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Poids lourd… à porter !

Hier j’avais séance.
Comme souvent je ne savais pas quoi dire et pourtant j’en avais gros sur le coeur. Alors j’ai commencé comme d’habitude par ce qui me touche le moins pour finir par ce qui me pèse le plus ! Et c’est bien de cela dont il s’agissait !
Depuis quelsques temps je ne me supporte plus. Je ne supporte plus de voir cette silhouette difforme par le handicap mais aussi et surtout par le surpoids.
J’ai aussi conscience que si ma cheville m’handicape parfois, c’est surtout le surpoids qui me pèse. Je peine à monter les pentes, à « courrir » (enfin, dans mon cas, à aller un peu plus vite) et je sais qu’avec 10 voire 20 kg de moins l’opération ne serait peut-être plus aussi nécessaire ou moins urgente. Mais je ne sais plus maigrir. Je me suis inscrite à un programme d’amaigrissement mais je suis incapable de me priver à nouveau ! Et la méthode que je suivais me permet juste de ne pas prendre. Si seulement je pouvais revenir à mon poids d’il y a 5 ans (63 kg) et maintenir ce poids en faisant comme je le fais aujourd’hui ! Mais je n’y parviens pas ! Et la spirale du régime me reprend (contrôle alimentaire, mauvaise conscience, pesée journalière, cafard…).
Hier j’évoquais cela en séance, j’en avais les larmes aux yeux, je pleurais même devrais-je dire, car les larmes ont coulé cette fois. Je montrais ma faiblesse, alors que j’avais terminé la séance précédante sur ce constat: dans ma famille on ne montre pas ses faiblesses !
J’évoquais aussi la charge morale que représente parfois ma grand mère…

Enfin tout ce qui pèse sur moi… tout ce poids que je supporte…belle conclusion de séance !

opération..?

Hier j’ai eu de nouveau RDV avec le chirurgien, au sujet de ma cheville, mon scanner étant enfin arrivé à destination !
Et là la douche froide… je suis opérable, mais les bénéfices de l’opération ne compenseront peut-être pas la perte de mobilité du pied… Il envisage de bloquer le pied à 45 °, j’aurai  donc des difficultés pour monter des pentes, conduire… Chez des personnes valides, ce blocage se compense en trouvant des parades, le corps fini par trouver le moyen de… Mais en ce qui me concerne, j’ai déjà dû trouver des tas de compensations qui seront remises en cause par ce nouvel état et pas sur que je sois en mesure de compenser cette perte là. Je risque donc d’être plus handicapée après qu’avant, le seul point positif étant que je ne devrais plus avoir mal (enfin moins…).

Je ne sais pas trop quelle  décision prendre. J’ai mal, mais c’est occasionnel et encore supportable, et au moins je peux encore me balader dans la campagne Creusoise (qui est assez pentue), danser et conduire. Après je ne sais pas. D’un autre coté je sais qu’il me faudra y passer un jour ou l’autre et je me dis que cela sera plus difficile plus tard, surtout si T et moi avons des enfants, la convalescence et la rééducation devant prendre environ 6 mois…

Hier j’en pleurais. Aujourd’hui j’arrive à me contenir, en évitant d’y penser.
Deux choses me minent dans cette histoire, c’est de constater d’une part que mon handicap s’aggrave et qu’on ne peut rien pour empêcher cela, et d’autre part je ne peux m’empêcher de penser à T qui n’imaginait sans doute pas s’engager dans la vie avec une personne aussi handicapée. Je sais que quand on aime, on aime la personne telle qu’elle est. Mais je me dis qu’il mérite mieux que moi et cette vie que je risque de lui offrir…

Emménagement.

