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40 ans …

J’ ai, depuis hier, l’âge que je redoutais le plus : 40 ans ! Et oui, désolée pour ceux qui ont déjà dépassé cet âge, depuis longtemps ou non, mais il a toujours représenté pour moi la frontière entre la jeunesse et la vieillesse.
Puis finalement cet anniversaire est le plus bel anniversaire de ma vie. Pour la première fois je n’ai plus l’impression de gâcher ma vie. Je me sens bien, épanouie et je suis accompagnée par quelqu’un qui m’aime et que j’aime. Quelqu’un qui a les mêmes aspirations, les mêmes attentes, le même besoin d’amour et de tendresse, et qui a le même besoin de le montrer, de le partager chaque jour…

Hier, T. m’a fait une belle surprise. Il travaille du soir cette semaine et ne rentre que vers 21h30. Je ne l’attendais donc pas avant cette heure là, or, quand je suis rentrée, il était là à m’attendre ! Il avait pris une journée de congés pour être avec moi ! Il m’a offert une jolie bague puis m’a emmenée dans un restaurant chinois de sa ville. Deux heures de route aller retour rien que pour me faire plaisir. Je ne m’y attendais pas, mais plus que tout cela c’est d’être avec lui qui m’a rendue heureuse ! Comme me disait mon kiné mercredi, que vouloir de plus comme cadeau ? J’ai enfin trouvé la personne qui me correspond et j’ attend notre enfant…
Alors mes quarante ans, je les savoure au lieu de les redouter. Je suis enfin sereine, bien dans ma peau.

Merci la Vie, merci mon amour.

C’est la vie…

En ce moment c’est plutôt le calme plat ici, et pourtant il se passe des choses dans ma vie, mais j’ai parfois l’impression que cela n’est pas si interessant que cela à raconter.
Nous poursuivons nos recherches pour l’achat d’une maison et nous avons signé un compromis de vente pour une maison de plain pied avec 3 chambres et un bureau … T est tellement optimiste et confiant dans la vie, qu’il est certain que nous aurons d’autres enfants (au moins un de plus, voire deux). Je suis plus réservée pour ma part. J’ai fait d’autre recherches sur le net (je « psychotise » comme T me dit !) et je suis maintenant persuadée d’avoir 50 % de risque d’avoir un enfant handicapé. Mon cas ressemble quand même beaucoup à une mutation génétique « de novo » et le risque monte jusque là et à chaque grossesse. Or je ne me sens pas capable d’endurer l’angoisse de savoir s’il sera handicapé ou non une nouvelle fois. Et si le premier est handicapé, je n’aurais pas la force de m’occuper d’un second handicapé lui aussi. Enfin, nous n’en sommes pas là. Laissons le premier arriver, mais il me tarde d’être fixée ! Là aussi c’est l’attente, et son corrolaire l’angoisse, qui prédominent. D’après ce que j’en ai lu, le foetus peut avoir l’air normal et bouger normalement au début, puis vers 6 mois (voire plus tard) présenter des signes de régression… Pffffff! Pas de quoi me rassurer ! Finalement c’est peut-être cela l’enfer du « savoir » symbolisé par Eve et la pomme… Il y a vingt ans, ignorante je n’y aurais même pas songé, ou pas plus qu’un risque parmi d’autres, comme pour les autres femmes.
Si mes craintes étaient avérées, je vivrais cela comme une injustice de plus, comme un sale tour de plus que me jouerait la vie. Mais qui a dit que la Vie est juste ? 

travail…suite !

