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C’est aussi ça la vie…

Ceux qui me connaissent par le forum de Francis savent que je vais mal depuis hier soir.

J’avais pas trop envie de déballer ma vie sur ce blog, mais après tout, cela allègera peut-être un peu ma peine.

Je suis handicapée de naissance. Handicap que j’apprends jour après jours à apprivoiser. Pousser chaque jour mes propres limites, me prouver que je peux vivre comme tout le monde, que je mérite de vivre aussi, que ma vie n’est pas vaine, qu’il est heureux que  les échographies n’existaient pas à ma naissance et que l’avortement était encore interdit.
Je ne souhaite pas ouvrir un débat là dessus, chacune étant aujourd’hui libre de son corps et de son choix, et j »en suis heureuse.

Si ma mère avait su qu’elle concevait un enfant handicapé, m’aurait-elle gardée ? Je ne le saurais jamais, elle est morte avant que je sois en âge de lui poser la question. Mais une seule chose est certaine, je suis là, vivante.

Mais je me suis toujours sentie mise à l’écart, parce que différente, à l’école, au lycée, à la fac aussi. Il n’y a guère que dans mon travail que je suis bien intégrée. Et encore, il m’a souvent fallut combattre les préjugés des employeurs, et j’en ai fait les frais encore dernièrement.

Mais le pire est sans doute en amour… Je me demande souvent ce que les hommes recherchent. Une femme de ménage ? Une maîtresse, amante experte dans toutes les positions amoureuses ? Une aventurière prête à escalader les montagnes ?
Moi je cherche juste quelqu’un à aimer, et qui m’aimerait, avec qui partager des activités, sortir, s’amuser, bouger …vivre !

Hier j’ai rencontré quelqu’un avec qui je dialoguais depuis quelsques temps. Une sorte d’osmose semblait se faire entre nous: petits mots gentils (mon ange, ma puce…), sms échangés à toute heure, appels  dans la journée… Il appréciait mon humour, me trouvait jolie sur la photo, aimait mon coté sentimental. Et voilà qu’hier soir il m’a dit que ça ne serait pas possible entre nous à cause de mon handicap (que je n’avais pourtant pas caché et qui ne me rend pas monstrueuse non plus) ! S’en douter est une chose (ça n’est pas la première rencontre qui tourne court à cause de cela, je crois) mais se le prendre en pleine face c’est autre chose. Toutefois je le remercie pour sa franchise, même si cela fait vraiment mal.

Matière à analyser sans doute lundi, si j’arrive à parler sans verser toutes les larmes de mon corps.

La Vie quoi !

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imagesfemme.jpg  Ma recherche  de l’Amour continue, presque malgré moi.
On dirait que j’ai pris le conseil de mon psy Dr à l’envers, lui qui me disait de ne pas me jeter dans les bras du premier venu. Propos repris d’ailleurs par mon actuel psy.
Lors d’une séance avec mon psy Dr, on avait évoqué le respect de soi-même. J’étais incapable de dire en quoi cela consistait. J’avais cogité là dessus une semaine sans vraiment trouver la réponse. Il m’avait alors « appris » que c’était savoir ce que l’on veut, ne pas tout accepter, se faire plaisir, s’estimer ! Grande révélation pour moi qui ne sait pas ce que je veux, accepte sinon tout, du moins beaucoup (trop), ne sais pas me faire plaisir, ne m’estime pas beaucoup… Ainsi je ne me respectais pas moi-même, alors comment les autres pouvaient-ils le fair
e ?

Une chose est certaine à présent : si je ne sais pas ce que je veux, je sais ce que je ne veux plus. Du moins, je crois le savoir ! L’analyse de mon inconscient m’amènera peut-être ailleurs. J’apprends peu à peu à dire non, même si c’est encore difficile (toujours cette peur d’être rejetée) et j’essaye de me faire plaisir.

  

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Finalement j’ai l’impression de juste vouloir vivre. Mon éveil à la musique, à la littérature et à l’amour charnel mais aussi sentimental me donne l’illusion d’exister, de vivre, un peu comme ce papillon que j’ai choisi pour symbole. Chenille avec mes grands parents, chrysalide avec mon ex compagnon, me voici papillon prête à goûter la vie. J’ai envie de voir, découvrir, aimer ou détester des lieux, des gens, la nature. J’ai envie aussi de goûter aux plaisirs de la vie, de faire vivre mes sens.
Oui c’est cela, d’être sensuelle… de Vivre !

