Archives pour la catégorie Pétales d’analyse…



Lettre

Finalement je lui ai écrit une lettre. Il est parfois plus facile de s’exprimer ainsi. J’ai eu ainsi le temps de bien analyser mon ressenti et de le lui exprimer avec calme et tact, sans faire de reproches, juste en disant ma peine.
J’avoue que j’étais un peu nerveuse pour rentrer au soir. Mais il m’attendait et s’est excusé, tout en me demandant pourquoi je ne le lui avait pas dit avant. Oui, pourquoi ? Parce que j’ai souvent la sensation d’exagérer, même si en y regardant objectivement il semble que non. Et j’ai peur aussi de l’étouffer avec mon amour débordant… alors parfois j’évite de trop l’exprimer, même si j’en souffre.
Pour sa part il m’a expliqué qu’il avait des habitudes de célibataire et qu’il oubliait parfois qu’il n’est plus seul.
Cette explication entre nous est une grande avancée pour moi qui ai l’habitude de tout garder en moi et souffrir en silence. Il semble que cette psychanalyse ait pour l’instant les effets d’une psychothérapie, mais pourquoi pas ? en attendant l’analyse !

des nouvelles…

Ma cheville va mieux, car j’ai fini par consulter un docteur qui m’a donné des anti-inflammatoires.
J’ai évoqué tout cela en séance : le corps qui lâche, la déchéance, la vieillesse, le sentiment d’injustice… Pas de réponse bien sur, mais cela fait du bien d’en parler à quelqu’un d’une part et d’autre part à quelqu’un qui ne va pas chercher à me consoler en me donnant des idées ou des conseils que je  sais inadaptés.
Mes proches le font et certains ici aussi et je les en remercie. C’est un peu le rôle des amis et de la famille. Mais pouvoir poser aussi sa peine sans qu’on cherche à consoler en minimisant fait du bien…
De tout cela ressort que je vais être obligée de me faire opérer. J’ai envisagé un moment d’attendre encore quelques années, d’avoir des enfants tout de suite et de voir quand le moment sera venu, mais là je crois qu’il est venu.
En attendant ce week-end je pars avec mon amoureux et ses amis pour un de ses concours. Nous dormirons dans un mobil home et je suis contente d’avoir retrouvé « ma » mobilité. Je serais déjà assez dépendante de lui comme ça, je ne veux pas en rajouter. D’ailleurs c’est surtout ça qui est ressorti de ma séance mardi, cette peur de la dépendance, qu’elle soit physique ou sentimentale…

libre pensée…

Lundi je suis allée en séance sans avoir rien de spécial à dire. Cela m’arrive souvent en ce moment.
C’est que j’ai encore cette « mauvaise » habitude d’y aller comme j’allais en psychothérapie, avec LE Problème de la semaine ou la réflexion du moment ! Mais là, je dois bien avouer que j’en ai fait le tour. Bien sur il m’arrive toujours des galères (comme tout le monde) mais cela tourne toujours autour des mêmes choses et du coup je deviens plus  philosophe !
Alors j’ai revu toute ma semaine et j’ai finalement trouvé à dire sur mon opération, mon désir d’enfant, ma grand’mère, mon ex. Beaucoup de redites mais cela m’a fait du bien de laisser aller ma pensée…

Poids lourd… à porter !

Hier j’avais séance.
Comme souvent je ne savais pas quoi dire et pourtant j’en avais gros sur le coeur. Alors j’ai commencé comme d’habitude par ce qui me touche le moins pour finir par ce qui me pèse le plus ! Et c’est bien de cela dont il s’agissait !
Depuis quelsques temps je ne me supporte plus. Je ne supporte plus de voir cette silhouette difforme par le handicap mais aussi et surtout par le surpoids.
J’ai aussi conscience que si ma cheville m’handicape parfois, c’est surtout le surpoids qui me pèse. Je peine à monter les pentes, à « courrir » (enfin, dans mon cas, à aller un peu plus vite) et je sais qu’avec 10 voire 20 kg de moins l’opération ne serait peut-être plus aussi nécessaire ou moins urgente. Mais je ne sais plus maigrir. Je me suis inscrite à un programme d’amaigrissement mais je suis incapable de me priver à nouveau ! Et la méthode que je suivais me permet juste de ne pas prendre. Si seulement je pouvais revenir à mon poids d’il y a 5 ans (63 kg) et maintenir ce poids en faisant comme je le fais aujourd’hui ! Mais je n’y parviens pas ! Et la spirale du régime me reprend (contrôle alimentaire, mauvaise conscience, pesée journalière, cafard…).
Hier j’évoquais cela en séance, j’en avais les larmes aux yeux, je pleurais même devrais-je dire, car les larmes ont coulé cette fois. Je montrais ma faiblesse, alors que j’avais terminé la séance précédante sur ce constat: dans ma famille on ne montre pas ses faiblesses !
J’évoquais aussi la charge morale que représente parfois ma grand mère…