Aujourd’hui T. termine son déménagement chez moi, enfin chez nous ! Pour l’instant il n’avait apporté que quelques vêtements et quelques petits meubles transportables en voiture. Là c’est le grand chambardement. Et je dois avouer que je le vis un peu ainsi ! Je suis bien entendu heureuse qu’il s’installe définitivement chez « moi-nous », et en même temps j’ai un peu peur de me perdre encore dans tout cela.
Cela me rappelle inexorablement mon installation chez mon ex. Comme je vivais encore chez mes grands parents je n’avais quasiment rien à apporter et de toute façon en y réflechissant bien, il ne me laissait pas vraiment de place. C’est ainsi que j’ai abandonné certaines choses chez ma grand’mère, choses que j’ai définitivement perdues lorsqu’elle a déménagé à son tour pour le Portugal. J’ai  longtemps vécu dans son intérieur y apportant peu de moi. Puis nous avons acheté une maison. Là j’ai quand même réusssi à mettre ma marque… dans la cuisine !  Dans le reste de la maison il n’y avait quasiment rien de moi. Aucun meuble à part le bureau, peu de bibelots… Je me suis rendue compte du peu de place qu’il voulait m’accorder le jour où ayant eu un joli cadeau de départ d’un de mes remplacements, il avait refusé de le mettre dans le salon, prétextant le manque de place, alors que quelques temps plus tard il en trouvait pour un objet pris chez sa mère (eh oui, « pris » pour ne pas dire subtilisé, puisqu’il a profité qu’elle était hospitalisée suite un AVC pour lui prendre cet objet qu’il convoitait depuis des années).
Quand je suis partie et me suis installée seule, j’ai éprouvé un certain plaisir à choisir mes meubles et ma décoration. Je choisissais avec soin, sans précipitation, attendant le coup de coeur. Ainsi je pense avoir un intérieur qui me correspond, qui correspond à la fois à mes goûts et à ce que je suis.
Ayant vécu ce que j’ai vécu j’accepte l’installation de T. Pourtant j’ai du mal à tout accepter. Il est difficile de s’intaller dans l’intérieur d’un autre, tout comme il est difficile de faire cohabiter deux intérieurs différents. L’idéal étant sans doute de tout acheter ensemble !
Pour la petite histoire je ne sais pas à quoi ressemblent ses meubles, puisqu’il n’a jamais voulu m’inviter chez lui, prétextant les marches à monter pour y acceder. Je découvre peu à peu, au fil de ce qu’il ramène. Là ce soir je risque de ne plus me sentir chez moi pendant quelques temps…le temps peut-être de me sentir chez nous !

sans voix (suite)

Hier j’ai eu séance, la voix étant revenue, tant bien que mal depuis dimanche. Et bien sur il a souhaité aborder ce mutisme. Mais je n’ai pas réellement trouvé la cause de cela. J’ai bien sur évoqué le premier épisode lors du retour de ma grand’mère en France, mais là, mis à part une contrariété au travail, je ne voyais pas avec quoi faire le lien.
Il a donc préféré passer à autre chose, cela devant se décanter à l’avenir.
Par contre il m’a annoncé que la prochaine fois je lui serais redevable d’une séance, car pour lui il est évident que c’est le travail d’analyse qui a provoqué cela. Même sans voix on peut parler, exprimer…

Passé…

Le net est formidable pour certaines choses et notamment pour retrouver les gens.

La famille de ma mère, dont j’ignorais l’exitence, m’a retrouvée grâce à un site de retrouvaille de ses amis d’enfance le lendemain même de mon installation en célibataire. Un peu comme un signe du destin (ou de ma mère !)  pour me dire que je ne suis pas seule…

Là j’ai retrouvé le meilleur ami de mon père grace à face de bouc… Etant allée refaire ma carte d’identité, je me suis rendue compte que je ne connaissais même pas vraiment l’ état civil de mes parents. J’ai donc recherché des docs pouvant me renseigner et j’ai retrouvé des articles de presse relatant leur accident. Y étaient mentionnés le nom de cet ami d’enfance de mon père, ainsi que celui de son épouse et de leur enfant. Je ne sais pourquoi j’ai eu envie de le joindre.  Ils venaient me voir quand j’étais enfant, mais avaient fini par ne plus venir…
Je recherche donc sur les pages blanches, dans mon département d’origine mais rien. Mais les pages blanches proposent un lien vers face de bouc (et oui, au cas où vous en doutiez encore, nous sommes tous fichés) et deux personnes portent ce nom. J’en choisi un des deux et lance un message assez explicite, mais pas trop quand même, comme une bouteille à la mer … et bingo ! je tombe sur le bon !

Echange de mail, de photos, le passé ressurgit. Il doit le blesser plus que moi. Moi j’ai perdu mes parents très jeune. Lui a perdu son ami d’enfance, celui avec qui il partageait tout. D’ailleurs j’apprends à cette occasion que je ne suis pas « la cause » de ce voyage… Mon père connaissait les beaux parents de cet ami et il souhaitait nous présenter ma mère et moi à ces gens qu’il aimait. Ca n’est donc pas uniquement pour « me montrer » comme le disait ma grand mère… Semblant de rien cette interprétation m’avait fait du mal.


Les pendules sont donc remises à l’heure, mais je me demande quand même ce qui me pousse à revenir sur mon passé, moi qui ai toujours été tournée vers l’avenir.

