de déchanter. Je me suis finalement reprise et j’envisage d’autres possibilités dont notamment celle de contacter l’hôpital référant pour mon handicap. Peut-être ont-ils des chirurgiens un peu plus habitués à ma pathologie et ses conséquences…
Sinon j’ai accompagné T. à son concours dimanche. Cela a débuté à 8h et fini à 22 h ! Ils ont perdu en demi finale, d’où l’amplitude horaire ! Les parties durent entre 1h45 et 2h30 selon les concours. Ici il s’agissait de 1h45. J’ai aimé le regarder jouer, je l’encourageais, le soutenais. Mais j’ai fini par ête déçue une fois de plus parce qu’entre les parties il ne s’occupait presque pas de moi (et m’igore quasiment pendantles parties, concentration oblige). Par deux fois il a oublié de me demander si je voulais boire quelque chose avec eux (ils offrent le coup aux perdants) alors que j’étais avec lui, c’est sa mère (avec qui il jouait) qui lui en a fait la remarque. Et aussi à chaque pose il sort fumer, téléphone à ses amis ou discute avec d’autres boulistes du jeu bien évidemment, alors je suis là pour rien. Parfois je me dis qu’il s’occuperait plus de moi si je n’étais pas là… Je ne sais plus trop quoi faire, ne pas l’accompagner me rend triste mais y aller aussi lorsqu’il m’oublie…
Je sais qu’il me faudrait lui parler de tout cela, mais quand je suis enfin seule avec lui je n’y arrive pas… Un peu comme si sa présence me faisais tout lui pardonner jusqu’à la prochaine fois !

maturité ?

Depuis quelques jours je me trouve un peu plus « raisonnable » !
Je me suis agacée le week-end dernier parce que T. s’était réinscrit à un autre concours dimanche matin, après avoir perdu en quart de finale samedi, alors qu’il faisait un temps excécrable et que je m’ennuyais ! Je lui en voulais et avais décidé de ne plus venir avec lui !
Puis nous en avons reparlé. Il m’a expliqué qu’il était dans son sport en « 2ème division » comme pour le foot.  Et j’ai donc compris qu’il est un vrai sportif, et non pas seulement un sportif occasionnel. Je dois donc réagir en femme de sportif et non plus en enfant gâtée ! En plus je me rend compte que j’aime partir avec lui, et même le regarder jouer ! Ce qui m’ennuie le plus c’est de devoir rester avec les autres femmes de joueurs, même si elles sont très sympas et qu’on s’entend super bien. La seule chose qui me plait est d’être avec lui et de le voir jouer. Mais quand il pleut sans discontinuer, c’est pas facile. Et souvent je me sens coincée là avec les autres femmes parce que je n’ose pas lire ou jouer (à la DS) ou partir en les plantant là. J’aimerai aussi pouvoir un peu visiter les villes où nous  nous rendons. Je ne connais finalement de Périgueux, Vichy, Cognac et Poitiers que les terrains de sport-boule. Je vais donc essayer de le convaincre de  prendre  ma voiture afin que je sois autonome (je ne peux conduire la sienne, la mienne a un aménagement pour moi) et ainsi je partirais en balade.
J’ai l’impression aussi d’être un peu moins « accrochée » à lui. J’étais en stage ces deux derniers jours et j’ai dormi à l’hôtel parce que le lieu de stage était un peu trop éloigné. Et bien je n’ai pas ressenti ce manque que je  ressens d’habitude. Bien sur j’aurais préféré être avec lui, mais je n’en souffrais pas !
Et j’envisage même de reprendre certaines activités, même si on doit se voir moins, sans éprouver d’angoisse !

Chouette ! je deviens plus mature !