Enfin tout ce qui pèse sur moi… tout ce poids que je supporte…belle conclusion de séance !

sans voix (suite)

Hier j’ai eu séance, la voix étant revenue, tant bien que mal depuis dimanche. Et bien sur il a souhaité aborder ce mutisme. Mais je n’ai pas réellement trouvé la cause de cela. J’ai bien sur évoqué le premier épisode lors du retour de ma grand’mère en France, mais là, mis à part une contrariété au travail, je ne voyais pas avec quoi faire le lien.
Il a donc préféré passer à autre chose, cela devant se décanter à l’avenir.
Par contre il m’a annoncé que la prochaine fois je lui serais redevable d’une séance, car pour lui il est évident que c’est le travail d’analyse qui a provoqué cela. Même sans voix on peut parler, exprimer…

sans voix !

Hier je n’ai pas eu séance ! Malade depuis jeudi soir, j’ai une extinction de voix depuis samedi ! Le matin j’ai une voix de crapaude et le soir peu de sons sortent de ma gorge. J’ai donc appelé mon psy pour le prévenir. Comment parler si on a plus de voix ? Et bien sur, il y voit une raison psy dont il souhaite parler dès que possible ! Pourquoi pas ? Cela dit la maladie et ses manifestations sont-elles toujours psychiques ? On peut se le demander, même si c’est vrai qu’elle aurait pu se manifester sans me laisser sans voix !

Voilà !

C’est fait, j’ai postulé.
J’ai retourné cela en séance lundi, et le psy lui même m’a dit que je voyais bien où était mon intêret…
Alors je me suis décidée. J’avais déjà écris ma lettre de motivation sauf qu’elle ressemblait à tout sauf à ça ! Encore un signe de résistance ! Alors je l’ai refaite hier matin et je l’ai déposée hier soir directement dans la boîte aux lettres. Mais depuis cet instant j’ai mauvaise conscience ! Et cela m’a hanté toute la nuit ! Comment annoncer à ma chef /collègue que j’ai finalement décidé de postuler ailleurs ?
Hier, parlant d’autre chose, elle a évoqué une méthode que sa fille a appris en entreprise pour déstabiliser l’adversaire : « la culpabilisation » ! Elle me disait que le Maire, notre patron, ne savait pas l’utiliser pour se défendre face à ses détracteurs. Et là j’ai compris ! C’est cela qu’elle utilise envers moi chaque fois que j’évoque l’éventualité d’un départ. Elle avait commencé par me dire que le Maire s’était « battu » pour me recruter sur ce second poste, défiant ainsi son Conseil Municipal, ce qui ne m’a pas paru si évident. C’est vrai que d’autres personnes ont postulé, dont certaines de la commune, mais un responsable de la poste était aussi présent lors de l’entretien d’embauche et il a souligné mes compétances… Ensuite elle joue sur la corde sensible, me faisant comprendre qu’elle l’aura dur sans moi, parce qu’on se soutien, qu’on s’entend bien etc. Cela n’est peut-être pas de la manipulation mais quand même, je me sens bien « coupable » de les laisser tomber. Je me vois presque comme une opportuniste. Peut-être suis-je ainsi finalement, mais juste pour évoluer, pour enfin être fixée quelque part et donc sécurisée sur mon avenir professionnel.

Il va falloir que j’apprenne à être plus égoïste, et à ne plus avoir mauvaise conscience… Mais… le peut-on ?

Pêle mêle !

Beaucoup de pensées me hantent en ce moment. Pensées sur mon passé, sur mon présent et de drôles de sensations, sentiments voient le jour.
Je ne sais si c’est la psychanalyse qui remue tout cela. Jusqu’à maintenant j’y allais plutôt en dilettante, ne repensant pas forcément à ce qui avait été dit en séance, et en ne « préparant » rien. Tout le contraire de ce qui se passait pendant ma  psychothérapie. Là je ne pensais qu’à cela, à la séance que je venais de vivre, appelant de nouvelles réflexions, certaines découvertes. Je décomptais les jours qui me séparaient de la prochaine, le transfert aidant sans doute aussi beaucoup.
Là il n’y a pas vraiment de transfert. Il est en congés la semaine prochaine et cela me soulage… presque. Presque parce que j’ai l’impression que certaines choses voient le  jour, des pensées négatives enfouies qui remontent à la surface, et que j’ai encore du mal à verbaliser. Parfois je prend fugacement conscience de certaines choses puis je les oublie aussitôt. Sans doute un refoulement, cela étant trop dérangeant pour moi.