Le Papillon

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Alphonse de Lamartine Nouvelles méditations poétiques

Méditation neuvième
Le Papillon

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Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses 
ailes,
S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté!
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté !

 

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J’adore cet insecte, le seul qui me fasse frissonner lorsque ses ailes me frôlent, le seul que je pourrais observer des heures sans m’ennuyer un instant.
Et tellement symbolique aussi ! Symbole de beauté, de renaissance, mais aussi de fragilité, de liberté. Se nourrir de nectare,  ne vivre que pour l’amour, et voler d’une fleur à l’autre sans se soucier de la mort si proche, si soudaine.  Il nous invite à vivre l’instant présent, sans nous poser de question, de jouir des plaisirs de la vie avant qu’il ne soit trop tard.

Montagnes russes

En ce moment je passe vraiment d’un extrème à l’autre, sans raison apparente, et ça me fatigue.
Enfin sans raison … Il y a bien toujours les mêmes choses que je ressasse, que je rumine.
Hier j’étais heureuse, en allant puis en sortant de séance. C’était une belle journée où je me sentais bien, belle et sure de moi. Cela n’est pas si fréquent pour moi . Sentiment de plénitude, de bonheur que j’essaye de garder jalousement en moi pour m’en repaître les jours maigres.
Mais cela ne marche pas ainsi. Le souvenir du bonheur ne suffit pas à faire fuir le sentiment de tristesse, alors que celui-ci peut parfois venir gâcher un beau moment.

Je sais que, comme je le faisais avec mon ex compagnon, mon humeur dépend des autres. De ces signes que j’attends d’eux, sans qu’ils le sachent forcément, ça serait trop simple, de ce qu’ils me disent, me donnent en parole et en actes, mais aussi de ce que je parviens à leur dire, à partager avec eux. Et pourquoi ? Je n’en sais rien. Mon bonheur et ma tristesse sont le jouet de la simple attitude des autres, voire de l’interprétation que j’en fais. Je ne peux même pas dire de leur bon vouloir, ils ne le savent même pas !

Mon psy Dr pensait que les autres avaient beaucoup d’importance pour moi d’autant plus qu’ils avaient remplacé quelqu’un de cher (en l’occurence mes parents) et que je ne pouvais me passer d’eux sous peine de m’étouffer « un peu » ajoutat-il un jour, comme pour minimiser ses paroles. Peut-être. Mais qui remplacent ces personnes que je connais à peine et dont j’ai si vite tant besoin ? N’est-ce pas un peu simple et facile de rapporter toujours cela à la perte de mes parents dont je ne connais que les photos jaunies de mes albums d’enfant ? Je ne sais vraiment pas, mais cela me fatigue vraiment. J’aimerai tant pouvoir être heureuse sans le devoir aux autres, juste en passant de bons moments seule à faire ce que j’aime. Suis-je condamnée à être dans l’attente de cet Autre qui ignore tout de moi, de mes besoins, de mes manques, et heureusement d’ailleurs, le pauvre se sauverait sans doute devant la tache à accomplir…

J’espère sincèrement que mon analyse m’aidera à cela. Mais parfois j’en doute.

Anniversaire.

Le serpent s’est de nouveau réveillé hier.
Je sais cette période un peu difficile pour moi. Cela fait des années que j’angoisse à l’approche de mon anniversaire, et jusqu’à hier soir tout allait bien et d’un coup ça m’a repris. Cette angoise venue on ne sait pourquoi, mélange de peur, de déception, d’espoirs déçus.
Et comme souvent dans ces cas là c’est la nourriture qui est venue me réconforter. Pas d’orgie de nourriture, seulement un paquet de chips avant mon repas… Et impossible de ne pas l’avaler. Chaque fois cela détruit tout ces efforts de contrôle de la journée et je me sens tellement nulle,  alors que j’ai tôt fait de compenser sur les repas suivants.

C’est une drôle de sensation, l’angoisse. Je me sens oppressée, opprimée, et quand j’esssaye de comprendre pourquoi, j’ai l’impression de chuter au fond de moi même, dans un vide sans fin (j’allais écrire sans faim) qui donne le vertige. Alors il faut ne surtout pas penser, juste agir et combler ce vide dans lequel je me noie.

répétition ou partition ?