Punition

J’ai mal depuis vendredi, à la cheville qui a gonflé comme si j’avais une entorse !
Il s’agit bien sur des suites de mon escapade au Futuroscope. J’ai bien senti que je forçais un peu, surtout en fin de journée. Mais il y a à peine un an je forçais encore plus que cela pour mon week-end à Paris et sans toutes ces conséquences…
Vendredi je prenais bien les choses, mais là ça commence à faire long. Tout un WE à ne rien faire pour ne pas forcer. Et je ne supporte pas l’inactivité. Je commence à ruminer, à me dire que je paye un plaisir que j’ai vécu, et j’ai  peur de toujours payer ce genre de plaisir…
Samedi j’ai travaillé, puis l’après midi a consisté à regarder la télé (navrant) en attendant le retour de mon chéri qui était parti jouer. Je suis heureuse pour lui qu’il soit parti, au moins il a pu faire quelque chose d’interessant ce WE !
Dimanche réveillée tôt, j’ai cru que c’était passé. La cheville avait dégonfflé, mais je l’ai sentie reprendre ses allures de pieds d’éléphant pendant que je me douchais ! Alors je me suis réinstallée sur le canapé, avec un sac de petits pois surgelés sur la cheville (très bon truc donné par mon kiné) et là je me suis mise à pleurer. T. n’a rien vu ou n’en a rien dit. Il m’a proposé de regarder un DVD qu’il venait de m’offrir (Invictus, très beau film que j’avais manqué au cinéma, et qui mérite d’être vu). Là, la peine s’est estompée (merci mon amour).
Hier courses le matin (en boitant), grand’mère l’après midi. J’ai du l’aider à laver son chien, je lui avais promis la semaine dernière avant ce gonflement intempestif. Je lui ai fait des allusions à ma douleur, mais elle n’était pas vraiment réceptive, alors j’ai pris sur moi, comme toujours.
Tout cela a de quoi alimenter ma prochaine séance. Surtout ce découragement et mon envie que tout s’arrête quand je me sens ainsi diminuée… Si T. n’était pas là…

Futuroscope

Pour une fois voici un article enthousiaste !
Je suis allée au Futuroscope avec T.  hier et j’ai adoré cette journée ! Cela faisait longtemps que j’en avais envie, mais avec mon ex c’était inenvisageable, et ma famille m’en croyait incapable.

J’ai fait toutes les attractions qui me tentaient plus celles qui tentaient T. A cette période et en pleine semaine il n’y a pas trop de monde et on peut en faire beaucoup.
J’ai peiné pour quelques unes (sièges trop hauts ou trop bas) mais grace à T j’y suis arrivée. Et cela me prouve son amour une fois de plus. C’était tellement naturel pour lui ! Il ne se pose aucune question, m’aide avec plaisir, amour et beaucoup de tendresse.
Cela m’étonne toujours que quelqu’un puisse aider une autre personne sans arrière pensée et sans le faire ressentir après. Sans doute parce que c’était ainsi qu’agissait mon ex. Mais en y repensant, moi aussi j’ai eu par le passé diverses occasions d’aider les autres (d’autres personnes plus handicapées que moi, ou dans mes études) et je l’ai toujours fait avec plaisir et sans aucune arrière pensée.

Aujourd’hui j’ai envie de crier que la vie peut être belle, et que j’ai de la chance de l’avoir rencontré.


…Merci mon amour…

Famille

J’accueille depuis lundi mon oncle chez moi. Je le fais pour me faire plaisir car je l’apprécie beaucoup, mais aussi et surtout pour faire plaisir à ma grand’mère (sa mère). Elle aime le voir mais les relations entre lui et son compagnon  ne sont pas des meilleures. Alors pour contenter tout le monde c’est moi qui le reçoit.
Comme il vient en train, et qu’ici il n’y a pas de transport en commun, c’est T et moi qui servons de taxi. Du coup je suis allée chez ma grand’mère tous les jours depuis mardi et je dois bien avouer que là je sature un peu… Avec une impression d’en faire toujours un peu plus sans vraiment les contenter. Elle parle sur lui, il parle sur elle et son compagnon, elle trouve que je ne reste pas assez longtemps et ne comprend pas mon envie de rentrer chez moi le soir après ma journée de travail… Et aussi cette mauvaise habitude de prendre mon handicap comme excuse pour ne pas faire certaines choses, au lieu de dire qu’elle n’en a pas envie !
Je l’adore mais parfois elle me tape sur les nerfs !

opération, suite.

