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Carnet rose !

Voilà près de trois mois que je n’ai rien écrit ici.  Un peu de flemme ou parfois manque de courage et voilà le temps qui file…

J’ai finalement cessé le travail le 25 janvier soit moins d’un mois avant la date officielle de mon congé maternité. J’avais d’un coté l’impression de pouvoir continuer un peu et de l’ autre la sensation de trop tirer sur la corde. Mes séances psy m’ont bien aidée sur ce point. Accepter l’idée de n’être pas parfaite et surtout accepter que les autres s’en rendent comptent, car je ne me suis jamais leurrée là dessus, mais je le cachais bien. Accepter aussi  l’idée de prendre soin de soi ! Eh oui ! Comment prendre soin d’un autre si on ne prend pas soin de soi avant, surtout en étant enceinte..?

Le temps a passé entre les divers rendez vous psy, kiné, gynéco, préparation à l’accouchement, examens divers… Pas vraiment de tout repos ! Jusqu’au 1er mars je croyais accoucher « normalement » par voie basse comme ils disent. Tout le permettait, mon état de santé, la santé du bébé et même mon bassin. Mais l’équipe médicale ne se sentait pas à l’aise avec mon « cas ». Le problème principal étant qu’il est nécessaire de monter et descendre à plusieures reprises des tables de « travail » afin de faciliter la descente du bébé puis la dilatation du col. Or j’éprouvais des difficultées à monter et descendre. N’ayant pas de table adaptée  on m’a donc proposé la césarienne. Cette proposition fut ressentie comme une obligation, autant par moi que par mon compagnon qui m’accompagnait ce jour là.
Je leur en ai beaucoup voulu. Manque d’explications (à la veille de l’accouchement je ne savais toujours pas comment cela allait se passer) remise en question de l’accouchement que j’avais imaginé, manque de considérations sur les répercussions sur mon autonomie d’une telle opération…
J’ai finalement accouché le 16 mars. Accouchement programmé. T n’a pu y assister, il attendait au service maternité. Le bébé ayant du liquide amniotique dans les poumons il fut conduit en pédiatrie après m’avoir été brièvement présenté (encore une conséquence de la césarienne, le bébé ne subissant pas les contractions de l’utérus, il n’arrive pas à expulser ce liquide).  Il ne m’a été rendu que tard dans la journée et parce que T a réclammé à plusieures reprises. Je souhaitais l’allaiter, il me fallait donc le mettre au sein le plus tôt possible. On m’avait pourtant dit que s’il était conduit en pédiatrie je pourrais l’y rejoindre… Encore un mensonge de plus et un manque de considérations…

Aujourd’hui je me remets peu à peu de l’opération.
Raphaël est un ange et selon tout le monde il est très beau ! Il est « normal » et c’est d’ailleurs la première chose que j’ai demandé en m’éveillant… preuve que cela me travaillait !
T est toujours aux petits soins pour moi. Il me fait bien plus confiance que moi ! Il adore son fils et s’en occupe très bien. Moi je prend peu à peu mes marques. Je cherche des compensations pour m’en occuper au mieux, et mise à part le bain que je ne souhaite pas lui faire prendre seule, j’y parviens plutôt bien.
Aujourd’hui reste à convaincre les infirmière de la PMI et les assistantes sociales du Conseil Général que je peux m’en occuper comme toutes les mères… Et oui, ils m’ont connue enceinte de 7 mois puis opérée par césarienne et donc dans les deux cas affaiblie et moins autonome. Ils doutent donc de mes capacités. Je n’avais pas besoin de ça pour douter. Heureusement que ma famille et mon chéri sont là pour m’épauler et me rassurer…

A part tous ces tracas mon bébé est adorable, et fait déjà quasiment ses nuits. Il tète bien, mieux que d’autres bébés nés en même temps que lui…
Lui et son père sont le soleil de ma vie.

Des nouvelles …

Peu de nouvelles ces derniers temps, prise par le tourbillon de ma vie, le travail et une panne de PC chez moi!