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Hier j’avais séance…

Comme souvent je pensais parler de quelque chose (mon anniversaire en l’occurence, qui m’angoisse toujours un peu) et j’ai parlé d’autre chose ! C’est souvent comme ça. Je me laisse aller au fil de mes pensées, et je ne sais jamais vraiment où je vais arriver.
Sauf qu’hier j’avais l’impression de répéter ce que je ne cesse de me répeter sans fin depuis des mois dans mon for intérieur. Le vécu, le ressenti et l’analyse que j’en fais à force d’y réfléchir. Pas de découverte, pas de nouveauté, pas de compréhension. Mais c’est sans doute normal, l’analyse (la vraie) viendra sans doute avec le temps.
Toujours est -il que mon analyste pense que nous « travaillons bien » et que je suis en plein dans l’analyse. Du coup je ne sais comment interpréter cela. Je me dis « puisque tout cela tu le savais déjà, quel besoin as-tu de lui ? » Mais en même temps j’ai besoin qu’il me rassure sur ce point, comme quoi je suis sur la bonne voie, que mon travail n’est pas vain. Pour l’instant  je me console un peu en me disant que rien que de dire à quelqu’un d’extérieur me fait du bien, je ressors souvent plus légère, apaisée. Je ne dirais pas que je verbalise avec lui, puisque je le fais sans cesse seule, mais  dire  à voix haute et à quelqu’un d’autre c’est différent. Il me répond parfois, rit même, rarement.


Peut-être en parlerais-je avec lui à la prochaine séance, mais je parie qu’arrivée devant lui tout autre chose occupera alors mon esprit, pour jouer avec lui une autre partition.

Mémoire de l’inhumain -Du Trauma à la créativité- de Sidney Stewart

J’aimerai partager avec vous cette lecture que je viens d’achever :

Mémoire de l'inhumain, du trauma à la créativité. Sidney Stewart. Mémoire de l’inhumain -Du Trauma à la créativité- de Sidney Stewart, éditions CampagnePremière.
Voici ce qui en est dit en 4ème de couverture:
 » Psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris, Sidney Stewart (1919-1998) fut, en 1942, l’un de ces jeunes combattants américain de la guerre du Pacifique faits prisonniers par l’armée japonaise. Pendant quatre ans, d’un camp à l’autre, des Philippines au Japon et en Corée, il a connu l’atrocité des privations et des humiliations, et le déchaînement d’une sauvagerie qui a pu conduire à l’animalité. Unique survivant de son camp, il écrivit, à son retour, Give Us This Day (Nous sommes restés des Hommes, publié ici en première partie) pour rendre hommage à ses compagnons de souffrance, « pour essayer de comprendre et de faire savoir comment les êtres humains s’efforcent de vivre et de survivre dans ces situations ihumaines extrèmes » (Joyce McDougall) et pour, grâce au récit – comme on le fait en analyse-, restituer à chacun sa part de subjectivité.
La seconde partie rassemble des articles tirés de sa pratique audacieuse avec des patients ayant, comme lui, vécu d’importants traumatismes. L’affrontement à la vérité ne s’est jamais séparé chez lui du besoin impérieux de sublimation, qu’il a manifesté dans ses  multiples activités d’artiste. »

Je voudrais juste ajouter que je ne suis généralement pas fan des témoignages sur la guerre, mais pour écrire ce récit il s’est posé la question de savoir pour qui il écrivait et a réinterprété, réorganisé certains souvenirs afin de répondre à cette question, n’hésitant pas à faire « disparaitre » des compagnons, mais intégrant leur histoire dans celle d’un autre, récréant ainsi des « personnages » de fictions. Ce qui déplace le témoignage vers la création littéraire (d’où je suppose, le sous titre).
Il s’agit d’un récit bouleversant, où il ne juge pas les « bourreaux » mais rend hommage à ses compagnons et sans patriotisme exacerbé. Comme toujours devant ce genre de témoignage je suis effarée de voir à quel point l’homme peut se montrer inhumain. En même temps cela donne quand même espoir parce que malgré tout certaines victimes s’en sortent, restent humaines et parviennent, parfois, à sublimer leur traumatisme. J’ai été très émue par ce récit.

La seconde partie est intéressante, un peu plus ardue pour une néophyte comme moi en psychanalyse, mais passionnante ! Il y aborde  trois exemples d’analysants qu’il a suivi, parlant autant de ses succès que de ses échecs. Dans une autre prtie il aborde le thème du fétichisme, qui peut en apprendre même à ceux qui ne le sont pas …

Pffff!

3052311.jpg  En ce moment j’ai l’impression de sombrer, que rien ne va vraiment.
Je crois que j’attends trop des autres et  je ne sais pas faire autrement. J’attends une écoute, un soutien mais rien !

