Page d'archive 9

amour parfait…

Je continue ma relation avec T. finalement, parce que cela me fait du bien, et à lui aussi. Je crois que je tombe dans le panneau de l’amour.
Il a les qualités que j’appréciais chez mon ex, plus quelques unes qui lui faisaient défaut comme la tendresse, l’amour et toutes ses formes d’expression. Je plane littéralement à quinze mille et je n’ose penser au crash quand je vais atterrir. Faut-il que j’atterisse d’ailleurs ?
Si je respecte la règle du tout dire demain en séance, je ne vois pas comment je pourrais parler d’autre chose que de ça. Pourtant j’ai le sentiment de « gacher » chaque fois cet état de béatitude parce que que cela me ramène à ma réalité. Or j’ai besoin de rêver, d’espérer, de vivre et de continuer à être bien… Alors je ne sais si je vais être honnête demain, ou si je lui parlerai de tout autre chose pour conserver cela.

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L’imparfait amour..?

Ce point d’interrogation résume à lui seul le doute dans lequel je suis plongée.
J’ai passé un excellent Week-end dans les bras de T. Je me sentais bien, aimée, un peu comme une enfant. C’est d’ailleurs ce qui me gène et ce dont j’ai parlé en séance. Retrouver dans l’autre ce qui m’a fait défaut étant petite … Drôle de perspective de vie et d’amour.
Et puis j’ai pris conscience  que j’aimais vivre seule, mais que je ne supporte pas la solitude, encore un paradoxe.
Quand je suis avec T je suis bien, mais quand il part… je suis bien aussi ! Et j’ai peur de rechambouler ma vie. Me ré-engager envers quelqu’un et ainsi me perdre de nouveau.
Mon psy souligne mes contradictions, me faisant encore plus douter.
Mes rèves sont restés au vestiaire, preuve qu’il avait raison : il n’y avait pas d’urgence. Enfin, peut-être que le fait d’en discuter jeudi ou vendredi m’aurait permis d’y voir plus clair avant de continuer cette relation que je sens de plus en plus vouée à l’échec.

Les Chauffaux - Creuse

T.

Après mure réflexion, longue hésitation, j’ai finalement décidé de profiter de la vie et là ma vie c’est T.
Je crois qu’il est exactement ce dont j’ai besoin aujourd’hui : tendre, attentionné. Il m’offre des fleurs, me trouve jolie, m’appelle « mon coeur », aime mes fossettes, aime m’entendre chanter, aime ma gaité et mon amour de la vie, il me regarde même dormir (!) Bon, ça, ça me fait un peu flipper, j’ai pas l’habitude moi, d’être un objet d’adoration !  emoticone Mais après 17 ans passés auprès d’un homme incapable du moindre geste de tendresse envers moi, là je suis comblée et je me sens bien avec lui.
Après tout pourquoi ne pas jouir de ce que la vie me donne sans forcément penser à après demain ? Et pourquoi culpabiliser à l’avance de ce qu’il me donne en cas d’une éventuelle séparation ? Pourquoi aussi ais-je l’impression de ne rien lui donner, alors que je lui donne tendresse, douceur, patience et compréhension ? Et pourquoi penser que je lui serai éternellement redevable ? Même pensée qui m’a inféodée à mon ex compagnon… et qu’il me faudra creuser.
En agissant ainsi j’ignore ce que m’a dit mon inconscient. Mais comment savoir si celui-ci est un allié ou un ennemi… Il m’a déjà joué tant de tours. L’analyse m’aidera sans doute à y voir plus clair, mais il faudra du temps et en attendant j’ai envie de vivre sans me poser trop de questions.

Ps: Encore plein de rêves cette nuit. Un peu cauchemardesques quand même, où il était question de serpents, de peau qui brûle, d’enfermement, d’enfants dévorés vivants…

Clair de femme – Romain Gary

4165gnwaydlsl500aa240.jpgDifficile de raconter ce grand roman. Clair de femme est le roman d’un amour désespéré.  C’est la rencontre de Michel et de Lydia tous deux ivres de malheur, de désespoir.
La femme de Michel se meurt en cette nuit et elle l’a prié de trouver une femme qui puisse être le réceptacle, « la cathédrale » de leur amour. Et il « tombe » littéralement sur Lydia, femme meutrie par la mort de sa petite fille et qui se sent coupable de ne plus aimer son mari, responsable de cette mort et incapable désormais de communiquer avec son entourage.
Ces deux êtres vont tenter de chasser leur démons en faisant l’amour, puis en errant à travers Paris, rencontrant des êtres tout aussi désespérés qu’eux : le Senor Galba, dresseur de chiens et de singes attaché à la vie à la mort à son caniche, Sonia belle-mère de Lydia qui se réalise dans le malheur, et Alain l’époux devenu aphasique …