Finalement j’ai évoqué mes soucis de travail en séance et complètement zappé le rêve. Cela m’a fait du bien d’en parler, j’ai vu certaines choses en face, j’ai trouvé une solution pour l’un des problèmes (enfin, je l’avais trouvée samedi mais lui en ai parlé quand même, comme si je cherchais son assentiment !) et il a terminé la séance en me posant une question qui m’a ouvert les yeux sur solution pour l’autre problème : en parler au Maire directement. Cette simple petite phrase « ce Maire est-il aveugle à ce point ? » m’a ouvert les yeux. Oui il l’est, ou plutôt feint de l’être afin de ne pas s’attirer les foudres de ma chef qu’il redoute… Mais je pense qu’il me faut lui en parler et ne pas reproduire ce qui s’était déjà passé par le passé dans une autre collectivité. J’avais été victime de harcellement moral de la part de mon supérieur hierarchique, mais doutant terriblement de moi-même je croyais que c’était justifié. Mon ex compagnon ne cessait de me conseiller d’en parler au Maire mais je m’y refusais… C’est en parlant de cela avec la personne que je remplaçais alors que j’eus la confirmation du harcellement qu’il pratiquait sur tout le monde !
En tout cas cette séance m’a fait du bien et m’a permis de passer une nuit complète sans réveil nocturne !

rêve

Cette nuit je me suis réveillée, comme bien souvent en ce moment, et n’arrivant pas à me rendormir, comme bien souvent en ce moment, je pensais à ma thérapie.
Et je me disais que cela faisait bien longtemps que je n’avais fait de rêve dont je me souvienne, un bon rêve à raconter en séance…
Et voilà que rendormie je fais un rêve, enfin plutôt un cauchemar dans lequel T m’abandonnait dans une cafet…
Beaucoup de symbolique à analyser dans ce rêve. Mais je trouve quand même un peu curieux de rêver à la demande à un moment où il me faudrait évoquer certaines choses en séance (notamment autour de mes relations de travail) , choses que je préfèrerais esquiver… Le rêve serait-il parfois une forme de résistance à la cure ?

« Les Autres » d’Alice FERNEY

Les Autres - Alice FERNEY   Il y a bien longtemps que je n’ai partagé avec vous mes lectures, non que je ne lise plus, mais plutôt j’ai beaucoup de mal à terminer les romans que je commence. Voici un des romans entamés mais abandonné à la troisième partie: « Les autres » d’Alice FERNEY.

Le résumé :
Théo fête ce soir ses vingt ans, et rien ne devrait troubler ce moment de convivialité et de réjouissances. Rien sinon le jeu de société qu’il reçoit en cadeau, « Personnages et Caractère » qui se propose de dévoiler à chacun la façon dont les autres le perçoivent, et donc de remettre en cause l’idée qu’il se faisait à la fois de lui-même et de la force des sentiments réciproques l’attachant à ses proches. Au fil de la partie, le jeu devient le révélateur de secrets de famille jusqu’ici soigneusement occultés par la honte, la déception ou la souffrance et nul ne sortira indemne de cette soirée. L’occasion d’évoquer les liens de la fratrie, de l’amitié ou de l’amour naissant.

Ce livre se présente en trois parties, la première étant une succession de courts chapitres qui nous plonge dans la pensée de chacun à l’instant T, la seconde reprenant le fil de ce qui se passe mais au travers des mots, la troisième les mots rapportés. C’est assez original mais aussi déroutant au début.
J’ai bien aimé ce début où l’on est au coeur de ce que pense chacun à propos des autres et de soi, et aussi la seconde partie où la forme narrative plus accadémique nous plonge dans l’action en connaissant déjà les ressorts psychologiques des personnages. Par contre la lecture de la troisième partie m’a semblée un peu longue puisqu’on reprend là encore le même fil mais sous un nouvel angle.
Je dirais néanmoins qu’il est intéressant de le lire parce que la narration est originale.

Quelques nouvelles en vrac…

D’habitude je préfère ne traiter que d’un sujet par article mais là je vais un peu parler de tout car en ce moment tout se bouscule un peu, le bon comme le moins bon dailleurs…


Tout d’abord j’ai passé ma première écho « obligatoire » lundi et pour l’instant tout va bien. Il a deux bras, deux jambes, deux mains et deux pieds qui sont dans l’axe… Mais le répit est de courte durée, je dois passer des exams pour la trisomie 21  (j’ai bientôt 40 ans) et continuer la surveillance échographique. Cependant c’est merveilleux de voir ce petit être vivant, qui remue déjà et dont le coeur bat si vite.