 

Il s’est pourtant passé plein de choses dans ma vie.
Tout d’abord ça y est, nous sommes enfin chez nous ! Nous avons signé le 29 novembre et avons déménagé moins de 15 jours plus tard ! Les cartons, le déménagement ont été un peu fatigants pour moi, mais j’ai fait ce que j’ai pu et T, contrairement à mon ex, comprend très bien que mon état plus mon handicap n’aident pas ! Là nous campons encore un peu. Il y a de petits travaux d’aménagement à faire alors on n’a pas encore monté tous les meubles ni déballé tous les cartons. C’est un hasard mais c’est très symbolique pour moi, nous avons déménagé pile deux ans après mon départ de chez mon ex. Que de changements en deux ans ! Avoir quitté cet homme et cette situation qui me rendaient malheureuse. Cela ne s’étant pas fait sans peur. Peur de finir ma vie seule, peur de ne pas parvenir à me débrouiller seule sans son aide… Finalement je me suis prouvé que je pouvais y arriver, seule ou avec l’aide de ma famille et de mes ami(e)s. C’est important aussi de prendre conscience qu’on peut compter sur les autres et ne pas s’imaginer devoir faire face toujours seul et le reconnaître c’est aussi perdre cette fausse idée de toute puissance.
Autre changement important : ma rencontre avec T. On est si proche l’un de l’autre. On a la même envie de s’aimer et de se le montrer. On a les mêmes goûts et les mêmes attentes ! Tout le contraire d’avec mon ex. Comment ai-je pu vivre ainsi ? Mais voilà mon chéri qui rentre, la suite bientôt…

Angoisses du matin …chagrin !

Le titre peut faire sourire, mais c’est vrai que j’angoisse en ce moment et j’arrive pas trop à rationaliser.

Réveil tous les jours bien avant l’heure, et même plusieurs fois dans la nuit et ce matin, le bouquet : réveil à 4h30 soit 4h30 de sommeil, moi qui ai besoin de mes 8 heures je ne vais pas être très fraîche pour la Saint Sylvestre !

Des tas de choses m’angoissent, toutes liées à mon handicap et à mon compagnon. Encore un exemple hier soir, alors que je peinais à me relever du canapé :
Lui: « 
 tu as mal au dos ma chérie ? »
Moi : « oui » … sauf qu’en réalité non, c’est juste que je peine toujours à m’en relever, surtout le soir quand je fatigue… Alors pourquoi mentir bêtement ? Parce que j’ai peur qu’il se rende enfin compte …
Pareil pour les trottoirs… je crois qu’il s’imagine qu’une fois opérée de la cheville je vais courir comme un lièvre, alors qu’au mieux je pourrais marcher plus longtemps sans avoir mal, mais que ces P… de marches me poseront toujours problème ! Comment aborder cela avec lui ? Je ne sais pas. Pas trop envie de gacher tout cela avec mes angoisses et surtout peur viscérale qu’il prenne les jambes à son cou et ne revienne plus jamais !


Le pire est que ma vie avec lui risque d’être une suite d’angoisse :est-ce que je pourrai être enceinte ? Vais-je supporter physiquement la maternité ? Vais-je être capable de m’occuper d’un bébé ? Vais-je pouvois courir après lui quand cela sera nécessaire ? Ne va-t-il pas avoir honte de moi à l’école ..?

Je commence à saisir la tranquilité (voire le confort) d’esprit que m’apportait la vie avec mon ex qui me connaissait si bien (physiquement) et qui ne souhaitait aucun changement dans notre vie …  Mais j’angoissais aussi avec lui, et pour d’autres raisons.

C’est quoi l’amour ?

Question toute bête, mais qui m’interroge vraiment…Amoureux de Peynet

Il y a moins de 10 jours, victime d’un rejet, je déprimais, trouvais injuste d’être une fois de plus mise de coté.
Pourtant je me rends compte que finalement, je fais pareil, pas pour les mêmes raisons, mais quand même.
Je m’étais désinscrite (enfin presque) de ce site,  mais c’est plus fort que moi, j’y suis retournée. Mais cette fois en assumant mieux ce que je suis (merci l’analyse!) et donc en mettant une photo un peu plus « proche » de ce que je suis. Quoique là aussi il y aurait beaucoup à en dire. Suis-je plus vraie sur telle ou telle photo ? Ne sont-elles pas les facettes d’une seule et même personne ..? Enfin, bref, une photo moins flatteuse, et le handicap clairement mentionné dans le profil. Bien sur j’ai constaté la baisse du nombre de contacts. Beaucoup de visites (comme quoi je ne suis pas aussi laide que je le pense) mais peu de mails…
Puis j’ai été contactée par M. Un homme sans photo, donc sans visage. Le profil (marrant ça ! un profil sans visage !) semblait me correspondre. Puis lorsqu’il m’a envoyé la photo, je me suis dit que ça ne serait pas possible … Alors ainsi moi aussi je juge au physique !
Et comment expliquer que P. qui m’a contactée lui aussi plusieurs fois, et qui semble accro après notre rencontre, ne trouve pas grâce à mes yeux. Il a pourtant tout pour lui: gentil, sincère, plutôt pas bête … mais je ne vibre pas quand je le vois, mon coeur ne s’emballe pas ! Il m’a demandé pourquoi je n’étais pas tombée amoureuse de lui, parce que lui voulait bien de moi ! Et je ne savais quoi lui répondre. Sait-on jamais pourquoi on aime ? Ou pourquoi on n’aime plus ?

