Archives pour la catégorie Pétales d’analyse…

coucou

Voilà bien logtemps que je n’ai pas écrit ici, si ce n’est pour répondre aux messages reçus depuis mon dernier mot.
C’est que je n’ai plus beaucoup de temps à consacrer à cela.
J’ai repris le travail en juin dernier, et mon agence postale a été déplacée à la Mairie. Cela me permet de faire du travail de mairie lorsque je n’ai pas de client à la poste, mais du coup, je n’ai plus ces longs moments de libres où je pouvais écrire ici et lire les autres blogs et forum…

Mon bébé va bien, il est toujours aussi adorable, et ça a été un crève coeur de le laisser en juin, même si j’avais confiance en sa nounou. J’arrive toujours à m’en occuper et son poids ne me pose pas encore problème. C’est curieux car s’il est dans la moyenne haute en ce qui concerne sa taille, il reste dans la moyenne pour le poids, comme s’il me laissait le temps de m’adapter (et de me muscler !). Il y a bien sur des choses que je ne peux pas faire avec lui (jouer avec lui par terre ou dans un parc, le soulever très haut comme il aime…), mais son père s’en occupe très bien et la nounou assure la partie éveil. Moi je suis là pour les câlins, les chansons, et les biberons ! lol ! Il est tout sourire, bien éveillé et donc je ne pense pas qu’il souffre de mon handicap.

T et moi nous nous aimons toujours autant et l’arrivée du petit est comme le ciment qui lie cet amour… Nous allons bientôt nous marier ! Moins de deux ans après notre rencontre ! Je n’aurais jamais pensé vivre un tel rêve, moi qui me laissais vivre auprès d’un homme qui ne vivait que dans le passé, son passé, et m’aimait si mal…

Comme quoi, il ne faut pas désespérer !

choix du prénom

Lundi j’ai évoqué en séance le choix du prénom de notre bébé. Au départ j’évoquais surtout le fait que nous avons décidé, T et moi, de ne pas le révéler, T pour la surprise et moi pour éviter les commentaires. Et le psy m’a alors dit que si cela restait secret en dehors du cabinet, cela s’exprimait en séance. Le choix d’un prénom n’est que rarement anodin, surtout à notre époque où l’on peut choisir librement.
En réalité j’avais établi une (longue) liste des prénoms qui me plaisaient et l’avais donné à T pour qu’il me donne son avis. Bien sur si aucun des prénoms ne lui avait plu on en aurait cherché un autre. Son choix s’est arrêté sur un prénom. Je l’avais sélectionné consciemment pour sa sonorité. Mais inconsciemment il semble que je l’ai choisi parce qu’un de mes petits cousins le porte. Il s’agit d’un bébé d’un peu plus d’un an, que j’ai rencontré cet été lorsque nous sommes allés dans ma famille. Et c’est vrai que cet enfant m’avait plu. Un joli petit garçon, tout bouclé, souriant, en pleine santé et marchant déjà à 14 mois… C’était donc cette image qui m’avait séduite. De plus en cherchant sur le net, j’ai découvert que ce prénom signifie « Dieu guérit »… Bon, là on ne peut pas parler d’inconscient puisque je ne connaissais même pas cette signification, mais c’est quand même beau, non ?