Ensuite avec T nous envisageons sérieusement d’acheter une maison. Voilà pour moi un nouvel engagement très fort, aussi fort que d’avoir un enfant. Nous allons probablement nous endetter pour une vingtaine d’années et cela a tendance à m’angoisser. Avec mon ex, nous avions réussi à acheter une petite maison pas chère (les prix à l’époque n’étaient pas aussi élevés qu’aujourd’hui) et donc à ne contracter un emprunt d’une durée de 5 ans.  J’ai beaucoup de mal avec les « engagements longue durée » avec quelqu’un, même si je rève toujours du grand amour qui durera toute la vie, mon coté pessimiste me crie prudence et a tendance à me freiner. Mais là encore, je me fais « violence » pour ne voir que le bon coté des choses…

Enfin tout va mal au travail et c’est sans doute cela qui me mine le plus en ce moment. J’ai déjà évoqué le climat pesant et la mauvaise ambiance qui règne ici. Là j’ai le sentiment depuis que ma chef/collègue est revenue de vacances que certaines choses vont me retomber sur le nez, parfois à juste titre parce que je parle trop et surtout parce que je mets des sentiments là où il faudrait pas en mettre. Mais en parlant je me rends compte des manipulations des uns et des autres et je ne sais plus comment me sortir de là pour rester neutre. C’est ce que j’aurais voulu, et surtout pouvoir travailler avec les uns et les autres sans avoir à choisir mon camp. Mais je ne suis toujours titularisée qu’à mi temps et je ne vois pas comment cela va tourner pour moi sans prendre partie. Tout cela me donne l’impression nauséabonde de manipuler à mon tour, de manoeuvrer pour obtenir quelque chose, et je déteste cela. Si seulement j’avais été prise ailleurs…

(sur)poids

J’avais envie aujourd’hui d’aborder mon problème de poids. Car j’en suis toujours là, pas moyen de réguler depuis quelsques temps, en fait depuis que je connais T. J’ai quasiment pris un kilo par mois depuis que je le connais. Ce sont les fameux kilos que nous prenons pour faire plaisir à l’entourage, parce qu’on ne sait leur dire non. C’est toujours lui qui me sert, et il m’en sert trop… Là, avec la grossesse je sais que je vais en prendre et cela me fait d’autant plus peur. Mais en même temps c’est comme une prise de conscience pour moi. Aidée sans doute par les hormones, je suis dégoutée de manger plus qu’à ma faim et du coup je cesse tout de suite à satiété. Ce subtile passage du plaisir de manger un aliment à celui d’en être rassasié ne s’est jamais aussi clairement manifesté qu’en ce moment. Du coup j’ai légèrement reperdu, mais il paraît que c’est courant les premiers mois et je suis loin des 7 à 8 kg que certaines perdent au début.

J’espère que cette écoute de mon corps, de mes sensations, de mes besoins (et de ses besoins) perdurera et me permettra dans un premier temps de ne pas trop prendre de poids et puis,rêvons un peu, de continuer à perdre après la naissance, grâce à cette nouvelle connaissance du fonctionnement de mon propre corps.