Là j’ai rencontré T.hier. Physiquement il ne me plait pas spécialement non plus. Et pourtant il a quelque chose qui résonne en moi. Il m’a touchée avec sa simplicité, sa gentillesse, son manque d’assurance aussi et sa timidité.
Je suis partagée. J’ai tellement peur de me tromper encore ! Ne suis-je pas encore en train de me jeter dans les bras du premier venu ? Je ne le crois pas, mais après m’être trompée pendant 17 ans, je n’ai plus envie de me perdre ainsi une nouvelle fois.

Sinon la séance s’est encore bien passée, mais je soupçonne mon psy de pratiquer la scansion, car il l’a interrompue un peu avant son terme, alors que je venais juste d’arriver à lui exprimer, avec beaucoup de mal, quelque chose d’important que j’avais compris en relisant mes posts ici …
Comme quoi l’écriture peut avoir du bon, même sur un blog, pour peu que l’on prend le temps de relire et d’analyser …

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répétition ou partition ?

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Hier j’avais séance…

Comme souvent je pensais parler de quelque chose (mon anniversaire en l’occurence, qui m’angoisse toujours un peu) et j’ai parlé d’autre chose ! C’est souvent comme ça. Je me laisse aller au fil de mes pensées, et je ne sais jamais vraiment où je vais arriver.
Sauf qu’hier j’avais l’impression de répéter ce que je ne cesse de me répeter sans fin depuis des mois dans mon for intérieur. Le vécu, le ressenti et l’analyse que j’en fais à force d’y réfléchir. Pas de découverte, pas de nouveauté, pas de compréhension. Mais c’est sans doute normal, l’analyse (la vraie) viendra sans doute avec le temps.
Toujours est -il que mon analyste pense que nous « travaillons bien » et que je suis en plein dans l’analyse. Du coup je ne sais comment interpréter cela. Je me dis « puisque tout cela tu le savais déjà, quel besoin as-tu de lui ? » Mais en même temps j’ai besoin qu’il me rassure sur ce point, comme quoi je suis sur la bonne voie, que mon travail n’est pas vain. Pour l’instant  je me console un peu en me disant que rien que de dire à quelqu’un d’extérieur me fait du bien, je ressors souvent plus légère, apaisée. Je ne dirais pas que je verbalise avec lui, puisque je le fais sans cesse seule, mais  dire  à voix haute et à quelqu’un d’autre c’est différent. Il me répond parfois, rit même, rarement.


Peut-être en parlerais-je avec lui à la prochaine séance, mais je parie qu’arrivée devant lui tout autre chose occupera alors mon esprit, pour jouer avec lui une autre partition.

Deux jours à tuer – François d’Epenoux

Deux jours à tuer- François d'Epenoux          »Deux jours à tuer » ou deux jours pour saccager sa vie…  Mais qu’est-ce qui pousse cet homme qui a tout pour être heureux – femme ravissante et aimante, enfants qu’il adore, des amis fidèles, un bon cadre de vie – à tout détruire en l’espace d’un week-end, celui de son anniversaire ?  Est-ce l’amour pour Marion, un amour d’enfance retrouvé ? Est-ce la fameuse crise de la quarantaine, qui remet la vie de chacun en question? Ou est-ce l’araignée qu’il nourrit en lui depuis l’enfance et dont il sait qu’un choc violent peut la réveiller ?

Il passe ces deux jours à détruire consciencieusement, presque avec méthode, tout ce qui fait son bonheur,  faisant  souffrir ses proches mais aussi lui-même. C’est une histoire d’amour fou, d’un homme sans demi mesure, sans compromis .  

