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Deux jours à tuer – François d’Epenoux

Deux jours à tuer- François d'Epenoux          »Deux jours à tuer » ou deux jours pour saccager sa vie…  Mais qu’est-ce qui pousse cet homme qui a tout pour être heureux – femme ravissante et aimante, enfants qu’il adore, des amis fidèles, un bon cadre de vie – à tout détruire en l’espace d’un week-end, celui de son anniversaire ?  Est-ce l’amour pour Marion, un amour d’enfance retrouvé ? Est-ce la fameuse crise de la quarantaine, qui remet la vie de chacun en question? Ou est-ce l’araignée qu’il nourrit en lui depuis l’enfance et dont il sait qu’un choc violent peut la réveiller ?

Il passe ces deux jours à détruire consciencieusement, presque avec méthode, tout ce qui fait son bonheur,  faisant  souffrir ses proches mais aussi lui-même. C’est une histoire d’amour fou, d’un homme sans demi mesure, sans compromis .  

Roman surprenant, qu’on ne lâche plus une fois commencé parce que deux questions nous taraudent : pourquoi  et comment peut on en arriver à cette extrémité. 
Mis en images par le cinéaste Jean Becker en 2008, avec Albert Dupontel dans le rôle de ce quadragénaire au bord de la rupture.

Solitude

Il y a quelques temps j’ai participé  à un atelier d’écriture. L’exercice consistait à  trouver des mots autour d’un mot directeur, reflet de notre état d’esprit. Le mot qui me parlait à ce moment là était « solitude » et j’écrivis ceci :

Je vais seule dans la vie comme une île oubliée
Encerclée de pensées tristes et amères.
Libre mais désespérée, libre mais tétanisée,
Je perds peu à peu mon unité.
Je réalise mon ignorance.
J’ai saccagé ma vie pour doucement m’endormir dans les bras de Thanatos.

J’ai un peu changé depuis, même si la solitude me pèse encore. Eros et Thanatos

Au coeur de ce Pays -JM COETZEE

 

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C’est le long monologue  de Magda, la fille d’un propriétaire terrien dans le veld Sud-africain, au milieu de nullepart. Elle y vit avec son père et quelques domestiques, dont  Hendrik et sa jeune femme Anna. 

Dans ce pays dur et arride, elle est seule et sans amour.  Elle souffre de cette solitude écrasante et de n’être pas aimée, désirée, désirable. Elle crève d’amour et de désir pour le seul être qui soit près d’elle : son père. Un amour qui va la conduire à la folie.

C’est un long cri de haine et de violence, mais surtout un long chant d’amour pour son père et ce pays. Un monologue halluciné ou l’on se perd parfois comme la narratrice entre fantasme, délire et réalité.

Ce roman je l’ai lu en deux temps, tant il est âpre et difficile, mais si beau !

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