• Accueil
  • > Recherche : extrait romain gary

Résultats de la recherche pour ' extrait romain gary '

Clair de femme – Romain Gary

4165gnwaydlsl500aa240.jpgDifficile de raconter ce grand roman. Clair de femme est le roman d’un amour désespéré.  C’est la rencontre de Michel et de Lydia tous deux ivres de malheur, de désespoir.
La femme de Michel se meurt en cette nuit et elle l’a prié de trouver une femme qui puisse être le réceptacle, « la cathédrale » de leur amour. Et il « tombe » littéralement sur Lydia, femme meutrie par la mort de sa petite fille et qui se sent coupable de ne plus aimer son mari, responsable de cette mort et incapable désormais de communiquer avec son entourage.
Ces deux êtres vont tenter de chasser leur démons en faisant l’amour, puis en errant à travers Paris, rencontrant des êtres tout aussi désespérés qu’eux : le Senor Galba, dresseur de chiens et de singes attaché à la vie à la mort à son caniche, Sonia belle-mère de Lydia qui se réalise dans le malheur, et Alain l’époux devenu aphasique …

Ce roman marque parce qu’il est un hymne à l’amour, mais aussi pour la poésie qui s’en dégage à chaque page, à chaque paragraphe, à chaque phrase.

Un extrait : Clair de Femme – Romain Gary

Autre extrait:
« Je crois que j’ai un coté canaille : j’ai encore envie d’être heureux. Evidemment, il y a l’épuisement, les nerfs qui craquent et… vous. Je ne sais pas ce que c’est la féminité. Peut-être est-ce seulement une façon d’être un homme. Mais un homme libre de femme, une femme libre d’homme soufflent dans leur moitié de vie jusqu’à ce que ça s’enfle et prenne toute la place. Le malheur fait bien sa propagande : indépendance, indépendance. Hommes, femmes, pays, nous avons été à ce point infectés d’indépendance que nous ne sommes même pas devenus indépendants : nous sommes devenus infects. Des histoires d’infirmes, de mutilés  qui se rattrapent : ils érigent l’infirmité et la mutilation en règle de vie. Bravo. Qu’on leur donne l’Ordre du mérite pour services rendus à la respiration artificielle. Nous avons  remporté déjà de tels triomphes contre la nature que l’on peut très bien décréter que l’asphyxie est la seule manière de respirer. La seule valeur humaine de l’indépendance est une valeur d’échange. Quand on garde l’indépendance pour soi tout seul, on pourrit  à la vitesse des années-solitude »

Bonne lecture…



ortorexico-boulimicus |
Love it,or leave it alOne |
le crocophilou |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | poèmes
| Hystoria...histoire de...
| Moi...Mes amis...Mes emmerd...