Anniversaire (5 ème)

Eh oui, aujourd’hui c’est notre anniversaire de rencontre ! T et moi nous sommes rencontrés il y a … 5 mois !
Je trouve cela dingue rien qu’en l’écrivant ! Dingue que nous vivions déjà ensemble au bout de si peu de temps ! Et pourtant c’est comme si je le connaissais depuis toujours. Je suis bien plus ouverte et spontanée avec lui que je ne l’ai jamais été en 17 ans de vie commune avec mon ex.
Chaque jour je suis étonnée qu’il m’aime encore, qu’il ne s’ennuie pas avec moi (ni moi avec lui), qu’on ai toujours aussi faim l’un de l’autre. Je ressens comme une urgence de vivre avec lui, parce que je sais que tout peut s’arrêter du jour au lendemain… Et cela me terrifie aussi. Parfois quand les déconvenues s’accumulent comme en ce moment je trouve tentant de tout arrêter, arrêter de vivre pour ne pas souffrir. Ne pas souffrir l’absence, la séparation, la maladie, la mort… Mais son sourire me redonne l’envie et le courage de continuer.
 

contrevenante…

Encore une semaine de m… qui s’achève. J’ai l’impression de cumuler les ennuis. Outre mon extinction de voix et cette toux qui perdure depuis une semaine, j’ai eu des ennuis avec ma voiture puis les gendarmes !

Ma voiture est tombée en panne ce week-end, or je n’ai d’autre choix que de conduire une automatique, alors me voilà sans véhicule pour travailler. Heureusement que mon médecin, vu mon état de fatigue, accepte de me mettre en arrêt maladie (arrêt que j’avais refusé auparavant, mais là je suis vraiment HS). Mais au lieu d’accepter la semaine complête, je lui dit que jusqu’à aujourd’hui ça devrait être bon, sauf que je tousse toujours autant et que je suis crevée…
Enfin bref, revenons à ma voiture qui me lâche donc samedi soir. Je la récupère mercredi soir, après avoir payé 600 € de réparation ! Je rentre donc chez moi et là sur la route un gars se traîne. Je décide donc de le doubler, mais il est vrai que j’ai peu de temps pour le faire… je déboite donc sans mettre mon clignotant et là qui arrive en face ? les gendarmes ! Ils font demi tour, me poursuivent toutes lumières « hurlantes » me faisant même des appels de phares… Bon ok j’ai compris mais je ne vais pas en plus m’arrêter dans les virages ! J’avais l’impression d’être dans une mauvaise série type « walker texas ranger » avec moi dans le rôle de la méchante ! Résultat : 3 points de moins, 90 € d’amende et une bonne leçon de morale en prime avec des arguments type : « en plus dans votre état (sous entendu handicapée) vous n’avez pas tous les moyens pour éviter l’accident ! » Ah bon, pense-je, et les aménagements de mon véhicule ne sont-ils pas précisément là pour y remédier ?  Cela veut-il dire que je suis un danger ambulant parce que handicapée et qu’on donne donc le permis à des personnes incapables de maîtriser leur véhicule ..? J’en reste sans voix (encore !) et préfère de toute façon ne pas en rajouter. Le plus drôle étant quand le jeune gendarme me dit qu’il a été obligé de freiner alors qu’il roulait « cool » à 70 km/heures pour me laisser le temps de me rabattre ! Oui sauf qu’à l’endroit où il était c’était encore limité à 50, alors que moi j’avais encore le droit de rouler à 90 km/heure ! J’avais donc bien le temps de doubler ! Mais ils m’ont grillée et on ne peut rien contre eux.
Rentrée chez moi j’ai tout de suite payé l’amende, pour ne plus y penser et je me suis mise à pleurer. Ce n’est pas tant l’amende ou les trois points qui me chagrinaient. Non, c’est d’être considérée comme une délinquante parce que j’avais oublié le clignotant, alors que je ne bois jamais quand je conduis (contrairement à mon ex qui lui ne s’est jamais fait prendre), que je respecte le plus possible  les limitations de vitesse et mets toujours mon clignotant en temps ordinaires… C’est aussi ce sentiment d’injustice, même si dans le fond je le mérite…

sans voix !

