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Travail !

Ma lettre et notre explication a porté ses fruits ce week-end. Thierry m’a porté attention entre les parties et j’ai su aussi lui laisser un peu de liberté pour qu’il ne sente pas prisonnier. Du coup j’ai passé un excellent week-end, et s’il n’avait pas perdu je crois qu’il en serait de même pour lui…

Par contre je me suis angoissée une partie du week-end à cause du boulot.
Une nouvelle version d’un logiciel devait arriver lundi. N’ayant reçu aucune convocation pour une formation à ce sujet, je me suis dit que ça devait pas trop changer. Puis en partant samedi, je lis le journal et j’y apprends qu’une collègue ferme son agence parce qu’elle est en formation lundi… Alors je me suis torturé l’esprit une partie du week-end en me demandant si la convoc n’était pas arrivée en mon absence et que ma collègue ne m’en aurait pas informée… ou pire, que ce courrier reçu et non ouvert il y a quelques selmaines était en fait non pas une pub mais bel et bien cette convoc.
Finalement, après une nuit à m’angoisser, je suis arrivée ce matin à l’agence et j’ai pu constater qu’il s’agissait bien d’une pub et qu’aucune de mes collègues n’avait reçu ni nouvelle version ni  formation…
Je dormirai mieux ce soir…

Lettre

Finalement je lui ai écrit une lettre. Il est parfois plus facile de s’exprimer ainsi. J’ai eu ainsi le temps de bien analyser mon ressenti et de le lui exprimer avec calme et tact, sans faire de reproches, juste en disant ma peine.
J’avoue que j’étais un peu nerveuse pour rentrer au soir. Mais il m’attendait et s’est excusé, tout en me demandant pourquoi je ne le lui avait pas dit avant. Oui, pourquoi ? Parce que j’ai souvent la sensation d’exagérer, même si en y regardant objectivement il semble que non. Et j’ai peur aussi de l’étouffer avec mon amour débordant… alors parfois j’évite de trop l’exprimer, même si j’en souffre.
Pour sa part il m’a expliqué qu’il avait des habitudes de célibataire et qu’il oubliait parfois qu’il n’est plus seul.
Cette explication entre nous est une grande avancée pour moi qui ai l’habitude de tout garder en moi et souffrir en silence. Il semble que cette psychanalyse ait pour l’instant les effets d’une psychothérapie, mais pourquoi pas ? en attendant l’analyse !

agacement.

Encore un week-end mitigé où je me suis posé des tas de questions, où la machine à penser s’est emballée et où j’ai fini par m’agacer.
Premièrement des nouvelles du chirurgien du CHR qui veut finalement aussi me bloquer l’articulation. J’ai évidemment fondu en larmes, mais mon chéri a tout fait pour me remonter le moral, m’assurant notamment qu’il m’aimera toujours, même plus handicapée que maintenant. C’était gentil et louable, mais quand il sera confronté à la réalité, il risque de déchanter. Je me suis finalement reprise et j’envisage d’autres possibilités dont notamment celle de contacter l’hôpital référant pour mon handicap. Peut-être ont-ils des chirurgiens un peu plus habitués à ma pathologie et ses conséquences…
Sinon j’ai accompagné T. à son concours dimanche. Cela a débuté à 8h et fini à 22 h ! Ils ont perdu en demi finale, d’où l’amplitude horaire ! Les parties durent entre 1h45 et 2h30 selon les concours. Ici il s’agissait de 1h45. J’ai aimé le regarder jouer, je l’encourageais, le soutenais. Mais j’ai fini par ête déçue une fois de plus parce qu’entre les parties il ne s’occupait presque pas de moi (et m’igore quasiment pendantles parties, concentration oblige). Par deux fois il a oublié de me demander si je voulais boire quelque chose avec eux (ils offrent le coup aux perdants) alors que j’étais avec lui, c’est sa mère (avec qui il jouait) qui lui en a fait la remarque. Et aussi à chaque pose il sort fumer, téléphone à ses amis ou discute avec d’autres boulistes du jeu bien évidemment, alors je suis là pour rien. Parfois je me dis qu’il s’occuperait plus de moi si je n’étais pas là… Je ne sais plus trop quoi faire, ne pas l’accompagner me rend triste mais y aller aussi lorsqu’il m’oublie…
Je sais qu’il me faudrait lui parler de tout cela, mais quand je suis enfin seule avec lui je n’y arrive pas… Un peu comme si sa présence me faisais tout lui pardonner jusqu’à la prochaine fois !

maturité ?