J’ai rencontré un autre chirurgien hier. Et cela s’est mieux passé avec elle. Elle envisage une opération qui vise à stabiliser mon pied et non pas à bloquer l’articulation, ce qui serait bien moins handicapant et ce qui me rendrait une certaine mobilité. Elle doit en parler avec le professeur dont elle dépend, mais semble bien plus à l’écoute et sensible au fait de ne pas m’handicaper davantage.
Elle a bien pris le temps de lire les différents compte rendus post opératoires que j’avais amené. Bien pris le temps aussi de m’osculter, de bouger le pied dans tous les sens pour se rendre compte de la mobilité et de la douleur, choses que n’avait pas fait l’autre chirurgien… J’ai donc de nouveau espoir.
De plus, alors que j’évoquais mon surpoids, elle m’a expliqué que mon handicap n’y était pas étranger, ayant tous les facteurs pour grossir contre moi. Cela peut paraître idiot, mais cela m’a fait du bien de l’entendre de la bouche d’un médecin, la plupart ayant tendance à penser et dire que j’en suis seule responsable…

Sinon j’ai eu des nouvelles de mon ex. Après 6 mois sans aucun contact, un an et demi après mon départ, le voilà qui m’appelle en pleurs en me demandant de revenir ! J’étais dans le taxi en partance pour le CHU, alors je n’ai pas vraiment répondu et lui ai dit que je le rappellerai. Mais je n’y arrive pas. Cela me fait tant de peine, et je sens que je vais encore culpabiliser… Mais il me faut prendre mon courage à deux mains et lui dire que je refais ma vie, ainsi il fera peut-être le deuil de nous deux…

 

opération..?

Hier j’ai eu de nouveau RDV avec le chirurgien, au sujet de ma cheville, mon scanner étant enfin arrivé à destination !
Et là la douche froide… je suis opérable, mais les bénéfices de l’opération ne compenseront peut-être pas la perte de mobilité du pied… Il envisage de bloquer le pied à 45 °, j’aurai  donc des difficultés pour monter des pentes, conduire… Chez des personnes valides, ce blocage se compense en trouvant des parades, le corps fini par trouver le moyen de… Mais en ce qui me concerne, j’ai déjà dû trouver des tas de compensations qui seront remises en cause par ce nouvel état et pas sur que je sois en mesure de compenser cette perte là. Je risque donc d’être plus handicapée après qu’avant, le seul point positif étant que je ne devrais plus avoir mal (enfin moins…).

Je ne sais pas trop quelle  décision prendre. J’ai mal, mais c’est occasionnel et encore supportable, et au moins je peux encore me balader dans la campagne Creusoise (qui est assez pentue), danser et conduire. Après je ne sais pas. D’un autre coté je sais qu’il me faudra y passer un jour ou l’autre et je me dis que cela sera plus difficile plus tard, surtout si T et moi avons des enfants, la convalescence et la rééducation devant prendre environ 6 mois…

Hier j’en pleurais. Aujourd’hui j’arrive à me contenir, en évitant d’y penser.
Deux choses me minent dans cette histoire, c’est de constater d’une part que mon handicap s’aggrave et qu’on ne peut rien pour empêcher cela, et d’autre part je ne peux m’empêcher de penser à T qui n’imaginait sans doute pas s’engager dans la vie avec une personne aussi handicapée. Je sais que quand on aime, on aime la personne telle qu’elle est. Mais je me dis qu’il mérite mieux que moi et cette vie que je risque de lui offrir…

Emménagement.

