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La petite robe de Paul- Philippe Grimbert

philippegrimbertlapetiterobedepaul.jpgJe viens de lire ce roman,  premier du psychanalyste Philippe Grimbert.
L’histoire est simple et voici ce qu’en dit la quatrième de couverture :
« Alors qu’il se promène dans un quartier de Paris qui n’est pas le sien, Paul, la cinquantaine, marié, est irrésistiblement attiré par une petite robe blanche de fillette, exposé dans la vitrine d’un magasin. Cet innocent vêtement dont il a fait l’acquisition va se trouver à l’origine d’un véritable drame, précipitant ses acteurs aux limites de la déraison et de la mort. Dans la vie tranquille de Paul, cet achat impulsif, apparemment anodin, produit des effets dévastateurs au point d’amener Paul et sa femme Irène au bord du gouffre. De fil en aiguille, d’un petit mensonge par omission au réveil des vieux démons….. »
Ce roman porte dèjà en lui Le secret, avec les non dits, la souffrance enfouie, la méconnaissance de ses proches et l’ignorance de l’histoire familiale qui ressurgit pourtant chez les descendants…
Ce roman se lit rapidement. J’ai cependant été un peu déçue. Je suis restée sur ma soif, le secret du père étant à peine évoqué, ainsi que celui de l’épouse. De même je n’ai pas très bien saisi ce qui finalement avait poussé Paul à cet achat, si ce n’est, peut-être, que ce secret paternel faisait quand même partie de son inconscient… 

Choix…

Je me suis tenue à ce que j’avais écris ici finalement.
J’ai contacté une amie samedi qui réagit comme moi dans ce genre de situations ! Nous nous sommes vues samedi soir et avons parlé de cela et en sommes arrivées à cette même conclusion : il faut que nous arrivions  à faire des choses pour nous, sans forcément nous occuper d’eux. Nous avons alors décidé d’aller au ciné toutes les deux. De toute façon j’avais bien l’intention d’y aller, même seule.
Alors samedi j’ai informé T que je ne venais pas du soir à Montluçon, ni à Clermont le lendemain. Il a compris puis m’a rappelée une fois rentrée chez moi. Là il m’a dit que je lui manquais, qu’il avait hâte de me revoir.
Le lendemain son équipe a finalement perdu dès la première partie. Il est donc rentré pour midi. Mais je suis quand même allée au ciné. Je l’ai invité mais il était fatigué et préfèrait rester à la maison.
Je me demande quand même si j’y serais allée si mon amie s’était désistée. J’aurais peut-être préféré rester avec lui.
De même finalement je n’irai pas au repas de ma chorale, car il m’a proposé de passer notre samedi après midi à  Clermont puis de dormir chez une amie. Le lendemain il ira jouer, et moi si je m’ennuie j’irai me balader puisque nous prendrons ma voiture. Là il ne s’agit pas vraiment de modifier mon emploi du temps pour lui mais vraiment de faire ce que je préfère. Le repas ne m’emballait pas plus que ça, alors que me balader à Clermont, ville que je ne connais pas du tout, et avec mon chéri…si !

J’ai parlé de tout cela avec mon psy, mais rien de dénoué pour l’instant. J’ai juste eu confirmation que cela relevait bien de l’analyse.
J’ai aussi parlé de ma mauvaise conscience pour cet autre poste, et de la remarque de ma collègue et chef. Il a qualifié cela de « manipulation ». Je n’osais pas aller aussi loin, et pourtant… Il a clôs la séance en me disant que je n’étais donc pas dûpe et pourtant…

Shutter Island

 Le synopsis :

« En 1954, le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l’île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. L’une des patientes, Rachel Solando, a inexplicablement disparu. Comment la meurtrière a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre cohérente d’une malade, ou cryptogramme ? »

Film oppressant, flippant aussi. Il pause la question de la folie et de la perception qu’on en a. J’étais surprise par la fin, même si on pressent un peu les choses.

J’ai bien aimé, mais je suis un très mauvais critique !

mieux…

Je vais mieux aujourd’hui et remercie tous ceux qui m’ont répondu.

Ce mieux je le dois non pas à une discussion, mais plutôt à un médicament qui me permet quand je vais vraiment mal d’aller mieux. J’avais honte de le dire, mais après tout je n’y peux rien, c’est comme ça, et je travaille à aller mieux, alors pourquoi avoir honte de ce que l’on est ?
La fatigue joue beaucoup dans ces états d’esprits un peu négatifs qui me prennent, aussi j’ai décidé de rester chez moi tranquillement demain, à dormir, me reposer plutôt que de partir le rejoindre ce soir et devoir me lever à 5h30 du mat pour l’accompagner à son concours. Je ne le lui ai pas encore dit, pour qu’il ne soit pas destabilisé pour jouer aujourd’hui (si son équipe perd aujourd’hui, ils ne jouent pas demain, et il rentre donc ce soir) il ne sera donc pas tenté de perdre, même inconsciemment.
Je me reposerai et j’irai au ciné toute seule comme une grande. Je me ferai plaisir et tenterai de vivre pour moi.