Depuis quelques jours je me trouve un peu plus « raisonnable » !
Je me suis agacée le week-end dernier parce que T. s’était réinscrit à un autre concours dimanche matin, après avoir perdu en quart de finale samedi, alors qu’il faisait un temps excécrable et que je m’ennuyais ! Je lui en voulais et avais décidé de ne plus venir avec lui !
Puis nous en avons reparlé. Il m’a expliqué qu’il était dans son sport en « 2ème division » comme pour le foot.  Et j’ai donc compris qu’il est un vrai sportif, et non pas seulement un sportif occasionnel. Je dois donc réagir en femme de sportif et non plus en enfant gâtée ! En plus je me rend compte que j’aime partir avec lui, et même le regarder jouer ! Ce qui m’ennuie le plus c’est de devoir rester avec les autres femmes de joueurs, même si elles sont très sympas et qu’on s’entend super bien. La seule chose qui me plait est d’être avec lui et de le voir jouer. Mais quand il pleut sans discontinuer, c’est pas facile. Et souvent je me sens coincée là avec les autres femmes parce que je n’ose pas lire ou jouer (à la DS) ou partir en les plantant là. J’aimerai aussi pouvoir un peu visiter les villes où nous  nous rendons. Je ne connais finalement de Périgueux, Vichy, Cognac et Poitiers que les terrains de sport-boule. Je vais donc essayer de le convaincre de  prendre  ma voiture afin que je sois autonome (je ne peux conduire la sienne, la mienne a un aménagement pour moi) et ainsi je partirais en balade.
J’ai l’impression aussi d’être un peu moins « accrochée » à lui. J’étais en stage ces deux derniers jours et j’ai dormi à l’hôtel parce que le lieu de stage était un peu trop éloigné. Et bien je n’ai pas ressenti ce manque que je  ressens d’habitude. Bien sur j’aurais préféré être avec lui, mais je n’en souffrais pas !
Et j’envisage même de reprendre certaines activités, même si on doit se voir moins, sans éprouver d’angoisse !

Chouette ! je deviens plus mature !

des nouvelles…

Ma cheville va mieux, car j’ai fini par consulter un docteur qui m’a donné des anti-inflammatoires.
J’ai évoqué tout cela en séance : le corps qui lâche, la déchéance, la vieillesse, le sentiment d’injustice… Pas de réponse bien sur, mais cela fait du bien d’en parler à quelqu’un d’une part et d’autre part à quelqu’un qui ne va pas chercher à me consoler en me donnant des idées ou des conseils que je  sais inadaptés.
Mes proches le font et certains ici aussi et je les en remercie. C’est un peu le rôle des amis et de la famille. Mais pouvoir poser aussi sa peine sans qu’on cherche à consoler en minimisant fait du bien…
De tout cela ressort que je vais être obligée de me faire opérer. J’ai envisagé un moment d’attendre encore quelques années, d’avoir des enfants tout de suite et de voir quand le moment sera venu, mais là je crois qu’il est venu.
En attendant ce week-end je pars avec mon amoureux et ses amis pour un de ses concours. Nous dormirons dans un mobil home et je suis contente d’avoir retrouvé « ma » mobilité. Je serais déjà assez dépendante de lui comme ça, je ne veux pas en rajouter. D’ailleurs c’est surtout ça qui est ressorti de ma séance mardi, cette peur de la dépendance, qu’elle soit physique ou sentimentale…

Punition

J’ai mal depuis vendredi, à la cheville qui a gonflé comme si j’avais une entorse !
Il s’agit bien sur des suites de mon escapade au Futuroscope. J’ai bien senti que je forçais un peu, surtout en fin de journée. Mais il y a à peine un an je forçais encore plus que cela pour mon week-end à Paris et sans toutes ces conséquences…
Vendredi je prenais bien les choses, mais là ça commence à faire long. Tout un WE à ne rien faire pour ne pas forcer. Et je ne supporte pas l’inactivité. Je commence à ruminer, à me dire que je paye un plaisir que j’ai vécu, et j’ai  peur de toujours payer ce genre de plaisir…
Samedi j’ai travaillé, puis l’après midi a consisté à regarder la télé (navrant) en attendant le retour de mon chéri qui était parti jouer. Je suis heureuse pour lui qu’il soit parti, au moins il a pu faire quelque chose d’interessant ce WE !
Dimanche réveillée tôt, j’ai cru que c’était passé. La cheville avait dégonfflé, mais je l’ai sentie reprendre ses allures de pieds d’éléphant pendant que je me douchais ! Alors je me suis réinstallée sur le canapé, avec un sac de petits pois surgelés sur la cheville (très bon truc donné par mon kiné) et là je me suis mise à pleurer. T. n’a rien vu ou n’en a rien dit. Il m’a proposé de regarder un DVD qu’il venait de m’offrir (Invictus, très beau film que j’avais manqué au cinéma, et qui mérite d’être vu). Là, la peine s’est estompée (merci mon amour).
Hier courses le matin (en boitant), grand’mère l’après midi. J’ai du l’aider à laver son chien, je lui avais promis la semaine dernière avant ce gonflement intempestif. Je lui ai fait des allusions à ma douleur, mais elle n’était pas vraiment réceptive, alors j’ai pris sur moi, comme toujours.
Tout cela a de quoi alimenter ma prochaine séance. Surtout ce découragement et mon envie que tout s’arrête quand je me sens ainsi diminuée… Si T. n’était pas là…

Futuroscope

Pour une fois voici un article enthousiaste !
Je suis allée au Futuroscope avec T.  hier et j’ai adoré cette journée ! Cela faisait longtemps que j’en avais envie, mais avec mon ex c’était inenvisageable, et ma famille m’en croyait incapable.