Roman surprenant, qu’on ne lâche plus une fois commencé parce que deux questions nous taraudent : pourquoi  et comment peut on en arriver à cette extrémité. 
Mis en images par le cinéaste Jean Becker en 2008, avec Albert Dupontel dans le rôle de ce quadragénaire au bord de la rupture.

Le serpent

C’est ainsi que j’appelle ces pensées qui s’insinuent en moi, pensées noires, destructrices. Il arrive, je ne sais ni comment ni pourquoi. J’ai cru un moment qu’il sagissait de désoeuvrement, d’ennui et qu’il me suffisait de m’occuper l’esprit.

Mais non, il rampe peu à peu, m’atteint et s’immisce en moi jusqu’à me faire mal. Il me renvoie à mon vide intérieur, ce vide intersidéral que j’essaye de remplir comme je peux. Je deviens alors boulimique de nourritures terrestres mais aussi intellectuelles. Je me remplis des mots des autres, de leur musique, de leur histoire jusqu’à m’oublier pour faire taire le serpent. Et lorsqu’il vainc, je pense à manger. Je ne mange pas à m’en faire éclater le ventre. Non, il s’agit plutôt de seulement penser pendant de longues minutes à ce que je vais manger, le temps que cela prendra à le préparer (il faut que cela aille vite), le plaisir que j’aurais à le manger… Mon esprit tourne autour de cela. Je me retrouve alors prisonnière de cette pensée que je tourne et retourne sans cesse. Puis au bout de quelques longues minutes (jusqu’à une heure parfois à combattre), je passe à l’action, je prépare, j’engloutis et je me désole d’être si faible, d’être détestable, d’avoir si peu de volonté. Et le serpent gagne encore ! J’en suis tellement malheureuse après. Comment ne pas me déprécier, me détester, me mépriser ?

Esteban MAROTO-  Fée et serpent J’ai lu ici et là que l’on trouvait la jouisssance dans le symptôme, et que c’est ce qui empèche parfois de vraiment vouloir en guérir, et pourtant je ne ressens plus  aucun plaisir, juste le désespoir.

 

Demain …la suite !

Nu au divan- Henri MONTASSIER    Demain est un jour important pour moi.  J’ai de nouveau rendez vous avec mon psy.
La première rencontre a eu lieu la semaine dernière.
Cela faisait un an que j’étais en psychothérapie analytique avec un psychiatre. Cette thérapie m’a beaucoup aidée, notamment à reprendre confiance en moi, en mon jugement, et à dépasser certaines peurs comme de quitter mon compagnon.
Cependant j’étais insatisfaite de la tournure que prenaient nos séances. Une phrase surtout m’a fait réagir : « il vous faut vous réapproprier le bonheur »! Ah et comment fait-on docteur ? En sachant ce que l’on veut, en se faisant plaisir !

Oui, sauf que je ne sais même pas ce que je veux, et que mon plaisir je n’arrive pas à l’atteindre, même en faisant ce qu’il faut. Alors je me suis dit qu’il y avait peut-être des causes plus profondes, moins évidentes, plus inconscientes.
Et lundi dernier me voilà  dans le cabinet de ce nouveau psy ! Non plus psychiatre, après tout je ne suis pas malade,  mais un psychanalyste !

La transition est plutôt douce. Il m’accueille dans le couloir, me fait entrer dans son cabinet, me fait assoir puis s’assied en face de moi. Pas de bureau pour nous séparer, l’endroit est coquet et chaleureux, comme son hôte semble l’être.  Il est dans un fauteuil face à moi et à sa droite : LE divan. Je jette un coup d’oeil, m’apperçois qu’il n’y a qu’un coussin, mais qu’il a déposé une serviette en papier à l’endroit de la tête… Ce divan m’attire et en même temps me fait une drôle d’impression.
Il m’interroge, histoire de mieux me connaître et saisir (ou tenter de saisir) quelle est ma demande, mon motif de consultation. Je ne sais pourquoi il me fait penser à mon grand’père, l’homme qui m’a élevée et que je considère comme mon père. Pourtant il semble plus souriant, plus chaleureux … Sans doute quelque chose à creuser là. Mais au moins le transfert semble se faire. Tant mieux ! J’attends la suite avec impatience !



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