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Neige…

Je suis, comme beaucoup de personnes en Creuse, coincée chez moi par la neige. Jour de « vacance » forcé, jour où je me retrouve seule et un peu « désoeuvrée ».
Depuis quelques temps ma vie file comme un bas … Entre mes week-ends bien remplis Clin doeil, mes deux travails, mes séances de kiné et de psy, la chorale, mes amies… et le ménage. Finalement j’ai peu de temps à moi pour me poser, révasser.
Alors cela me fait tout drôle d’être ainsi seule avec moi même, et je retombe dans mes travers : j’appelle toutes les personnes que je connais afin de passer un moment et ne pas être seule. Ce qui m’angoisse le plus, c’est que je me rends compte de la place qu’a pris T dans ma vie, dans mon coeur et dans ma tête. Tant que cela durera et qu’on s’aimera, pourquoi pas, au contraire. Mais comme à mon habitude je ne peux m’empêcher de penser au pire (s’il me quittait, s’il mourrait …). Je réalise qu’une fois de plus je suis incapable de vivre seule, rien que pour moi. Je ne vis que pour l’Autre. Si cet Autre est exceptionnel comme semble l’être T, tant mieux. Mais si je retombais sur quelqu’un comme R, je me perdrais  encore…
Tant de travail sur moi même reste encore à faire …

Anniversaire

Dimanche cela faisait un an que je suis partie de mon domicile. Après dix sept ans de vie « commune » avec quelqu’un avec qui je n’avais rien en commun. Dur constat, que je fais chaque jour de ma vie, et que je faisais déjà depuis des années, ce qui ne m’a pas empêchée de continuer malgré tout à m’entêter. Dix sept ans de mutisme et d’incompréhension, sa longue descente dans l’enfer de l’alcool et mon long apprentissage de la mort. Ne plus vivre, apprendre chaque jour à se détacher de cette vie qui ne m’apportait rien, alors que je pensais tout tenter pour avoir moi aussi ma petite parcelle de bonheur.
Le bonheur que je vis actuellement a pour effet insidieux de mettre en relief  cette distance qu’il y avait entre lui et moi. Distance que j’ai tenté de combler en me fondant en lui, en m’oubliant. Pourquoi ? Je n’en sais toujours rien. L’amour ? Sans doute au début mais il a si vite laissé place à autre chose.

Grand Week-end pour moi. Celui où j’ai pu enfin m’ouvrir à T. lui exprimer mes angoisses face à mon handicap, celui de ce drôle d’anniversaire et celui où je lui ai présenté ma grand mère. Je redoutais un peu cette présentation, qui finalement s’est  bien passée.

Drôle de vie en tout cas. Je suis quasiment certaine que je n’aurais pas tant apprécié T, si je n’avais vécu avec mon ex avant de le rencontrer. Et il ne m’aurait peut-être pas aimée s’il m’avait connue avant, car il a lui aussi ses failles, ses déchirures, et je ne l’en aime que bien plus encore … Et surtout il me réapprend que l’on peut vivre tout simplement…que JE peux vivre.

Un film …

Hier soir j’ai regardé en partie le film qui passait sur Arté: Les Particules élémentaires, librement inspiré du roman de Michel Houellebecq. Je n’ai pu le voir en entier, mon amie m’ayant appelé au milieu du film puis mon chéri à la fin. Mais ce que j’en ai vu a beaucoup raisonné en moi. J’ai ressenti comme une gifle notamment dans la scène où cette femme infirme se suicide en se jetant du 10 ème étage.
Toute la problèmatique qui m’occupe l’esprit aujourd’hui s’y trouvait rassemblée. Une femme aimée mais malade qui ne peut avoir d’enfant, une autre qui finit infirme, après avoir rencontré l’amour, amour qui tarde tant à se décider pour continuer avec elle malgrè son infirmité, qu’elle préfère se suicider. C’était d’une grande violence pour moi. Je sais qu’il me faudrait parler de cela en séance, cela m’a trop choquée, mais je ne sais si j’en aurais le courage.