J’ai fait toutes les attractions qui me tentaient plus celles qui tentaient T. A cette période et en pleine semaine il n’y a pas trop de monde et on peut en faire beaucoup.
J’ai peiné pour quelques unes (sièges trop hauts ou trop bas) mais grace à T j’y suis arrivée. Et cela me prouve son amour une fois de plus. C’était tellement naturel pour lui ! Il ne se pose aucune question, m’aide avec plaisir, amour et beaucoup de tendresse.
Cela m’étonne toujours que quelqu’un puisse aider une autre personne sans arrière pensée et sans le faire ressentir après. Sans doute parce que c’était ainsi qu’agissait mon ex. Mais en y repensant, moi aussi j’ai eu par le passé diverses occasions d’aider les autres (d’autres personnes plus handicapées que moi, ou dans mes études) et je l’ai toujours fait avec plaisir et sans aucune arrière pensée.

Aujourd’hui j’ai envie de crier que la vie peut être belle, et que j’ai de la chance de l’avoir rencontré.


…Merci mon amour…

Famille

J’accueille depuis lundi mon oncle chez moi. Je le fais pour me faire plaisir car je l’apprécie beaucoup, mais aussi et surtout pour faire plaisir à ma grand’mère (sa mère). Elle aime le voir mais les relations entre lui et son compagnon  ne sont pas des meilleures. Alors pour contenter tout le monde c’est moi qui le reçoit.
Comme il vient en train, et qu’ici il n’y a pas de transport en commun, c’est T et moi qui servons de taxi. Du coup je suis allée chez ma grand’mère tous les jours depuis mardi et je dois bien avouer que là je sature un peu… Avec une impression d’en faire toujours un peu plus sans vraiment les contenter. Elle parle sur lui, il parle sur elle et son compagnon, elle trouve que je ne reste pas assez longtemps et ne comprend pas mon envie de rentrer chez moi le soir après ma journée de travail… Et aussi cette mauvaise habitude de prendre mon handicap comme excuse pour ne pas faire certaines choses, au lieu de dire qu’elle n’en a pas envie !
Je l’adore mais parfois elle me tape sur les nerfs !

libre pensée…

Lundi je suis allée en séance sans avoir rien de spécial à dire. Cela m’arrive souvent en ce moment.
C’est que j’ai encore cette « mauvaise » habitude d’y aller comme j’allais en psychothérapie, avec LE Problème de la semaine ou la réflexion du moment ! Mais là, je dois bien avouer que j’en ai fait le tour. Bien sur il m’arrive toujours des galères (comme tout le monde) mais cela tourne toujours autour des mêmes choses et du coup je deviens plus  philosophe !
Alors j’ai revu toute ma semaine et j’ai finalement trouvé à dire sur mon opération, mon désir d’enfant, ma grand’mère, mon ex. Beaucoup de redites mais cela m’a fait du bien de laisser aller ma pensée…

opération, suite.

J’ai rencontré un autre chirurgien hier. Et cela s’est mieux passé avec elle. Elle envisage une opération qui vise à stabiliser mon pied et non pas à bloquer l’articulation, ce qui serait bien moins handicapant et ce qui me rendrait une certaine mobilité. Elle doit en parler avec le professeur dont elle dépend, mais semble bien plus à l’écoute et sensible au fait de ne pas m’handicaper davantage.
Elle a bien pris le temps de lire les différents compte rendus post opératoires que j’avais amené. Bien pris le temps aussi de m’osculter, de bouger le pied dans tous les sens pour se rendre compte de la mobilité et de la douleur, choses que n’avait pas fait l’autre chirurgien… J’ai donc de nouveau espoir.
De plus, alors que j’évoquais mon surpoids, elle m’a expliqué que mon handicap n’y était pas étranger, ayant tous les facteurs pour grossir contre moi. Cela peut paraître idiot, mais cela m’a fait du bien de l’entendre de la bouche d’un médecin, la plupart ayant tendance à penser et dire que j’en suis seule responsable…

Sinon j’ai eu des nouvelles de mon ex. Après 6 mois sans aucun contact, un an et demi après mon départ, le voilà qui m’appelle en pleurs en me demandant de revenir ! J’étais dans le taxi en partance pour le CHU, alors je n’ai pas vraiment répondu et lui ai dit que je le rappellerai. Mais je n’y arrive pas. Cela me fait tant de peine, et je sens que je vais encore culpabiliser… Mais il me faut prendre mon courage à deux mains et lui dire que je refais ma vie, ainsi il fera peut-être le deuil de nous deux…

 

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