PS: J’ai rêvé cette nuit. Je rencontrais quelqu’un d’autre par meetic là aussi, accompagnée du meilleur ami de T. Je me sentais donc un peu surveillée, pas vraiment libre de découvrir cet autre. Il me plaisait bien et fabriquait des chaussures (quand on sait mes pb à ce sujet !). Mais finalement je lui préférais T. Je ne voulais tout gâcher pour une amourette.
Dois-je en déduire que j’ai trouvé chaussure à mon pied ? J’ose l’espérer…

Désamour ?

7humfhoc.gifJe vais mal depuis hier. J’ai un peu de mal à saisir pourquoi.
Je me sens comme si j’étais dégrisée. Dégrisée de cet amour que je ressentais pour T. Eh oui j’écris bien « ressentais » ! Qu’est-ce qui a basculé ? Je ne sais pas et ça me fait peur. J’ai l’impression qu’un tas de détails a fini par me faire basculer. Se peut-il que ce soit dèjà l’usure du couple ? Je n’ai plus le coeur qui bat quand je sais que je vais le voir, je ne vibrais déjà plus hier.

Je crois que je suis trop exclusive. J’aurais aimé être toujours avec lui et j’organisais au mieux mon emploi du temps en ce sens, n’hésitant pas à annuler sorties ou activités pour le voir. Ainsi exit la chorale deux mardis de suite parce qu’avec ses horaires je ne l’aurais quasiment pas vu. De même j’évite les sorties avec mes amies quand je sais qu’il est libre. Je sais, il ne m’a rien demandé. Mais pour moi ce qui compte plus que tout c’est de le voir, être avec lui.
Or je me rends compte que ça n’est pas pareil pour lui. Un exemple : mercredi je travaillais tard (réunion de Conseil Municipal) je lui avais donc dit que je risquais de ne pas rentrer avant 20h15 voire plus tard… Or cette semaine comme il est du matin, il commence à 5h du mat et termine à 13h. Il se couche don
c vers 21 h et fait une sieste dans l’après midi. Or mercredi pas d e sieste, il a préféré aller voir son pote alors qu’ils se voient ce week-end et est rentré à 19h ! Du coup à mon retour à 20h30 (et encore je suis partie un peu avant la fin) il était crevé et est parti se coucher comme d’hab à 21 h alors qu’il m’avait dit qu’il ferait une sieste pour qu’on puisse se voir ! On s’est donc vus 30 mn !
Beaucoup de choses se passent ainsi. Ses concours de boules le WE, sans jamais rien lâcher de mon coté. Le 7 mars j’ai un repas avec la chorale, j’espèrais qu’il m’accompagne, mais non, il a un concours. J’ai songé aller avec lui pour être avec lui, mais finalement j’irai à la chorale. Je suis déçue.
Le pire étant que j’essaye de ne rien dire parce qu’il m’avait prévenue qu’il y avait les concours, mais je pensais quand même pas qu’on passait après…
Tout ceci me déçoit, et la déception tue…

C’est notre anniversaire aujourd’hui… quatre mois… Je l’aime  finalement, mais tout ceci me rappelle tellement mon ancien couple !

Voilà !

C’est fait, j’ai postulé.
J’ai retourné cela en séance lundi, et le psy lui même m’a dit que je voyais bien où était mon intêret…
Alors je me suis décidée. J’avais déjà écris ma lettre de motivation sauf qu’elle ressemblait à tout sauf à ça ! Encore un signe de résistance ! Alors je l’ai refaite hier matin et je l’ai déposée hier soir directement dans la boîte aux lettres. Mais depuis cet instant j’ai mauvaise conscience ! Et cela m’a hanté toute la nuit ! Comment annoncer à ma chef /collègue que j’ai finalement décidé de postuler ailleurs ?
Hier, parlant d’autre chose, elle a évoqué une méthode que sa fille a appris en entreprise pour déstabiliser l’adversaire : « la culpabilisation » ! Elle me disait que le Maire, notre patron, ne savait pas l’utiliser pour se défendre face à ses détracteurs. Et là j’ai compris ! C’est cela qu’elle utilise envers moi chaque fois que j’évoque l’éventualité d’un départ. Elle avait commencé par me dire que le Maire s’était « battu » pour me recruter sur ce second poste, défiant ainsi son Conseil Municipal, ce qui ne m’a pas paru si évident. C’est vrai que d’autres personnes ont postulé, dont certaines de la commune, mais un responsable de la poste était aussi présent lors de l’entretien d’embauche et il a souligné mes compétances… Ensuite elle joue sur la corde sensible, me faisant comprendre qu’elle l’aura dur sans moi, parce qu’on se soutien, qu’on s’entend bien etc. Cela n’est peut-être pas de la manipulation mais quand même, je me sens bien « coupable » de les laisser tomber. Je me vois presque comme une opportuniste. Peut-être suis-je ainsi finalement, mais juste pour évoluer, pour enfin être fixée quelque part et donc sécurisée sur mon avenir professionnel.