Aujourd’hui T. termine son déménagement chez moi, enfin chez nous ! Pour l’instant il n’avait apporté que quelques vêtements et quelques petits meubles transportables en voiture. Là c’est le grand chambardement. Et je dois avouer que je le vis un peu ainsi ! Je suis bien entendu heureuse qu’il s’installe définitivement chez « moi-nous », et en même temps j’ai un peu peur de me perdre encore dans tout cela.
Cela me rappelle inexorablement mon installation chez mon ex. Comme je vivais encore chez mes grands parents je n’avais quasiment rien à apporter et de toute façon en y réflechissant bien, il ne me laissait pas vraiment de place. C’est ainsi que j’ai abandonné certaines choses chez ma grand’mère, choses que j’ai définitivement perdues lorsqu’elle a déménagé à son tour pour le Portugal. J’ai  longtemps vécu dans son intérieur y apportant peu de moi. Puis nous avons acheté une maison. Là j’ai quand même réusssi à mettre ma marque… dans la cuisine !  Dans le reste de la maison il n’y avait quasiment rien de moi. Aucun meuble à part le bureau, peu de bibelots… Je me suis rendue compte du peu de place qu’il voulait m’accorder le jour où ayant eu un joli cadeau de départ d’un de mes remplacements, il avait refusé de le mettre dans le salon, prétextant le manque de place, alors que quelques temps plus tard il en trouvait pour un objet pris chez sa mère (eh oui, « pris » pour ne pas dire subtilisé, puisqu’il a profité qu’elle était hospitalisée suite un AVC pour lui prendre cet objet qu’il convoitait depuis des années).
Quand je suis partie et me suis installée seule, j’ai éprouvé un certain plaisir à choisir mes meubles et ma décoration. Je choisissais avec soin, sans précipitation, attendant le coup de coeur. Ainsi je pense avoir un intérieur qui me correspond, qui correspond à la fois à mes goûts et à ce que je suis.
Ayant vécu ce que j’ai vécu j’accepte l’installation de T. Pourtant j’ai du mal à tout accepter. Il est difficile de s’intaller dans l’intérieur d’un autre, tout comme il est difficile de faire cohabiter deux intérieurs différents. L’idéal étant sans doute de tout acheter ensemble !
Pour la petite histoire je ne sais pas à quoi ressemblent ses meubles, puisqu’il n’a jamais voulu m’inviter chez lui, prétextant les marches à monter pour y acceder. Je découvre peu à peu, au fil de ce qu’il ramène. Là ce soir je risque de ne plus me sentir chez moi pendant quelques temps…le temps peut-être de me sentir chez nous !

Passé…

Le net est formidable pour certaines choses et notamment pour retrouver les gens.

La famille de ma mère, dont j’ignorais l’exitence, m’a retrouvée grâce à un site de retrouvaille de ses amis d’enfance le lendemain même de mon installation en célibataire. Un peu comme un signe du destin (ou de ma mère !)  pour me dire que je ne suis pas seule…

Là j’ai retrouvé le meilleur ami de mon père grace à face de bouc… Etant allée refaire ma carte d’identité, je me suis rendue compte que je ne connaissais même pas vraiment l’ état civil de mes parents. J’ai donc recherché des docs pouvant me renseigner et j’ai retrouvé des articles de presse relatant leur accident. Y étaient mentionnés le nom de cet ami d’enfance de mon père, ainsi que celui de son épouse et de leur enfant. Je ne sais pourquoi j’ai eu envie de le joindre.  Ils venaient me voir quand j’étais enfant, mais avaient fini par ne plus venir…
Je recherche donc sur les pages blanches, dans mon département d’origine mais rien. Mais les pages blanches proposent un lien vers face de bouc (et oui, au cas où vous en doutiez encore, nous sommes tous fichés) et deux personnes portent ce nom. J’en choisi un des deux et lance un message assez explicite, mais pas trop quand même, comme une bouteille à la mer … et bingo ! je tombe sur le bon !

Echange de mail, de photos, le passé ressurgit. Il doit le blesser plus que moi. Moi j’ai perdu mes parents très jeune. Lui a perdu son ami d’enfance, celui avec qui il partageait tout. D’ailleurs j’apprends à cette occasion que je ne suis pas « la cause » de ce voyage… Mon père connaissait les beaux parents de cet ami et il souhaitait nous présenter ma mère et moi à ces gens qu’il aimait. Ca n’est donc pas uniquement pour « me montrer » comme le disait ma grand mère… Semblant de rien cette interprétation m’avait fait du mal.


Les pendules sont donc remises à l’heure, mais je me demande quand même ce qui me pousse à revenir sur mon passé, moi qui ai toujours été tournée vers l’avenir.

12345...7


ortorexico-boulimicus |
Love it,or leave it alOne |
le crocophilou |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | poèmes
| Hystoria...histoire de...
| Moi...Mes amis...Mes emmerd...