T. vit chez moi depuis vendredi. Je n’arrive pas encore à dire chez nous, mais cela viendra sans doute au fil des jours. C’est une nouvelle vie qui se met en place.  Il est gentil, attentionné et pourtant j’en veux encore plus ! Là il rentre au petit matin après son travail et  attend que je sois réveillée pour aller dormir, pour ne pas me réveiller. Moi j’aimerai autant qu’il vienne dormir avec moi tout de suite, au risque de me réveiller. Alors je  me lève plus tôt pour lui, pour qu’il attende moins longtemps et parceque j’aimerai passer un peu plus de temps avec lui le matin. Mais il  me plante là,  part se coucher tout de suite et du coup je suis déçue. On ne se voit finalement que deux heures le soir alors que j’aimerais le voir plus, ne serait-ce qu’un peu le matin lorsque je déjeune et que je me prépare. On pourrait parler un peu puis il partirait dormir quand j’irai travailler…
Je me rends bien compte de mon égoïsme, c’est pourquoi je ne lui demanderai jamais de faire ainsi. S’il le fait un jour de lui même tant mieux, mais je ne veux pas le lui  demander. Cela rejoint les réflexions que je me faisais lors de ma dernière séance, comprenant qu’il me fallait vivre seule. Non pas en célibataire, mais sans attendre trop des gens, sans dépendre d’eux pour mon équilibre intérieur. Car chaque fois je vais droit dans le mur.
Je voudrais prendre des notes là dessus, sur ces réflexions qui me viennent et en parler en séance, mais je crois que cela va à l’encontre de la psychanalyse qui ne demande pas de préparer quelque chose. Le problème c’est qu’en séance ça ne vient pas, j’y repense après, preuve sans doute d’une certaine résistance de ma part.

Je me suis également rendue compte hier que j’avais tendance à saboter mon travail. J’ai longtemps mis cela sur le compte de mon inattention. Les petites erreurs qui s’accumulent, juste assez pour ne pas être parfaite, mais quand même pas trop graves. Là un dossier est revenu, j’avais fait une erreur grossière, genre 2550 € – 500 € = 2000 € ! Alors rien de grave, mais ma chef a dit qu’elle aurait dû vérifier avant d’envoyer le dossier, alors que franchement il n’y a avait pas de quoi fouetter un chat. N’importe qui aurait pu rendre ce dossier sans erreur. Le pire c’est que j’avais pris cela comme un test, alors je m’étais appliquée. Je ne peux donc invoquer ma distraction… Peut-être est-ce encore un acte manqué, mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi j’ai ce besoin de tout saboter…

acte manqué…

Hier j’avais séance.
Je dois bien avouer que la motivation me manque un peu en ce moment. Depuis que je connais T. je vais mieux moralement alors j’ai tendance à penser que je n’ai plus vraiment besoin de ces séances. Pourtant j’ai toujours certaines angoisses, et de drôles de réactions parfois. Je sais que j’ai encore des choses à analyser car je suis encore incapable de me vivre seule !

J’avais, comme à l’accoutumé, préparé mon paiement à l’avance, en numéraire, dans la pochette de ma carte bleue. Or je suis passée faire une course rapide pour T. risquant d’être en retard, et j’ai laissé ma carte sur le siège avant de ma voiture ! Au moment de payer : rien ! pas assez de monnaie dans le porte-monnaie et plus qu’un seul chèque dans le chéquier ! Il ne m’a jamais clairement dit qu’il voulait du numéraire, mais à son manque d’enthousiasme, je suppose qu’il n’ est pas favorable aux chèques. Et de me faire remarquer qu’il s’agissait d’un acte manqué ! Mais il me laisse le soin d’interprêter cela le temps de ses congés ! Cela m’a fait rire d’autant qu’encore un peu je n’avais même pas de chèque pour le payer ! Là c’eût été rééllement un acte manqué ! Innocent

imposteur

Je suis revenue en séance sur ma place dans ma famille. Pour résumer grossièrement : élevée dès l’âge de deux ans et demi par mes gands parents suite au décès de mes parents. Très vite ils sont devenus papa et maman, et Pascal mon oncle est devenu mon frère… 
Je connaissais très bien mon histoire, aucune cachoterie, aucun secret, et pourtant cela a quelque peu brouillé mes idées au point (je crois) d’avoir developpé un sentiment d’imposture. Ainsi je ne me sens nulle part à ma place, je ne pense pas mériter le bien qui m’arrive (ni le mal) et je crois toujours que je vais être démasquée…
Pourquoi T m’aime-t-il alors que je n’ai rien pour moi ? Pourquoi suis-je appréciée par mes amis alors que je n’ai aucun intéret ? Pourquoi ais-je ce travail alors que des personnes plus méritantes galèrent ???? Ce n’est qu’un florilège des interrogations négatives qui m’habitent.
Prendre conscience de cela est une chose, savoir modifier son point de vue sur soi par rapport à ça en est une autre … mais j’y travaille ;-)

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