Hier je n’ai pas eu séance ! Malade depuis jeudi soir, j’ai une extinction de voix depuis samedi ! Le matin j’ai une voix de crapaude et le soir peu de sons sortent de ma gorge. J’ai donc appelé mon psy pour le prévenir. Comment parler si on a plus de voix ? Et bien sur, il y voit une raison psy dont il souhaite parler dès que possible ! Pourquoi pas ? Cela dit la maladie et ses manifestations sont-elles toujours psychiques ? On peut se le demander, même si c’est vrai qu’elle aurait pu se manifester sans me laisser sans voix !

espoir

Hier j’ai eu une rapide discussion avec mon kiné à propos de l’éventualité d’avoir des enfants. Il me demandait avec un clin d’oeil quand est-ce que j’allais m’y mettre. Ben oui, j’ai déjà 39 ans et cela commence à presser. Je lui répond alors que j’attends d’abord d’être opérée de la cheville, qu’il ne serait pas raisonnable d’être enceinte avant.
Puis je lui fais part de mes craintes pour m’occuper d’un enfant. Après tout qui à part lui, connait mieux mes difficultés ? Or il ne voit pas lesquelles ! Il me dit que je peinerai vers la fin de la grossesse, mais ne voit pas en quoi j’aurais des difficultés à m’occuper d’un bébé.
Alors cela me rassure un peu. C’est vrai que j’ai toujours réussi à développer des compensations pour me débrouiller seule, mais je crains toujours de faire mal à un enfant en le prenant mal. Et je sais déjà qu’il me faudra pouvoir m’en occuper seule puisque T travaillant en horaires décallés, il y aura des moments où je serai seule avec nos enfants. C’est comme un nouveau défi à relever pour moi. Mais en même temps il s’agit de la vie et du bien être d’un petit être et cela m’angoisse un peu par avance, comme d’habitude pourrais-je dire.
C’est curieux car mon psy me demandait une fois ce que T me demandait de faire et dont je ne me sentais pas capable. Je lui ai répondu « rien » et pourtant c’est bien cela qui me trottait dans la tête plus ou moins consciemment.
C’est bizarre que tout le monde m’en sente capable et pas moi…

Attente.

Drôle de semaine que celle que je viens de passer. Oh ! rien de grave, mais plutôt agaçant …

Cela commence par un stage au cours duquel j’apprends que ma candidature au poste que je convoitais est mal partie, le « président » ne voulant pas de moi ! Pour quelle raison, la collègue bien informée ne le sait pas et le regrette. Toujours est-il que je n’ai toujours pas été convoquée à l’entretien d’embauche. J’interprête cela comme une résistance de sa part, tant de monde ayant parlé en ma faveur ! Il pense peut-être que c’est une tentative de piston. Et pourtant je n’ai demandé à personne de le faire ! J’ai même postulé sans leur en parler, mais l’ayant su, ils ont voulu me défendre, me mettre en avant !  Je préfère cette interprêtation plutôt que me dire qu’il me rejette pour mon handicap !

Autre déconvenue : je suis allée à mon second RDV avec le chirurgien pour ma cheville, or il n’avait pas reçu le scanner et les résultats  pourtant envoyés par le CHR. Du coup voilà un déplacement inutile, j’ai perdu une journée, je perds un mois parce qu’il ne peut me recevoir que dans ce laps de temps et je ne suis même pas certaine qu’il m’opère ! Il voulait voir ces clichés pour prendre sa décision et éventuellement me renvoyer vers un de ses confrères du CHR de Clermont ! Du coup avec mon médecin, nous avons décidé de nous adresser directement au CHR de Limoges. Peut-être gagerais-je un peu de temps et cela sera plus proche de chez moi !

Enfin un petit incident dans mon travail ma gaché la fin de semaine !

Heureusement que les amours vont bien ! T. m’aide vraiment à relativiser les choses, et alors que j’étais déjà bonne pour voir le bon coté des choses, il les voit encore mieux et plus vite que moi !
Et je crois qu’il ressent aussi ce besoin d’être ensemble. Alors que j’essaye d’être plus détachée, il continue ses activités mais exprime plus sa déception de n’être pas avec moi. Je l’aime vraiment profondément et m’étonne toujours de ce bonheur. En plus il s’entend très bien avec ma mère, que c’en est un bonheur de les voir ensemble, cela me change tellement des relations entre mon ex et elle !

Le psy m’a dit que je travaillais bien, puis avec un petit sourire a ajouté « mais vous le savez déjà » ! Oui du moins je le pressens, et c’est ce qu’il voulait exprimer finalement !

PS: en cherchant un titre pour cet article c’est le mot « sursis » qui me venait en tête pour exprimer cette attente pour le travail et l’opération… A creuser !

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