Grossesse

Mardi j’ai eu confirmation de ma grossesse ! Déjà sept semaines, presque huit aujourd’hui, l’accouchement est prévu pour le 4 avril !
C’est bizarre comme les choses s’emballent soudainement. Me voilà prise dans le tourbillon des consultations gynéco, des échographies, des prises de sang. Il me faut déjà prendre contact avec l’hôpital… je ne vous dis pas la tête que j’ai fait quand la gynéco m’a demandé où je voulais accoucher… « ben il me reste sept mois pour choisir …! » Non non, c’est maintenant !
Par contre je suis rattrapée par mon handicap en quelque sorte. Nous avions décidé, T et moi, d’avoir un enfant même s’il risque d’être handicapé, alors nous avions zappé les tests génétiques, mais les médecins ne l’entendent pas de cette oreille. J’ai donc été obligée de consulter un généticien mercredi, lequel m’a annoncé … qu’il ne pouvait rien me dire ! Il faudrait une biopsie du muscle (contre indiqué pendant la grossesse) et même avec cela, aucune certitude car mon handicap peut être causé par plus de 100 raisons dont certaines sont génétiques, d’autres non. L’atteinte est variable selon les cas, et la maladie peut se révéler à n’importe quel moment de la grossesse. Cependant plus elle se déclare tardivement, moins l’enfant est atteint.
Jusqu’à peu de temps je pensais mon handicap non transmissible parce que c’était ce qu’on m’avait toujours dit. Si j’avais eu un enfant il y a 18 ans avec mon ex compagnon, je ne me serais  même pas posé la question. Internet est passé par là et des témoignages contradictoires ont semé le doute…
Toutefois, et là certains risquent de ne pas comprendre, refuser d’avoir un enfant pour ce motif est une façon pour moi de renier ce que je suis et de dire que ma vie ne vaut pas la peine d’être vécue. Je me suis souvent posé la question de savoir ce qu’aurait fait ma mère si elle avait pu savoir que j’étais handicapée. Aurait-elle avorté, m’aurait-elle gardé ? Tout ce que je sais c’est qu’elle m’aimait, comme j’étais. T veut cet enfant et reste confiant. Lui et mon amie, à qui je me suis confiée après cette visite destabilisante, m’ont dit de ne pas y penser, qu’il y avait quand même plus de chance qu’il soit normal. Oui mais, comme tous les (futurs) parents, je souhaite le meilleur pour mon enfant.

Téléhyperphage…

Voilà quasiment une semaine que je survis sans télé !!!
Bon cela peut paraître bête mais c’est vrai, certaines émissions me manquent et surtout le bruit de fond qu’elles provoquent !
Depuis mercredi donc, plus de télé. Nous ne savons pas pourquoi nous ne captons plus rien: installation défectueuse, coupure de courant chez ma voisine du dessus (chez qui est branché l’appareil servant à renvoyer le signal…), mais en tout cas cela me perturbe. Je suis passée de la rage (ben oui rater Esprits criminels c’est tout bonnement impensable) à la résignation…!
Ce qui m’ennuie c’est de ne pas avoir ce bavardage quand je fais ma vaisselle ou que je repasse. Du coup je ne repasse plus et le linge s’amoncelle ! Bientôt nous serons obligés d’acheter des vêtements neufs afin de pallier à ce retard !
Quand je pense qu’il n’y a pas si longtemps, je n’allumais que rarement la télé, préférant surfer sur le net, lire ou écouter de la musique… Que m’arrive-t-il ? Suis je victime d’une décébralisation, d’une vampirisation ? Mais je sens que son emprise se relâche… plus qu’une ou deux semaines de sevrage et ça devrait aller…

de retour ..!

Bonjour ! Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin et les vacances n’échappent à la règle !
Je suis de retour après 3 semaines d’absence et finalement pas mécontente de reprendre le travail, même si l’ambiance risque d’être tendue.

Avec T nous avons un peu visité le coin puis nous sommes montés dans le Nord pour le présenter au reste de ma famille et lui montrer un peu d’où je viens. Il a très bien été accepté et a aimé ma région même si le temps n’était pas parfait.

Une grande nouvelle : je suis enceinte ! Cette fois c’est quasiment sur: vingt sept jours de retard,  un test positif et certains signes qui ne trompent pas : dégoût pour certaines nourritures, incommodée par certaines odeurs dont le tabac, et rares nausées …
Tout le monde semble content dans nos familles. Je prends peu à peu conscience des changements que cela va induire dans nos vies même si j’ai encore du mal à réaliser.
Finalement je m’inquiétais de ne pas tomber enceinte, mais il n’aura fallut que trois mois entre l’arret de ma pilule et le fait d’être enceinte et peut-être même moins que ça. J’ai un peu moins d’appréhensions sur mes capacités à m’occuper d’un bébé et T y est pour beaucoup parce que pendant ces vacances j’ai réalisé à quel point il est là pour m’aider.
Voilà une rentrée qui commence bien, pourvu que cela dure !

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