Je pense que j’essaierai de lire le livre, je ne sais trop qu’ en penser, le film ne lui est -semble-t-il- pas fidèle, et les critiques sont partagées …

Ventre

Je viens de lire un article sympa sur le ventre  ici .

C’est curieux, mon ex compagnon disait m’aimer, et pourtant il n’aimait pas les gros, il les méprisait même. Or ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas mince, je suis plutôt bien ronde, limite obèse (oh le vilain mot !). Alors quand je lui en faisais la remarque il me disait que moi c’était pas pareil. Au début j’interprétais cela comme la preuve de son amour, puis peu à peu mon regard a changé. Je me demandais s’il ne me méprisait pas et je finissais par me mépriser aussi.


Mon nouveau compagnon est rond aussi, mais je m’en fiche, c’est pas pour son physique que je l’aime, quoique… Et il dit aimer mon petit bedon ! Cela me fait bizarre, moi qui ai toujours cherché à l’éliminer, le faire disparaître… Je crois que lui m’aime vraiment comme je suis (et comme il est, ;-) pour Victoire) et cela me fait du bien d’être moi sans chercher à être mieux, si ce n’est pour ma santé …

Merci mon amour.

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Soulagement !

J’ai finalement appelé mon ex ce midi. Parce que j’ai vécu 17 ans avec lui et que je ne peux être insensible à ce qui lui arrive. Je ne l’aime plus, mais j’éprouve malgrè tout encore de l’affection.
Et là j’ai appris qu’il ne s’agissait probablement pas d’un cancer mais d’une infection dans la bouche, suites probables du traitement subi il y a 13 ans maintenant (si j’étais méchante je dirais que non, l’alcool ne désinfecte pas tout !) Mais son médecin ne voulant trop se mouiller l’avait dirigé vers l’hôpital.

Cet échange fut conforme à  son habitude. Il se plaignait d’être seul (il s’en plaignait déjà alors que je vivais encore avec lui !) abandonné et de souffrir… et que ni son fils ni moi ne l’appelons …
J’ai retrouvé là son égocentrisme et me suis rappelé pourquoi (entre autre) j’étais partie. Pas une seule question me concernant, ni ma famille, alors que je lui demande souvent des nouvelles de la sienne… De plus vu l’heure (12h30) il paraisssait déjà passablement alcoolisé …

Tout ceci m’aura au moins permis de parler de certaines choses avec mon psy comme de cette peur de la mort et  du lien qui me lie encore à lui. Et j’aime autant en parler avec un professionnel plutôt  qu’avec ma mère ou T. Pas certaine qu’ils comprennent cet attachement. Je me croyais détachée grâce à ce  travail fait en psychothérapie. Mais on n’efface pas 17 ans de sa vie, et heureusement je crois.  

Spectres …

Samedi soir je suis partie pour la première fois rejoindre T, chez lui, dans sa ville. Et j’en reviens toujours pas d’être tant aimée et d’aimer autant. J’ai eu tant de doutes au départ, sans doute parce que je ne voulais pas revivre la même chose qu’avec mon ex compagnon (R) et que j’avais peur de me perdre dans cette nouvelle relation.
Se sentir belle dans ses bras et finir par se voir belle dans ses yeux …Et le voir lui aussi différemment au fur et à mesure de la découverte.  Je lui fais confiance et nous envisageons sérieusement de vivre ensemble tant le temps nous parait long entre les week-ends !
Mais un nouveau spectre vient me hanter : celui de la maternité … J’ai toujours désiré avoir des enfants, mais mon ex n’en voulait pas. Alors je ne m’étais jamais rééllement interessée de savoir si je pouvais avoir des enfants « normaux ». Or il semble que mon handicap soit finalement génétique (contrairement à ce que l’on m’avait assuré par le passé) mais que ça ne soit pas à tous les coups. Alors s’engage pour moi une sorte de loterie. Pourra, pourra pas … Cette question m’interroge vraiment. Ne pas avoir d’enfants parce qu’ils risquent d’être handicapés est une façon de renier ce que je suis. En même temps je ne peux infliger cela à mon enfant… De même dans ce cas comment dire à son amoureux qu’on ne peut lui donner d’enfant alors qu’il en souhaite. On a beau dire que l’amour est fort, je ne suis pas certaine qu’il gagne ce combat là… Mais il me faut attendre le résultat. D’abord une consultation auprès d’un rhumato pour confirmer si c’est génétique ou pas, puis sans doute des tests sur le génome… J’appréhende déjà.