Ce roman marque parce qu’il est un hymne à l’amour, mais aussi pour la poésie qui s’en dégage à chaque page, à chaque paragraphe, à chaque phrase.

Un extrait : Clair de Femme – Romain Gary

Autre extrait:
« Je crois que j’ai un coté canaille : j’ai encore envie d’être heureux. Evidemment, il y a l’épuisement, les nerfs qui craquent et… vous. Je ne sais pas ce que c’est la féminité. Peut-être est-ce seulement une façon d’être un homme. Mais un homme libre de femme, une femme libre d’homme soufflent dans leur moitié de vie jusqu’à ce que ça s’enfle et prenne toute la place. Le malheur fait bien sa propagande : indépendance, indépendance. Hommes, femmes, pays, nous avons été à ce point infectés d’indépendance que nous ne sommes même pas devenus indépendants : nous sommes devenus infects. Des histoires d’infirmes, de mutilés  qui se rattrapent : ils érigent l’infirmité et la mutilation en règle de vie. Bravo. Qu’on leur donne l’Ordre du mérite pour services rendus à la respiration artificielle. Nous avons  remporté déjà de tels triomphes contre la nature que l’on peut très bien décréter que l’asphyxie est la seule manière de respirer. La seule valeur humaine de l’indépendance est une valeur d’échange. Quand on garde l’indépendance pour soi tout seul, on pourrit  à la vitesse des années-solitude »

Bonne lecture…

Rêves et musique !

Cela faisait des semaines que je rêvais sans pouvoir me souvenir de quoi au réveil. Et là ça y est,  je me souviens ! C’est peut-être idiot mais cela me met en joie, cela me soulage. En fait cela fait deux jours que je rêve. Pour ceux d’hier, je comprends plutôt bien la symbolique, mais pas pour celui d’aujourd’hui.
De plus cela fait quelques jours que je m’interroge sur une relation entamée depuis peu. Dois-je continuer ou non avec lui. Déjà se poser la question après si peu de temps qu’on se connait peut interroger… Mais je ne savais pas trop quoi en penser. Comme souvent mon coeur balance et ne sait prendre de décision. Objectivement pas grand chose à lui reprocher, et pourtant quelque chose me gêne. Et ce matin une petite chanson dans la tête au réveil me donne la réponse que je cherche : « L’homme de la situation » sauf que les paroles qui me viennent sont : « Je le savais je le sentais
Que tu n’étais pas l’homme de la situation ». Peut-on être plus clair que cela ?
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Finalement j’ai osé appeler mon analyste. C’était son répondeur mais je lui ai laissé un message. Moi qui ai beaucoup de mal à demander de l’aide, et qui ai toujours l’impression de déranger et de ne pas être assez « importante » pour importuner les autres … Il serait sans doute bien que je parle aussi de cela… un de ces jours.

Edit :
Je suis dégoûtée. Il ne peut me recevoir aujourd’hui et cela peut bien attendre lundi … Je ressens une telle déception, cela me porte un coup au coeur. Je me demande si …

Drôle de séance.

Aujourd’hui j’ai vraiment joué le jeu du « dire ce qui vient » et ce fut étrange pour moi.

J’ai commencé à parler d’une personne que j’ai beaucoup cottoyé depuis hier, puis ma pensée a dévié vers quelqu’un d’autre dont je ne vois pas ce qu’il faisait dans ce contexte. Cela me gène terriblement que mon inconscient fasse ce lien là. Mais je crois que c’est le jeu. C’est à ce prix là que j’ arriverai à ne plus retomber dans les pièges que je me tends moi-même.

Je crois par contre que c’était bien dans la démarche. Il ne m’a rien dit et me dit toujours que s’il n’intervient pas c’est parce que c’est bien ce qu’il « faut » faire. A peine est-il intervenu pour me demander ce qui se « passait là » au moment où je me perdais dans mes pensées. De plus je parviens quand même à aborder des domaines que je pensais inabordables pour moi, preuve que la confiance est bien là.