Lâcher Prise…

Je ne savais pas trop ce que pouvait signifier cette expression jusqu’à lundi.
En ce moment je vais en séance à reculons voire à contre-coeur ! Lundi j’ai traîné, suis arrivée en retard et dans l’ascenseur je me trompai en appuyant sur le zéro (étage où j’étais déjà) au lieu d’appuyer sur le 1 (étage de mon analyste! ) et je ne comprenais même pas pourquoi l’ascenseur ne fonctionnait pas !
Alors j’en ai parlé en séance et j’ai fait le rapprochement avec ce sentiment que tout m’échappe en ce moment, et de ma façon de me laisser vivre en quelque sorte. J’ai évoqué aussi cet oubli ou plutôt cette négligence concernant ma demande de prêt. Alors que je suis secrétaire de mairie et donc aguerrie à la lecture des courriers et à la suite qu’il faut leur donner, j’ai survolé le courrier de l’assurance qui me demandait de renvoyer ma réponse avant le 21 octobre ! Je voyait bien qu’il était marqué « bon pour accord le… » mais T me disant que le banquier avait le même et qu’il était donc sans doute inutile de le renvoyer, je n’ai pas cherché plus loin ! Cela aurait pu avoir de graves conséquences. Heureusement nous avons eu une lettre de rappel et je me suis empressée de l’envoyer. Tout cela pour dire que je me repose sur lui, lui fait une entière confiance et je ne me reconnais plus dans cette façon de laisser le contrôle … L’anecdote de l’ascenseur tend aussi vers cela, le sentiment d’être un peu perdue, de ne pas savoir où j’en suis…de perdre le contrôle, la maîtrise. Mais après tout pourquoi pas, si cela reste dans la limite du raisonnable.


Finalement nous venons d’avoir la réponse ce matin même pour le prêt : c’est ok ! Heureusement car là aussi, faisant confiance à mon banquier et suivant l’optimisme de T, j’avais déjà envoyé ma lettre de résiliation de bail…

handicap…

Lundi en séance j’ai une fois de plus évoqué le handicap et la vision que les « valides » semblent avoir abstraitement de nous et de ce problème. Abstraitement parce que tant qu’on n’y est pas confronté pour soi même ou un proche, on peut difficilement s’en faire une idée.
Ces questions m’avaient déjà taraudée auparavant, et ma grossesse « à risque » réactive cela.
J’en discutais il y a peu  avec une amie handicapée elle aussi, et elle me disait qu’elle ne connaissait aucune personne handicapée qui aurait préféré ne pas naître. Moi non plus. Bien sur il y a parfois des moments de découragement, de désespoir aussi face à l’injustice ou à la solitude. L’idée d’en finir m’a parfois traversée, mais jamais le regret d’être née. Et finalement s’insinue en moi l’idée que le handicap gène plus les proches et la société en général, que la personne handicapée. Il y a d’abord la déception de ne pas avoir l’enfant parfait et qui satisfera nos rêves. Il y a ensuite la charge que représente le handicap, charge aggravée par l’inaccessibilité des lieux de vie (école, travail, transport…), le surcoût que cela représente et l’investissement affectif que cela suppose.
Quand on donne naissance à un enfant on souhaite pour lui le meilleur, une vie « normale » : études et travail pour l’autonomie, mariage puis enfants à son tour… Une vie remplie de joie, de découvertes, d’activités et d’amour…
Ne peut-on avoir cela lorsque l’on est handicapé ? Cela dépend bien sur du handicap. Mais qui peut préjuger de ce que sera la vie d’autrui. J’ai connu des handicapés qui avaient été condamnés à la naissance par les médecins à une vie sans autonomie et sans amour. Finalement ils ont pu suivre des études, avoir un travail et mener une vie quasiment normale !

J’avais entendu parler de ces parents qui avaient attaqué un hôpital parce que leur enfant, lourdement handicapé à la naissance et mort quasiment de suite, avait été ranimé … Ils avaient obtenu réparation et j’avais trouvé cela normal. Une loi pour éviter ce genre de dérive avait été promulguée. Mais d’autres parents avaient trouvé la parade pour être indemnisés de la naissance de leur enfant trisomique non diagnostiqué par la médecine, en attaquant par rapport au préjudice que subissaient les frères et soeurs ! Et cela remue des tas de questions éthiques. Verra-t-on dans l’avenir des enfants attaquer leur parents parce qu’ils sont quand même nés ou parce qu’ils leur ont donné un frère ou une soeur handicapé. Est-ce considéré comme une faute, un délit, de donner naissance à une personne handicapée ? Beaucoup d’implications découlent de ces tentatives de gagner de l’argent en profitant autant que possible d’une situation telle que celle-là…

Cette grossesse me fait vraiment m’interroger sur tout cela. Pourtant elle se passe bien et la dernière écho, passée lundi elle aussi, montre un bébé en pleine santé non atteint, pour l’instant, par mon handicap…

travail…suite !