Autre spectre qui m’a hantée ce week-end : celui de mon ex. Son médecin m’a hélée dans la rue alors que je  m’apprétais à partir rejoindre T. Il m’a alors informée que (je cite) « votre ex est en train de faire une récidive du cancer, je vous dis ça comme ça mais … » Mais quoi ? Qu’y puis-je ? Pourquoi me dire cela ? Veut-il que je retourne le soigner ? Que je le prenne en pitié ? Non, je ne suis pas égoïste. Mais il n’a rien fait pour se soigner, continuant à boire malgrè l’interdiction des médecins, malgrè mes demandes d’arrêter pour lui et moi … Il a choisi ! Alors pourquoi je me sens coupable ? Pourquoi je me sens égoïste parce que je pense à mon bonheur tout neuf avec T ?  Pourquoi le destin me joue-t-il ce tour ? Je sais bien que c’est à lui en premier lieu que le destin joue ce mauvais tour. Mais j’aurais pu l’ignorer encore quelques temps… Je hais ce médecin qui ne respecte même pas le secret médical et qui, ignorant quel mal j’ai eu à rompre cette relation malsaine pour nous deux, me replonge dans les affres du doute et de la culpabilité …

Tromperie sur la marchandise ?

Comme vous l’aurez sans doute compris, en ce moment je vis un bonheur absolu depuis que je me laisse aller à aimer T. Et oui, c’est idiot à dire mais il  faut que je me laisser aller, cesser de vouloir tout contrôler et surtout cesser d’imaginer le pire et m’en protéger à l’avance…
Et pourtant une part de moi ne peut s’en empêcher. J’imagine qu’il finira par me voir comme je suis (ou plutôt comme je me vois), et que dès lors, il ne pourra plus m’aimer. Il y a aussi mon handicap qui me chagrine. Bien sur il le voit, le sait mais en a-t-il bien conscience ? Et cela m’angoisse de plus en plus. Plus je m’attache à lui, plus j’ai peur qu’il ne soit pas capable d’assumer cela. Je fais tout ce que je peux seule, mais il est des choses qu’il m’est difficile de faire et il n’y a pas encore été confronté… Cela me donne l’impression de le tromper sur la marchandise !
Je sais qu’il me faudrait sans doute analyser tout cela avec mon psy, mais lundi je nageais encore dans le bonheur, sans arrière pensée. Naïvement je disais à mon psy que je n’avais rien à lui dire puisque tout allait bien… Là il m’a répondu que même ça, ça se disait et effectivement ce bonheur m’a amenée à évoquer d’autres choses… Mais depuis hier je prends conscience que ma cheville déconne vraiment et qu’il ne sera peut-être pas possible d’y remédier. Cela signifie perte de mobilité et d’autonomie, et je ne veux pas être un poids pour personne, encore moins pour l’homme que j’aime. Rien que d’évoquer cela, j’en ai les larmes aux yeux… Mais je saurais bien les cacher, les ravaler et me montrer forte comme toujours.
Merci à tous ceux qui me lisent.

Parce que c’est… lui ?