Il n’empèche que je ressens comme un sentiment de malaise  d’avoir « dit » tout cela. Alors pas de gaité, ni de souffle de vie en ressortant tout à l’heure. Juste ce malaise diffus et l’angoisse qui repointe le bout de son  museau de fouine.

 

C’est quoi l’amour ?

Question toute bête, mais qui m’interroge vraiment…Amoureux de Peynet

Il y a moins de 10 jours, victime d’un rejet, je déprimais, trouvais injuste d’être une fois de plus mise de coté.
Pourtant je me rends compte que finalement, je fais pareil, pas pour les mêmes raisons, mais quand même.
Je m’étais désinscrite (enfin presque) de ce site,  mais c’est plus fort que moi, j’y suis retournée. Mais cette fois en assumant mieux ce que je suis (merci l’analyse!) et donc en mettant une photo un peu plus « proche » de ce que je suis. Quoique là aussi il y aurait beaucoup à en dire. Suis-je plus vraie sur telle ou telle photo ? Ne sont-elles pas les facettes d’une seule et même personne ..? Enfin, bref, une photo moins flatteuse, et le handicap clairement mentionné dans le profil. Bien sur j’ai constaté la baisse du nombre de contacts. Beaucoup de visites (comme quoi je ne suis pas aussi laide que je le pense) mais peu de mails…
Puis j’ai été contactée par M. Un homme sans photo, donc sans visage. Le profil (marrant ça ! un profil sans visage !) semblait me correspondre. Puis lorsqu’il m’a envoyé la photo, je me suis dit que ça ne serait pas possible … Alors ainsi moi aussi je juge au physique !
Et comment expliquer que P. qui m’a contactée lui aussi plusieurs fois, et qui semble accro après notre rencontre, ne trouve pas grâce à mes yeux. Il a pourtant tout pour lui: gentil, sincère, plutôt pas bête … mais je ne vibre pas quand je le vois, mon coeur ne s’emballe pas ! Il m’a demandé pourquoi je n’étais pas tombée amoureuse de lui, parce que lui voulait bien de moi ! Et je ne savais quoi lui répondre. Sait-on jamais pourquoi on aime ? Ou pourquoi on n’aime plus ?

Là j’ai rencontré T.hier. Physiquement il ne me plait pas spécialement non plus. Et pourtant il a quelque chose qui résonne en moi. Il m’a touchée avec sa simplicité, sa gentillesse, son manque d’assurance aussi et sa timidité.
Je suis partagée. J’ai tellement peur de me tromper encore ! Ne suis-je pas encore en train de me jeter dans les bras du premier venu ? Je ne le crois pas, mais après m’être trompée pendant 17 ans, je n’ai plus envie de me perdre ainsi une nouvelle fois.

Sinon la séance s’est encore bien passée, mais je soupçonne mon psy de pratiquer la scansion, car il l’a interrompue un peu avant son terme, alors que je venais juste d’arriver à lui exprimer, avec beaucoup de mal, quelque chose d’important que j’avais compris en relisant mes posts ici …
Comme quoi l’écriture peut avoir du bon, même sur un blog, pour peu que l’on prend le temps de relire et d’analyser …

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Musique !

Hier soir je suis allée à un concert de jazz, dans le cadre du festival   »Jazz à la Sout« , que je recommande à toux ceux qui passeraient en Creuse à cette période.

Je ne connais pas bien le Jazz et ses diverses influences mais j’avais envie de découvrir … et j’ai été enchantée, transportée pendant quasiment trois heures ! Jazz des années 50 à 70, celui qu’à priori j’aime le moins et pourtant… j’ai adoré !

Arrivée dans la salle des fêtes, redécorée pour l’occasion façon cabaret et sur la scène les quatre musiciens. L’un d’eux, le violoniste,  n’était pas prévu au programme mais remplaçait au pied levé le saxophoniste, victime de la grippe.