Finalement j’ai évoqué mes soucis de travail en séance et complètement zappé le rêve. Cela m’a fait du bien d’en parler, j’ai vu certaines choses en face, j’ai trouvé une solution pour l’un des problèmes (enfin, je l’avais trouvée samedi mais lui en ai parlé quand même, comme si je cherchais son assentiment !) et il a terminé la séance en me posant une question qui m’a ouvert les yeux sur solution pour l’autre problème : en parler au Maire directement. Cette simple petite phrase « ce Maire est-il aveugle à ce point ? » m’a ouvert les yeux. Oui il l’est, ou plutôt feint de l’être afin de ne pas s’attirer les foudres de ma chef qu’il redoute… Mais je pense qu’il me faut lui en parler et ne pas reproduire ce qui s’était déjà passé par le passé dans une autre collectivité. J’avais été victime de harcellement moral de la part de mon supérieur hierarchique, mais doutant terriblement de moi-même je croyais que c’était justifié. Mon ex compagnon ne cessait de me conseiller d’en parler au Maire mais je m’y refusais… C’est en parlant de cela avec la personne que je remplaçais alors que j’eus la confirmation du harcellement qu’il pratiquait sur tout le monde !
En tout cas cette séance m’a fait du bien et m’a permis de passer une nuit complète sans réveil nocturne !

rêve

Cette nuit je me suis réveillée, comme bien souvent en ce moment, et n’arrivant pas à me rendormir, comme bien souvent en ce moment, je pensais à ma thérapie.
Et je me disais que cela faisait bien longtemps que je n’avais fait de rêve dont je me souvienne, un bon rêve à raconter en séance…
Et voilà que rendormie je fais un rêve, enfin plutôt un cauchemar dans lequel T m’abandonnait dans une cafet…
Beaucoup de symbolique à analyser dans ce rêve. Mais je trouve quand même un peu curieux de rêver à la demande à un moment où il me faudrait évoquer certaines choses en séance (notamment autour de mes relations de travail) , choses que je préfèrerais esquiver… Le rêve serait-il parfois une forme de résistance à la cure ?

vacances

Je suis en vacances à la fin de la semaine et mon analyste aussi ! Sauf que lui ne reprend que le 30 août ! Mais curieusement cela ne m’angoisse pas, ni ne m’ennuie…
Parfois je me demande si je suis vraiment en analyse parce que je ne vois pas quel lien transférentiel nous unit…
Alors je vais à ces séances, souvent en me demandant ce que je vais bien pouvoir dire… expression parlante finalement. Que puis-je dire ? Tout ! Et chaque fois je trouve un fil à tirer. Cela peut partir d’un événement de la semaine ou parfois d’un rêve un peu marquant.
D’ailleurs analyser un rêve avec son analyste n’a rien à voir avec l’analyse qu’on peut en faire en lisant des bouquins « spécialisés ». Bien sur cela donne quelques pistes ,par exemple je n’aurais peut-être pas compris que rêver d’une maison c’est rêver de soi, ou que la manière dont on conduit sa voiture en rêve peut donner une idée de la façon dont on conduit sa vie… Mais l’analyse du rêve surtout c’est l’association qu’on fait avec d’autres choses: des souvenirs, des idées, des pensées… et parfois on en oublie le rêve pour exprimer des choses jusqu’alors insoupçonnées…
Chaque fois  je ressors de séance et étonnée de ce que j’ai pu dire. « Pu » dans le sens d’avoir trouvé à dire mais aussi de m’être autorisée à et de l’avoir fait sans avoir peur d’être jugée…
Alors je reviens, même si parfois j’ai envie de sécher la séance !