C’est tellement beau, j’adore cette chanson…Je me lève et je me couche avec elle…

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Si tu crois un jour qu’je t’laisserai tomber
Pour un détail pour une futilité
N’aie pas peur je saurais bien
Faire la différence
Si tu crains un jour qu’je t’laisserai fâner
La fin de l’été, un mauvais cap à passer
N’aie pas peur personne d’autre n’pourrait
Si facilement te remplacer
Oh non pas toi
Vraiment pas toi
Parce que c’est toi le seul à qui je peux dire
Qu’avec toi je n’ai plus peur de vieillir

Parce que c’est toi

Rien que pour ça
Parce que j’avoue j’suis pas non plus tentée
D’rester seule dans un monde insensé

Si tu crois un jour q’tout est à refaire
Qu’il faut changer; on était si bien naguère
N’aie pas peur je n’veux pas tout compliquer
Pourquoi s’fatiguer

Et commence pas à te cacher pour moi
Oh non, je te connais trop bien pour ça
Je connais par coeur ton visage
Tes désirs, ces endroits de ton corps
Qui m’disent encore

Parce que nous c’est fort

Parce que c’est toi j’oserais tout affronter
Et c’est toi à qui j’pourrais pardonner
Parce que c’est toi
Rien que pour ça

Parce que c’est toi j’voudrais un jour un enfant
Et non pas parce que c’est le moment

Parce que c’est toi
Je veux te voir dedans

J’verrais dans ses yeux tous ces petits défauts
Parce que parfait n’est plus mon créneau
Parce que c’est toi
Parce que c’est toi le seul à qui j’peux dire
Qu’avec toi je n’ai plus peur de vieillir
Parce que c’est toi
Rien que pour ça
Parce que j’avoue j’suis pas non plus tentée
D’rester seule dans un monde insensé
Parce que c’est toi

Axelle RED

P.. d’angoisse !

C’est terrible !
Encore une fois due à mes « parents » qui abusent une fois de plus de mon incapacité à leur dire non. Mais là je stresse, j’angoisse comme il y a longtemps que ça ne m’était pas arrivé ! Et j’ai beau l’évoquer en séance, cela n’arrange rien ! Je suis toujours incapable de leur dire non.
Dernière épisode : j’achète un appareil photo à mon oncle et lui demande de l’envoyer chez mes parents pour éviter qu’il soit « remis » à ma curieuse de voisine, en mon absence (eh oui, je bosse à la Poste, mais pas dans le bon bureau). Et là ma Chère (grand’) mère m’appelle au plus mauvais moment de la journée, celui où je dois faire les comptes rapidement, pour me demander l’autorisation d’ouvrir MA lettre ! Son compagnon crevant d’envie de voir ce nouvel appareil photo ! Et moi je suis incapable de lui dire NON ! Il attendra que je l’ouvre moi même !
Mais cette fois c’est fini, je ne leur demanderai plus rien, comme ça ils arrêteront de faire comme si j’étais encore une gamine.
En attendant je stresse, j’angoisse. Heureusement que je suis au boulot, cela se serait encore terminé par une crise hyperphagique, là j’ai rien sous la main, mais l’angoisse perdure…

Mutisme bavard…

Je lui en ai finalement parlé hier, parce que je veux jouer vraiment le jeu du tout dire comme ça vient. Il y a peu de règles en psychanalyse alors autant respecter celles qui existent.
Je suis quand même surprise par certains de ses « commentaires ». Je croyais les psy muets comme des carpes, ne faisant que souligner certains propos par des « hum » des « ah oui ? » des « vous croyez ? », or là il ne se gène pas pour me dire de ne rien précipiter, qu’on ne connait pas les gens en si peu de temps… Et je sais qu’il a raison et que c’est ce que j’ai tendance à faire ! Il me rappelle en cela mon psychothérapeute, ou un père qui donnerait des conseils à sa fille, sauf que le mien n’était bon qu’à m’interdire de… C’est peut-être sur cela que va se faire le transfert. Pas de transfert amoureux (pour l’instant), y a-t-il transfert d’ailleurs ? Je m’interroge de plus en plus sur ma thérapie. Je ne ressens pas le même besoin impérial de le voir, que je ressentais avec mon psy Dr… Pourtant la confiance est bien là, alors je ne sais pas trop. Est-ce que  ma relation avec T. n’interfère pas un peu avec le lien psychanalytique ? Peut-être devrais-je en discuter avec lui, après tout on peut parler de tout en séance…

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