Il va falloir que j’apprenne à être plus égoïste, et à ne plus avoir mauvaise conscience… Mais… le peut-on ?

Enlisement

Voilà, une semaine a passé et je n’ai postulé à aucune des deux offres. Je me débats avec ma mauvaise conscience, genre « avec ce que je leur dois, je ne peux les planter comme ça ! » alors que je ne cesse par ailleurs de râler quand je me sens exploitée.
Ma collègue (et chef) ne cesse de faire planer le doute sur le fait que je sois prise à sa place quand elle partira en retraite, et « plaint celle qui prendra sa place ». Je lui ai donc un peu parlé de l’éventualité de mon départ, lui expliquant que je ne supporte plus cette incertitude et cette mauvaise ambiance. Là elle a changé de discours et m’a fait comprendre son découragement si je partais …. De quoi ajouter à ma mauvaise conscience.
Je sais qu’on ne doit pas faire de sentiments dans le monde du travail. C’est chacun pour soi, son propre intérêt qui prime. Mais c’est tellement loin de ce que je suis !

T. m’a demandé hier si j’avais postulé… Il a compris que je n’en avais pas envie, mais il ignore les raisons qui me freinent…

Il me reste une semaine pour réagir et accomplir vraiment un acte qui aura de l’importance pour ma carrière et pour ma vie en général…

Doutes et imposture

Comme je l’évoquais dans un commentaire, j’ai la possibilité de postuler pour deux autres emplois et comme toujours, je doute de moi.

J’avais déjà postulé pour le  premier emploi. Mais les recruteurs avaient préféré une personne venant de la région parisienne, pensant sans doute que dans nos campagnes nous sommes incompétants. Le problème c’est qu’elle est trop spécialisée dans son domaine et pas assez polyvalente. Ici, dans nos  petites communes, le secrétaire doit savoir tout faire: la compta, le budget,  la paie, l’état-civil, l’urbanisme, la gestion du personnel, les services périscolaires, les préparations de réunions…  Elle ne convient donc pas et ils recherchent  de nouveau quelqu’un. Mais j’hésite, comme toujours, par peur de l’échec, de ne pas être à la hauteur et parce que j’ai le sentiment que je dois quelque chose à mes employeurs, que je leur dois ma place et mon grade.
Un autre poste est à pourvoir, et dans un conservatoire de musique ! Ce poste correspond encore plus à mes centres d’intéret et à mes capacités. Là pas de budget à faire, pas de compta, mes deux points noirs quoique finalement je m’en sors pas si mal. Et proche du domaine qui me plait : la musique ! Mais deux problèmes : il faut pouvoir se déplacer et bien que j’ai une voiture, je crains d’être obligée de prendre une voiture de fonction, or je ne peux conduire qu’une automatique, et je me vois mal me déplacer par ces routes verglacées, j’ai déjà du mal à me rendre à mon travail actuel… Le deuxième point noir est que le poste est à pourvoir le 18 mars et que je me ferai probablement opérer peu de temps après, et je ne suis pas certaine qu’ils veuillent m’embaucher dans ces conditions là ! C’est dommage, mais je crois que ce n’est pas la peine d’y compter.
Pourtant quitter ce travail où je suis sous empoyée et presque exploitée (mes heures sup ne sont ni payées ni récupérées), être rédacteur à temps complet, avoir enfin une perspective de vie me tente beaucoup…!

Pêle mêle !