Hier j’étais invitée chez une amie, avec une autre des ses amies, qui ne reste pour moi qu’une copine. Les conversations tournaient toujours autour d’elles et de leur vie sentimantale*. A peine m’ont elles posé quelques questions sans en attendre la réponse que je commençai pourtant à formuler. Drôle d’impression finalement que le partage ne se fait que dans un sens. Pourtant j’en avais à dire. Je ne sais pas s’il me faut continuer ce genre de ralations* qui me laissent finalement sur ma faim ou plutôt me gavent en l’occurence.

Une autre désillusion avec les relations sur le net.
Je me suis inscrite sur meetic pour rencontrer l’âme soeur. Enfin, en réalité quelqu’un avec qui partager mes sorties voire ma vie, mon âme soeur étant sans doute morte depuis bien longtemps. Or j’ai de plus en plus le sentiment d’être plutôt sur e-bay, avec les visites, les mails parfois, les rencontres rarement, les déceptions souvent. Si on ne convient pas exactement, que diable ! tant d’autres sont potentiellement là ! C’est une sorte d’hypermarché ou chacun cherche sa perle rare, mais en devient hyper exigeant !
Il y a aussi les forums, où l’on sympathise avec certains, où l’on aimerait sympatiser avec d’autres. Parfois ça marche, souvent non. Et là encore c’est un sentiment de frustration qui me mine. Mais comme le disait mon Dr psy, si ça ne se fait pas, c’est que ça ne pouvait se faire, et il n’y a pas que moi dans une relation, même avortée ..!
Enfin, n’empêche que parfois je me pose la question de continuer, sur le net, comme dans la vie, ou pour la vie.

* sont-ce des lapsus ?
sentimantales au lieu de sentimentales … est-ce que je les perçois comme des mantes religieuses ?
ralations au lieu de relations … suis en train de râler, le râle pouvant être compris comme l’expression de l’agacement, mais aussi comme le dernier soupir …

Déception …suite.

pokerdeception150x150.jpg   Eh oui une nouvelle fois, je  suis déçue. Pas par mon psy, je ne l’ai même pas encore revu. Non en fait j’attendais une réponse pour un nouvel emploi auquel je venais de postuler. Je pensais bien que ça sentait le roussi, mais là je viens d’en avoir la confirmation. En plus par le biais du mari d’une secrétaire qui ne fait pas partie de la structure, mais a des liens avec elle… C’est à dire que certaines personnes sont informées  mais pas les principales intéressées  !

J’essaie de relativiser cet échec, mais moi qui suis toujours sur la défensive, à ne rien espérer pour ne pas souffrir, je m’étais laissée prendre aux sons des sirènes qui me chantaient leur certitude quant à ce poste ! C’est tout juste si elles n’écrivaient pas ma lettre de démission !
J’avais donc commencé à rêver d’une autre vie, m’organisant presque pour cela. Etre enfin à temps plein sur un seul poste et mieux rémunérée … Pouvoir enfin envisager d’acheter une maison, de me poser quelque part… Tout part en fumée et j’ai été bien bête d’y croire.

Voilà, une déception qui s’ajoute à celles que j’ai déjà eu dans la semaine ! Mauvaise période, je ferai mieux d’aller hiberner quelques semaines, le temps que l’orage passe….

Deux jours à tuer – François d’Epenoux

Deux jours à tuer- François d'Epenoux          »Deux jours à tuer » ou deux jours pour saccager sa vie…  Mais qu’est-ce qui pousse cet homme qui a tout pour être heureux – femme ravissante et aimante, enfants qu’il adore, des amis fidèles, un bon cadre de vie – à tout détruire en l’espace d’un week-end, celui de son anniversaire ?  Est-ce l’amour pour Marion, un amour d’enfance retrouvé ? Est-ce la fameuse crise de la quarantaine, qui remet la vie de chacun en question? Ou est-ce l’araignée qu’il nourrit en lui depuis l’enfance et dont il sait qu’un choc violent peut la réveiller ?

Il passe ces deux jours à détruire consciencieusement, presque avec méthode, tout ce qui fait son bonheur,  faisant  souffrir ses proches mais aussi lui-même. C’est une histoire d’amour fou, d’un homme sans demi mesure, sans compromis .  

Roman surprenant, qu’on ne lâche plus une fois commencé parce que deux questions nous taraudent : pourquoi  et comment peut on en arriver à cette extrémité. 
Mis en images par le cinéaste Jean Becker en 2008, avec Albert Dupontel dans le rôle de ce quadragénaire au bord de la rupture.

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