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Apaisement

Hier j’avais de nouveau séance.
Et cette fois nous avons commencé le « travail analytique », pas encore sur le divan, mais je pouvais parler de ce dont je voulais, sans obligation, sans censure non plus. Et c’est curieux comme sensation. Alors que dans la vie on est sans cesse obligé d’ordonner ses pensées, ne pas dévier du sujet, ne pas se perdre dans les méandres, là c’était tout le contraire !

J’ai retrouvé un peu ce que je faisais avec mon Dr, sauf que là il ne commentait pas, ne cherchait pas à expliquer. Cela fut à la fois destabilisant car je recherche souvent l’assentiment des autres, mais aussi libérateur de pouvoir parler ainsi, sans restriction, et sans obligation non plus, si ce n’est celle de tout dire. Et je me suis sentie apaisée en ressortant.
En psychothérapie je me sentais obligée -peut-être à tort- d’aborder  les sujets qui fachent avec mon thérapeute. Peut-être parce que comme il s’agissait d’un médecin, j’étais remboursée par la sécu. Je ressentais alors comme une obligation de résultat ! Il me fallait aller à l’essentiel, ce qui laisse peu de place à l’inconscient. Cela forçait un peu les choses. Cela n’est pas forcément négatif, je me suis avoué beaucoup de choses à ce moment là, mais c’est différent.

 Au début de la séance, mon psy ne voulait toujours pas se prononcer sur la suite -analyse ou thérapie- puis à la fin, alors que je lui avais fait part de mes doutes quant à ma démarche, il a dit qu’il y avait quelque chose à analyser. Cela peut paraître idiot, mais cela m’a fait du bien qu’il me le dise, comme si c’était la preuve que je ne me faisais pas du cinéma, que j’en avais vraiment besoin, et cela me donne aussi l’espoir d’un mieux être …

Au coeur de ce Pays -JM COETZEE

 

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C’est le long monologue  de Magda, la fille d’un propriétaire terrien dans le veld Sud-africain, au milieu de nullepart. Elle y vit avec son père et quelques domestiques, dont  Hendrik et sa jeune femme Anna. 

Dans ce pays dur et arride, elle est seule et sans amour.  Elle souffre de cette solitude écrasante et de n’être pas aimée, désirée, désirable. Elle crève d’amour et de désir pour le seul être qui soit près d’elle : son père. Un amour qui va la conduire à la folie.

C’est un long cri de haine et de violence, mais surtout un long chant d’amour pour son père et ce pays. Un monologue halluciné ou l’on se perd parfois comme la narratrice entre fantasme, délire et réalité.

Ce roman je l’ai lu en deux temps, tant il est âpre et difficile, mais si beau !

Demain …la suite !

Nu au divan- Henri MONTASSIER    Demain est un jour important pour moi.  J’ai de nouveau rendez vous avec mon psy.
La première rencontre a eu lieu la semaine dernière.
Cela faisait un an que j’étais en psychothérapie analytique avec un psychiatre. Cette thérapie m’a beaucoup aidée, notamment à reprendre confiance en moi, en mon jugement, et à dépasser certaines peurs comme de quitter mon compagnon.
Cependant j’étais insatisfaite de la tournure que prenaient nos séances. Une phrase surtout m’a fait réagir : « il vous faut vous réapproprier le bonheur »! Ah et comment fait-on docteur ? En sachant ce que l’on veut, en se faisant plaisir !

Oui, sauf que je ne sais même pas ce que je veux, et que mon plaisir je n’arrive pas à l’atteindre, même en faisant ce qu’il faut. Alors je me suis dit qu’il y avait peut-être des causes plus profondes, moins évidentes, plus inconscientes.
Et lundi dernier me voilà  dans le cabinet de ce nouveau psy ! Non plus psychiatre, après tout je ne suis pas malade,  mais un psychanalyste !

La transition est plutôt douce. Il m’accueille dans le couloir, me fait entrer dans son cabinet, me fait assoir puis s’assied en face de moi. Pas de bureau pour nous séparer, l’endroit est coquet et chaleureux, comme son hôte semble l’être.  Il est dans un fauteuil face à moi et à sa droite : LE divan. Je jette un coup d’oeil, m’apperçois qu’il n’y a qu’un coussin, mais qu’il a déposé une serviette en papier à l’endroit de la tête… Ce divan m’attire et en même temps me fait une drôle d’impression.
Il m’interroge, histoire de mieux me connaître et saisir (ou tenter de saisir) quelle est ma demande, mon motif de consultation. Je ne sais pourquoi il me fait penser à mon grand’père, l’homme qui m’a élevée et que je considère comme mon père. Pourtant il semble plus souriant, plus chaleureux … Sans doute quelque chose à creuser là. Mais au moins le transfert semble se faire. Tant mieux ! J’attends la suite avec impatience !

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