Beaucoup de pensées me hantent en ce moment. Pensées sur mon passé, sur mon présent et de drôles de sensations, sentiments voient le jour.
Je ne sais si c’est la psychanalyse qui remue tout cela. Jusqu’à maintenant j’y allais plutôt en dilettante, ne repensant pas forcément à ce qui avait été dit en séance, et en ne « préparant » rien. Tout le contraire de ce qui se passait pendant ma  psychothérapie. Là je ne pensais qu’à cela, à la séance que je venais de vivre, appelant de nouvelles réflexions, certaines découvertes. Je décomptais les jours qui me séparaient de la prochaine, le transfert aidant sans doute aussi beaucoup.
Là il n’y a pas vraiment de transfert. Il est en congés la semaine prochaine et cela me soulage… presque. Presque parce que j’ai l’impression que certaines choses voient le  jour, des pensées négatives enfouies qui remontent à la surface, et que j’ai encore du mal à verbaliser. Parfois je prend fugacement conscience de certaines choses puis je les oublie aussitôt. Sans doute un refoulement, cela étant trop dérangeant pour moi.

T. vit chez moi depuis vendredi. Je n’arrive pas encore à dire chez nous, mais cela viendra sans doute au fil des jours. C’est une nouvelle vie qui se met en place.  Il est gentil, attentionné et pourtant j’en veux encore plus ! Là il rentre au petit matin après son travail et  attend que je sois réveillée pour aller dormir, pour ne pas me réveiller. Moi j’aimerai autant qu’il vienne dormir avec moi tout de suite, au risque de me réveiller. Alors je  me lève plus tôt pour lui, pour qu’il attende moins longtemps et parceque j’aimerai passer un peu plus de temps avec lui le matin. Mais il  me plante là,  part se coucher tout de suite et du coup je suis déçue. On ne se voit finalement que deux heures le soir alors que j’aimerais le voir plus, ne serait-ce qu’un peu le matin lorsque je déjeune et que je me prépare. On pourrait parler un peu puis il partirait dormir quand j’irai travailler…
Je me rends bien compte de mon égoïsme, c’est pourquoi je ne lui demanderai jamais de faire ainsi. S’il le fait un jour de lui même tant mieux, mais je ne veux pas le lui  demander. Cela rejoint les réflexions que je me faisais lors de ma dernière séance, comprenant qu’il me fallait vivre seule. Non pas en célibataire, mais sans attendre trop des gens, sans dépendre d’eux pour mon équilibre intérieur. Car chaque fois je vais droit dans le mur.
Je voudrais prendre des notes là dessus, sur ces réflexions qui me viennent et en parler en séance, mais je crois que cela va à l’encontre de la psychanalyse qui ne demande pas de préparer quelque chose. Le problème c’est qu’en séance ça ne vient pas, j’y repense après, preuve sans doute d’une certaine résistance de ma part.

Je me suis également rendue compte hier que j’avais tendance à saboter mon travail. J’ai longtemps mis cela sur le compte de mon inattention. Les petites erreurs qui s’accumulent, juste assez pour ne pas être parfaite, mais quand même pas trop graves. Là un dossier est revenu, j’avais fait une erreur grossière, genre 2550 € – 500 € = 2000 € ! Alors rien de grave, mais ma chef a dit qu’elle aurait dû vérifier avant d’envoyer le dossier, alors que franchement il n’y a avait pas de quoi fouetter un chat. N’importe qui aurait pu rendre ce dossier sans erreur. Le pire c’est que j’avais pris cela comme un test, alors je m’étais appliquée. Je ne peux donc invoquer ma distraction… Peut-être est-ce encore un acte manqué, mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi j’ai ce besoin de tout saboter…

acte manqué…

Hier j’avais séance.
Je dois bien avouer que la motivation me manque un peu en ce moment. Depuis que je connais T. je vais mieux moralement alors j’ai tendance à penser que je n’ai plus vraiment besoin de ces séances. Pourtant j’ai toujours certaines angoisses, et de drôles de réactions parfois. Je sais que j’ai encore des choses à analyser car je suis encore incapable de me vivre seule !

J’avais, comme à l’accoutumé, préparé mon paiement à l’avance, en numéraire, dans la pochette de ma carte bleue. Or je suis passée faire une course rapide pour T. risquant d’être en retard, et j’ai laissé ma carte sur le siège avant de ma voiture ! Au moment de payer : rien ! pas assez de monnaie dans le porte-monnaie et plus qu’un seul chèque dans le chéquier ! Il ne m’a jamais clairement dit qu’il voulait du numéraire, mais à son manque d’enthousiasme, je suppose qu’il n’ est pas favorable aux chèques. Et de me faire remarquer qu’il s’agissait d’un acte manqué ! Mais il me laisse le soin d’interprêter cela le temps de ses congés ! Cela m’a fait rire d’autant qu’encore un peu je n’avais même pas de chèque pour le payer ! Là c’eût été rééllement un acte manqué ! Innocent

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