Fusion

L’angoisse a passé finalement, comme toujours et c’est tant mieux. La tablette de chocolat et mes ongles y sont passés mais bon, pas grave !
L’ambiance au travail est terrible, le Maire étant désormais minoritaire et la liste adverse faisant tout pour obtenir sa démission. Et le secrétariat se trouve pris entre deux feux : la loyauté envers son employeur et la neutralité envers l’opposition. Pas facile à tenir comme position ! En ce qui me concerne, si le Maire démissionne, il y a peu de chances que je garde ce contrat complémentaire à l’agence postale, trop de « copains et de copines » convoitaient ce poste. Tant pis, c’est la vie et de toute façon j’ai toujours su rebondir jusqu’à maintenant.
Sinon hier j’ai discuté avec mon amie de ma relation avec T. Et je me suis rendue compte que je reproduisais ce que j’avais déjà fait avec mon ex. Nous avions une relation fusionnelle dans laquelle j’avais fini par étouffer, notamment parce qu’il ne voulait plus rien faire et que moi je m’ ennuyais. Là, les choses sont un peu différentes avec T, mais pas tant que ça ! Je ne peux pas dire qu’il ne veut rien faire, mais cela tourne quand même beaucoup autour de son sport, et moi je le suis pour être avec lui…mais je m’ennuie ! J’ai  besoin de cette fusion mais en même temps elle entrave mon épanouissement personnel !
Ce n’est pas rien pour moi d’avoir pris conscience de celà ! Je vais donc poursuivre dans l’idée de faire des activités qui m’épanouissent, éventuellement sans lui, et je nai plus qu’à analyser avec mon psy pourquoi j’ai ce besoin de fusion…

travail…sur soi !

Je me sentais angoissée depuis jeudi, date à laquelle j’ai décidé de postuler pour l’autre emploi. Alors ça m’est venu naturellement en séance hier. Evoquer cette angoisse et les raisons objectives puis les raisons plus subjectives. Eh oui j’ai commencé par ce problème puis j’ai terminé ma séance en évoquant la mort de mes parents et surtout sur ce que je crois que ma grand’mère pense de tout cela… C’est curieux en une demie heure de passer du travail au surpoids pour en finir avec ça…
Et cela m’a soulagé, un peu. Aujourd’hui je ressens surtout de la gène à aller travailler avec ma collègue. Je sais qu’elle va remettre ça sur le tapis… On a aussi évoqué sa façon de me destabiliser… Je le sais, je la connais, mais j’en souffre quand même !

Ah ! comme j’aimerai être déjà au 1er août..!

espoir … déçu.

Eh oui tout est dans le titre ! Finalement je ne suis pas enceinte.
Je suis un peu triste, mais ça va quand même. Après tout ça ne fait pas si longtemps que j’ai arrêté la pillule.
Une fois de plus T a été plus mesuré que moi. Je lui avais fait part de ce retard samedi dans l’après midi et il m’avait répondu de ne pas m’emballer, que si ce n’était pas cela je serais déçue… Il avait raison.
J’ai pu dire tout cela en séance hier. En plus j’ai eu la mauvaise idée de me peser, chose que je n’avais pas faite depuis longtemps, et là j’ai pu constater les dégâts. C’est bizarre de l’avoir fait hier, un peu comme si je me punissais. Enfin c’est ainsi que je l’analysais  mais  je me suis aussi rendue compte hier soir que c’est aussi l’illusion de pouvoir au moins contrôler cela qui m’a poussée à le faire… Enfin c’est encore un peu embrouillé dans mon esprit.
Alors que je n’avais pas envie d’aller à cette séance, j’ai commencé par le lui dire puis de fil en aiguille j’ai beaucoup parlé, exprimé des choses remontant à l’enfance, d’autres  blessures, d’autres déceptions. Bizarrement je n’en suis pas spécialement ressortie soulagée comme d’habitude, mais plutôt en colère. Une colère froide, silencieuse mais bien là… et pour une fois, pas tournée contre moi.

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