Ils ont commencé à jouer, au début avec quelques soucis pour s’accorder, puis très vite la musique a pris le dessus. C’était merveilleux à écouter mais aussi à voir ! Ces musiciens transportés, transfigurés par leur musique. Un simple geste, un clin d’oeil pour donner « la parole « à l’autre, l’écoute, l’attention et la complicité entre eux et surtout la musique avec ses thèmes et les improvisations … Chacun jouant sa partie les yeux fermés comme pour mieux s’immerger dans la mélodie et avec tant d’amour pour leur musique ! Ils nous donnaient l’envie de chanter, danser, taper dans les mains !

Quand on sort d’un tel concert, on est heureux et l’on se dit qu’il y a tant de belles choses à voir, à découvrir, à écouter que la vie vaut la peine d’être vécue ! D’ailleurs je remets ça la semaine prochaine !

Un extrait de ce qu’on a pu entendre, je n’ai malheureusement pas trouvé le groupe d’hier soir…

http://www.dailymotion.com/video/x1p04f

L’empreinte de l’ange – Nancy Houston

L'empreinte de l'ange - Nancy Houston    Paris, 1957. Saffie, une jeune allemande, se présente chez Raphaël Lepage, flûtiste, pour une place de bonne. La jeune femme est mystérieuse, secrète. Elle est insensible au monde qui l’entoure et à l’amour que lui voue bientôt Raphaël. Ils se marient pourtant, ont très vite un fils, Emil,  mais rien ne semble animer Saffie, qui cache en elle un lourd passé lié à la guerre.
C’est la rencontre avec Andràs, un luthier juif hongrois  qui va la changer, la ramener à la vie. Elle découvre avec lui l’amour charnel, l’amour maternel et les sentiments.

Dès les premières lignes on a envie de comprendre pourquoi Saffie est si vide, si insensible au  monde. On pressent le malheur, le poids du passé. Et cette histoire d’amour entre un juif et une allemande douze ans seulement après la fin de la guerre est si inattendue, chacun cherchant à conjurer les fantômes du passé.

Nancy Houston, aborde ici les thèmes de l’enfance, de l’amour, de la blessure, du passé et de la guerre. Elle parvient, l’air de rien,  à faire un parallèle entre la  guerre d’Algérie et la seconde guerre mondiale, montrant que l’horreur  n’est pas seulement liée à un camp, qu’elle est partout et  fait des victimes des deux cotés; et que si on n’y prend pas garde, elle est prête à ressurgir.

Lueur

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Aujourd’hui ça va vraiment mieux …grâce à l’analyse !

Lorsque je suis arrivée à ma séance, j’étais encore pleine de tristesse et du sentiment d’injustice qui  m’habitait vendredi soir.
Alors j’ai parlé de ce rdv qui m’a meurtrie, de ce que cela faisait résonner en moi. C’est fou, lorsqu’on les laisse vraiment aller, où les mots nous mènent parfois! C’est vraiment comme si on pensait tout haut, un petit bout du fil  de la  pelote nous menant parfois au coeur, ou parfois à une impasse. Plutôt que du coq à l’âne, je préfère pour l’instant l’expression « de fil en aiguille »… C’est ainsi que j’ai reparlé de certaines choses de mon enfance, mais ausi de mon ex… et que j’ai pu analyser.

Mon psy a l’air satisfait car selon lui je suis bien dans l’analyse en laissant dérouler la pensée. Il craignait que la psychothérapie ne fausse un peu mon attitude, notre travail, mais je pense que c’est tout le contraire. En psychothérapie je ne laissais pas vagabonder ma pensée, je la contraignais souvent, rendant plutôt compte de mes divaguations de la semaine ! Alors que là, il est certain que le début de séance commence un peu pareil, avec l’objet de mes préoccupations du moment, puis peu à peu je laisse filer …

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Je suis ressortie apaisée et même heureuse de vivre, moi qui doutait tant de vouloir continuer à vivre vendredi.
Je chantais à tue tête dans ma voiture et suis allée acheter quelques objets pour décorer mon intérieur, qu’il me soit plus accueillant, plus doux, comme le petit nid qui saura calmer mes peines, mes angoisses et où je pourrai me ressourcer aussi, juste en écoutant un peu de musique, en chantonnant, sans personne pour gâcher mon plaisir.

Ps: lassée par ces désillusions à répétition sur meetic, j’ai tenté de me désinscrire, sans succès. Je suis donc condamnée à subir ! Mais, finaude, j’ai tellement chargé mon profil que personne ne souhaitera jamais me contacter, à moins de tomber sur quelqu’un avec beaucoup d’humour  !

 

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